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Quand Trump et Pesquet mettent Macron en orbite avant les législatives

 

Voilà, dans l'ordre ou dans le désordre (!) le tiercé que l'actualité médiatique nous a réservé à la suite de l'annonce du Président américain que son pays se retirait de l'accord de lutte contre le réchauffement climatique conclu à Paris en 2015 (cette décision du deuxième pollueur mondial a été condamnée par l'Union Européenne et d'autres pays) ; à la suite de la réaction d'E. Macron, plus "Président jupitérien" que jamais, communiquant en français mais aussi en anglo-américain. Tiercé à l'aune de la sur-médiatisation du retour de six mois dans l'espace de "l'astronaute-communiquant" Thomas Pesquet. Tout d'abord Donald Trump "qui tourne le dos à la planète" : il fait fi de la responsabilité historique des Etats-Unis, deuxième plus gros émetteur de gaz à effet de serre, dans le réchauffement climatique ; mais déjà les grandes villes et grandes entreprises américaines entendent résister à la Maison Blanche en suivant les prescriptions de l'accord de Paris, suivant en cela la petite phrase du tout frais ministre Nicolas Hulot : "On ne négocie pas l'avenir de l'humanité". Ainsi, la plus vieille démocratie du monde, la première puissance économique, le "leader" technologique du globe manqueront beaucoup dans la bataille pour le climat, si essentielle. Ainsi, dans la carte géopolitique mondiale, le XXIème siècle ne sera peut-être pas "américain" comme le XXIème l'a été. Mais avec le Président Macron, nous avons déjà l'esquisse d'une réponse européenne à la défaillance américaine, et peut-être même le glissement d'un leadership à l'autre. Ce qui augure peut-être d'une volonté supra-étatique de respecter les accords de Paris contre ce qu'il faut bien appeler pour l'instant "Une Amérique défaitiste". Une telle Amérique ce n'est ni bon pour les américains, ni bon pour le reste du monde. Nous semblons revenir vers l'Amérique autiste, repliée sur elle-même, celle de Charles Lindbergh en 1940, quand ce pionnier de l'aviation civile s'opposait à l'entrée des Etats-Unis dans la deuxième guerre mondiale. Deuxième acteur de ce "tiercé" de l'actualité, la marche en avant du Parti du Président crédité de 31% des intentions de vote au premier tour des législatives et d'une majorité écrasante en sièges.

 

Une Amérique autiste, repliée sur elle-même

 

Selon un sondage CEVIPOF on peut constater un certain nombre de tendances à quelques jours du premier tour : 1/ Mobilisation en baisse. C'est désormais la règle. 82% des français étaient intéressés par le scrutin présidentiel à la veille du premier tour, ils sont aujourd'hui 73% (88% chez les sympathisants "d'En Marche"). 61% des français ont l'intention d'aller voter le 11 juin (pour rappel, le taux de participation aux législatives au premier tour de 2012 était de 57%). 2/ La dynamique pour Macron est forte puisqu'elle réunit 31% des intentions de vote. 3/ La droite résiste, le FN s'érode (les candidats frontistes n'attirent aujourd'hui que 18% des intentions de vote, ce qui peut conduire à son absence au deuxième tour ; il faut 12,5% des inscrits soit 20% des exprimés, si le taux d'abstention est de l'ordre de 40%. 4/ La gauche est en berne : pour les "melenchonistes", 11,5% des intentions de vote, ce qui ne permettra pas à Mélenchon de transformer son très bon score aux présidentielles en sièges de députés. Quant aux socialistes, ils sont plus que jamais menacés d'une déroute sans précédent, 8,5% des intentions de vote. 5/ Vers un raz-de-marée pour "La République En Marche". La dynamique dont bénéficie le parti du Président est d'autant plus forte que ses candidats apparaissent comme le second choix des électeurs hésitants, de gauche comme de droite. Le sans-faute du Président Macron depuis son investiture semble déjà dessiner une victoire très large des candidats macronistes qui pourraient obtenir entre 395 et 425 sièges, conduisant à faire perdre aux Républicains et à l'UDI une bonne moitié des sièges qu'ils détiennent actuellement. Seraient dès lors marginaux le FN (de 5 à 15 sièges), "La France insoumise" (de 10 à 20). Pesquet enfin, dans ce "tiercé" de l'actualité, en échangeant par exemple, tout juste sorti de sa capsule spatiale avec le Président Macron qui se fendait alors d'une boutade en évoquant son élection "il s'est passé pas mal de choses ici depuis que vous êtes parti". Ne reste plus à Pesquet, de voir se transformer "l'essai" macronien, sur terre cette fois !