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Vous imaginez le Général de Gaulle employant Tante Yvonne ?

 

Alors que le décret anti-immigration de Donald Trump suscite l'inquiétude dans le monde entier (désaccord de Theresa May, critique de F. Hollande, rappel par le Canada de sa politique d'accueil) et que chacun s'interroge sur sa capacité à faire preuve de gouvernance responsable et conforme à la tradition étatsunienne (gouverner autrement que dans l'acte-reflexe du tweet), la France connaît une affaire Fillon (François et Penelope)... Alors même que le candidat de la droite et du centre tentait ce dimanche de relancer sa campagne. Cette affaire semble s'inscrire dans la longue liste des coups bas et des coups tordus qu'a connu la Vème République : Affaire Markovic contre Pompidou avant l'élection de 1969, soucis fiscal pour Chaban-Delmas avant celle de 1974, diamants de Bokassa contre VGE à l'approche de 1981, patrimoine de Balladur en 1995, engagement trotskyste de Jospin avant 2002, Affaire CLEARSTREAM manigancée contre Sarkozy avant 2007 ... La Vème République avec l'affaire Fillon poursuit sa route quelque peu chaotique sur le désolant chemin de la "République des affaires", celle des "copains et des coquins". Comment, dans ce contexte, donner à croire à l'opinion publique que le candidat à une vraie et irréprochable éthique de conviction et de responsabilité ? Comment peut-il développer une autre image alors qu'il est invité devant le "tribunal" médiatique avec les journalistes comme procureurs ?

 

Qui imagine un seul instant le Général de Gaulle mis en examen ? (F.Fillon)

 

Oui, comme l'a lancé Fillon "la séquence des boules puantes est ouverte", reprenant ainsi la réponse du Général de Gaulle à Roger Frey en lui indiquant en 1962 qu'il ne ferait pas la "politique des boules puantes" - il s'agissait de l'éventuelle utilisation d'une photographie représentant en 1943, François Mitterrand, recevant la francisque des mains du Maréchal Pétain -. Mais ne pas la faire n'empêche pas celui ou ceux qui font l'objet d'informations à destination de l'électorat de se trouver dans l'obligation de répondre surtout quand l'image de l'homme politique est frappée de plein fouet alors qu'il est candidat élu par les siens à la candidature suprême (!). L'image c'est celle d'un homme qui prône "le courage de la vérité" et qui n'a pas hésité à lancer à l'attention de Nicolas Sarkozy (alors son concurrent dans les primaires de la droite) : "Qui imagine un seul instant le Général de Gaulle mis en examen ?" ; celle d'un présidentiable qui affirmait, la main sur le cœur, il y a quelques semaines : "On ne peut pas diriger la France si l'on n'est pas irréprochable". C'est donc son projet qui devient inaudible et contesté dès qu'il est exprimé dans un contexte de tourbillon et de "tsunami" médiatiques accrus par les dernières révélations de "Médiapart" affirmant que le sénateur Fillon avait "empoché une partie des crédits théoriquement réservés à la rémunération d'assistants grâce à un système de commissions occultes". Comment, dans ces conditions, demander aux Français des efforts pour redresser les comptes publics, comment plaider avec conviction, la suppression de 500 000 postes de fonctionnaires, comment déclarer la guerre à l'assistanat ? Comment en appeler, sans barbarisme idéologique, à la confiance du Peuple si le poison du soupçon est venu s'insinuer dans l'image du candidat, de plus ancien ministre et ancien Premier ministre. Quand cesseront donc ces accommodements avec la probité élémentaire ? Quand les actes seront-ils enfin conformes aux discours? Quand la parole publique ne sera-t-elle plus infirmée par la conduite de certains fonds publics ? Des questions qui plombent le climat pour une droite tétanisée par l'affaire et qui, dans son inquiétude, parce qu'elle sait comment ces affaires se terminent, réfléchit déjà - et comment pourrait-elle faire autrement - à l'idée de changer de candidat ... Décidément il est écrit que ces Présidentielles ne ressembleront à aucune autre !