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Les aventures en préfecture de Nicolas Sarkozy…

Prenons un citoyen lambda, par exemple Nicolas Sarkozy. Pour être candidat à l’élection présidentielle, il doit - comme les autres - désigner un mandataire financier, seule personne habilitée à manipuler des sommes d’argent durant la campagne. Début mai 2016, Nicolas Sarkozy, hautement respectueux de la loi électorale, s’acquitte donc de cette formalité en préfecture. On ne plaisante pas avec ça : l’ouverture du compte bancaire de campagne repose sur la présentation du récépissé de désignation d’un mandataire financier (récépissé délivré par les services préfectoraux). Après plusieurs coups de téléphone pour savoir pourquoi le récépissé (en sommeil à la signature du secrétariat du préfet) tarde tant à lui revenir, Nicolas Sarkozy finit par obtenir le précieux sésame, mi-juin. Il le transmet immédiatement à son mandataire financier, lequel va enfin pouvoir ouvrir un compte bancaire, avoir une carte bleue, encaisser et débiter les euros en toute légalité… Sauf qu’une erreur d’état civil figure sur le récépissé de la préfecture !!! Errare humanum est… Nicolas Sarkozy est bon pour recommencer la démarche. Appels téléphoniques et mails au service des élections de la préfecture pour cette unique réponse :

 

Bonjour,
Actuellement absent, je ne prendrai connaissance de votre message qu'à mon retour le 16 août 2016.

 

Bigre ! Drôle de traitement pour un candidat à l’élection suprême… Mais beau joueur, Nicolas Sarkozy comprend bien ces réductions de personnel de la préfecture pour les vacances (d’ailleurs, s’il redevient président, il en supprimera bien d’autres). Et puis, il trouve normal qu’on donne priorité à bien accueillir les migrants dans les services de l’Etat. Quelques jours passent. Plusieurs coups de téléphone et courriers plus tard, toujours rien !

Dans le bureau du service des élections, on est bien embêté

Nicolas Sarkozy va-t-il être empêché encore longtemps de suivre une campagne normale ? Le voilà à nouveau en préfecture. Il est en colère. On lui assure que cette erreur va être corrigée dans les plus brefs délais. Et puis rien ne se passe… Le 23 septembre, Nicolas Sarkozy envoie un nouveau mail réexpliquant l’erreur dont il est victime. 4 jours plus tard, les services de la préfecture se fendent de ce laconique courrier :

 

Monsieur,

Nous sommes désolés de cette erreur.

Je vous invite donc à me faire parvenir par tous moyens le document erroné afin de rétablir la mention correcte sans délai.


Cordialement
---------------------

XXXXXX, Préfecture de….

D.R.L.P - Bureau de la réglementation et des élections

 

C’est bien aimable comme message mais ça ne donne toujours pas un récépissé valide ! Nicolas Sarkozy réclame à nouveau l’indispensable document. 3 semaines passent. Il se demande bien ce que lui vaut ce silence. Retour en préfecture : dans le bureau du service des élections, on est bien embêté de le voir encore débouler. Non sans avoir consulté quelques supérieurs hiérarchiques, un brave fonctionnaire gribouille la modification nécessaire sur le récépissé, accompagnée d’un nouveau tampon de la préfecture. Joie. Du 3 mai au 17 octobre, il aura fallu plus de 5 mois pour qu’un citoyen, candidat à l’élection présidentielle – pas Nicolas Sarkozy bien sûr, vous l’aurez compris – obtienne son dû et puisse poursuivre sa campagne en conformité avec la loi.

Au fait, Article 4 de la Constitution française : « La loi garantit les expressions pluralistes des opinions et la participation équitable des partis et groupements politiques à la vie démocratique de la Nation. »