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Présidentielle, revue des troupes

 

A moins de cinq mois du premier tour des élections présidentielles, les sondages effectués depuis la désignation de FILLON lors de la primaire à droite (après la renonciation du Chef de l'Etat à un éventuel deuxième mandat, après la mise hors jeu de Hollande, Sarkozy et Juppé) permettent, sans la prise en compte du coup d'éclat de Macron porte de Versailles, de faire trois constats :

1/ L'intérêt pour l'élection du Printemps 2017 augmente sensiblement depuis un an (+ 7 points). Les raisons de cette évolution : mobilisation provoquée par la primaire de droite puisque 92% des électeurs du parti "Les Républicains" se disent intéressés par l'élection présidentielle à venir.

2/ François Fillon s'installe en tête au premier tour dans tous les cas de figure, il est crédité de 26% à 29% des intentions de vote ; il est en position de force chez les plus de 65 ans, les cadres supérieurs, les personnes les plus aisées (+ 3500€ de revenus par foyer), les agriculteurs, les professions indépendantes ainsi que les catholiques. Dans toutes les hypothèses, Fillon devance la candidate FN de 2 à 4 points. Néanmoins l'ancien Premier ministre est en position moins dominante que ne l'était Juppé dans les précédentes enquêtes puisque le maire de Bordeaux était crédité dans toutes les hypothèses de plus de 30% des intentions de vote.

Macron : Reste à observer de près la pérennité de cette dynamique dans la durée ...

3/ On constate une érosion des intentions de vote en faveur des candidats de droite et d'extrême droite, érosion qui ne profite pas aux socialistes : ainsi Manuel Valls est crédité de 11% à 12% selon que Bayrou est présent ou non, Montebourg ne recueille que 6% à 7% des intentions de vote. Quant à Mélenchon il est stable autour de 13% à 14%. Le grand bénéficiaire des moments d'après déclaration de candidature est manifestement E. Macron dont la démonstration de force le 10 décembre, a sonné les trois coups de la rentrée politique de l'ex-Ministre de l'économie (crédité à la mi-novembre de 10% des intentions de vote et qui en recueillerait 13% à 15% si Valls est le candidat socialiste désigné par les Primaires, 18% si c'est face à Montebourg.) Quel est le profil de l'électorat de Macron : plus jeune que la moyenne mais pas insignifiant chez les plus de 65 ans, attirant d'avantage les cadres supérieurs et professions intermédiaires. Il a investi le centre de l'échiquier politique et en tire actuellement le meilleur profit, d'autant plus que Bayrou laisse planer le doute sur sa 4ème candidature. Reste à observer de près la pérennité de cette dynamique dans la durée ... des cinq mois qui viennent. Reste un point très important pour imaginer au mieux l'avenir sans l'insulter puisque 37,7% des électeurs considèrent que la situation du pays s'est dégradée depuis l'arrivée de François Hollande : 21,1% perçoivent une forte dégradation de leur situation personnelle depuis l'élection de Hollande qui est tenu responsable du bilan négatif. N'oublions donc pas l'analyse née des sondages, que dans l'hypothèse d'une victoire de Valls à la primaire socialiste, la tâche s'annonce difficile pour l'ex Premier ministre car il devra faire preuve d'ingéniosité pour se dissocier d'un bilan peu avantageux. Il reste à ne pas oublier la guerre féroce que vont lui faire les "camarades" dans la tranchée des primaires (Valls a "désarticulé la gauche" lance Montebourg) ni ces propos pleins d'actualité du Chancelier G. Schroder : "certains gagnent les sondages, moi je préfère gagner les élections".