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Profitons de l'affaire Fillon pour tout mettre sur la table !

 

Alors que la campagne présidentielle semble être vraiment lancée, les affaires et les meetings jouent une drôle de valse où les uns attendent les programmes, les autres une décision de justice. Fillon quémande quinze  jours aux siens, en plein début de campagne (!) alors que le problème est moins juridique que politique et individuel, et met en cause l'épouse "muette" du leader de la droite et du centre ; "Pénélope" la discrète qui n'avait sûrement jamais imaginée qu'elle se retrouverait au cœur du "tsunami" médiatico-judiciaire dans lequel se débat son époux depuis une dizaine de jours. L'affaire n'est pas mince, les questions sont nombreuses : n'est-il pas temps de s'interroger sur l'actualité d'une VIème République d'une nature plus parlementaire (une IVème République avec un vrai parlementarisme rationalisé) et moins présidentialiste ? N'est-ce pas le moment d'adapter notre République au numérique parce que nous vivons déjà dans la République numérique (voir l'actualité des réseaux sociaux dans la diffusion des informations, des rumeurs aux Etats-Unis comme ailleurs) ? N'est-ce pas le temps de s'interroger sur les phénomènes de personnalisation et de personnification du pouvoir nés des référendums ou des élections présidentielles (qui aura un jour le courage politique de revenir au nom de la démocratie -flamboyante pour le coup- au suffrage universel indirect pour notre représentant national ?) ? N'est-ce pas la période pour les candidats comme pour les gouvernés de substituer ou d'ajouter à la démocratie représentative et électorale ce que Dominique Rousseau appelle "la démocratie continue", parce que la création continue des droits est le cœur vivant de la démocratie ? N'est-ce pas opportun de rappeler à ceux qui briguent la magistrature suprême cette réflexion du philosophe-sociologue Marcel Gauchet, "la politique est constituée de trois éléments : le politique, c'est-à-dire le cadre dans lequel une collectivité d'hommes s'inscrit et maîtrise son destin ; le droit, c'est-à-dire le principe de légitimité de ce cadre et l'histoire, c'est-à-dire le souci du devenir de cette collectivité ?

 

Pénélope Gate : L'affaire n'est pas mince, les questions sont nombreuses 

 

Voilà quelques unes des questions auxquelles s'ajoutent les conséquences de la politique conduite par le Président Trump. Une politique là-aussi saisie par le droit - et c'est tant mieux puisqu'en matière d'immigration la justice américaine bloque Donald Trump, un juge fédéral ayant ordonné, le 3 février, la suspension sur tout le territoire américain du décret gelant l'immigration en provenance de sept pays. Voilà donc un juge - nommé par Obama - qui "dit le droit" en infligeant à D. Trump son premier camouflet préludant une immense bataille juridique - concernant d'ailleurs les autres mesures prises par le Président - qui devrait finir devant la Cour Suprême des Etats-Unis. Par ailleurs, les européens sont prévenus : Trump n'aime pas l'Union Européenne puisqu'il a prophétisé son démantèlement, devenant ainsi le premier président américain ouvertement hostile à l'Europe, poussant les 27 à en tirer au plus vite des conséquences précises parce que la politique de l'autruche serait un désastre. Décidemment, le président Trump ne comprend pas cette entité fondée sur l'Etat de droit qu'est l'Union Européenne et préfère les rapports de force à la norme de droit. face aux populismes et à l'ultranationalisme, l'Europe n'est pas seulement une nécessité pratique ; elle est un modèle de relations civilisées entre Etats. Ce que le Président Trump n'aime pas au risque grave de renier soixante-dix ans de diplomatie et la substantifique moelle de "la démocratie en Amérique" d'A. de Tocqueville !