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Rentrée ratée pour Sarkozy, Valls en embuscade

Alors que tous les chroniqueurs et autres analystes saluent l'été, ô combien "réactif" et offensif de Nicolas Sarkozy, la montée en puissance de sa candidature et l'été quelque peu "décalé" d'Alain Juppé, les sondages (du Point ou du JDD) permettent de dégager plusieurs tendances à un trimestre des primaires : 1/ Ce dernier candidat déclaré à droite est sanctionné au sein de sa famille : les soutiens des Républicains continuent de préférer Juppé à 73% et sanctionnent Sarkozy qui perd 13 points à 55% de bonnes opinions - 2/ Avant même la publication de son livre "Tout pour la France" l'ancien Chef de l’État rétrograde de la 2ème à la 6ème place des personnalités en matière de popularité - 3/ Si les primaires avaient lieu maintenant, 38% des Français choisiraient Alain Juppé et 24% Sarkozy, avec au second tour 63% pour Juppé. Alors "tout ça pour ça" ! Le "tsunami médiatique" ne provoquant pour l'instant aucun "effet de blast", aucun souffle porteur d'une nouvelle dynamique. Et pourtant, paradoxe des paradoxes, Sarkozy reste le plus séduisant des candidats aux primaires : il fait les meilleures propositions pour le pays (pour 44% des sondés), il a le plus d'idées (48%), il a le plus envie d'être président (75%). Ces Français qui jugent ratée l'entrée en campagne approuvent les mesures qu'il avance. Sarkozy donc ne décolle pas, il piétine. Il est coincé par les contraintes du temps et doit pour l'emporter faire autrement, parce qu'il est difficile de faire plus. Avec son équipe il est à la recherche de la "magie" de 2007, sauf que c'est d'abord contre ses "amis" qu'il lui faut s'imposer ! Cruelle vérité des primaires de Novembre ! 

 

Sarkozy : aucun souffle porteur d'une nouvelle dynamique

 

C'est dans ce contexte que Manuel Valls regagne six points et relance le débat sur le burkini au moment où le Conseil d’État a jugé le 26 août que les arrêtés anti-burkini "portaient une atteinte grave et illégale aux libertés fondamentales que sont la liberté d'aller et venir, la liberté de conscience et la liberté personnelle, les libertés ne pouvant être limitées que s'il existe un risque objectif de trouble à l'ordre public". C'est donc au bout du compte la force du droit qui l'a emporté au terme de plusieurs semaines d'une controverse frisant, par moments, l'hystérie. C'est donc bien le droit qui régit l'exercice de la liberté et de la Laïcité. La politique et ses acteurs viennent d'être à nouveau saisis par le droit mettant fin à une polémique aux arrière-pensées électoralistes peu compatibles avec l’État de droit. Une polémique d'ailleurs regardée avec surprise depuis l'étranger diffusant les images des interventions de policiers en tenue intimant à des femmes de se déshabiller.

Ainsi donc, en pleine rentrée politique, économique et sociale, la liberté religieuse reste la règle et la République s'honore à la faire respecter tant que l'ordre public n'est pas menacé. Le débat néanmoins reste ouvert sur la place de l'Islam dans notre société. Les femmes notamment musulmanes doivent y prendre part. Les républicaines de gouvernement aussi comme Najat Vallaud-Belkacem et Marisol Touraine. Que les élus prennent exemple sur le comportement des Français depuis la tragédie de Nice et cessent, pour des raisons politiciennes, de jeter l'huile sur le feu pour le plus grand bénéfice des populistes mais aussi des islamistes extrémistes. Il ne faudra pas s'étonner de la place de l'identité (malheureuse ou heureuse) dans la campagne électorale des primaires qui s'engage, sous l'œil d'un Président de la République plus chroniqueur qu'engagé, et laissant venir avant de prendre la décision d'être Président-candidat au nom peut-être du respect de l'Etat de droit … Faute de bon bilan à mettre en avant !