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Présidentielle : Les sondages disent que c'est presque plié, est-ce vrai ?

 

Etrange, bien étrange campagne que celle que nous vivons : à six semaines de l'élection présidentielle, deux candidats font la course en tête (Marine Le Pen 26%, Emmanuel Macron 25%), et François Fillon les talonne malgré le tohu-bohu du mois de février et les derniers jours autour de la lancinante "affaire Fillon", qui devrait une nouvelle fois connaître une sur-médiatisation le 15 mars prochain s'il y a mise en examen du candidat, conduisant peut-être le Conseil Constitutionnel à constater l'empêchement donc le report de l'élection. Mais comme nous le voyons depuis le début de l'année, les scénarios ont la vie dure. Pour le moment la dernière enquête électorale donne les indications suivantes (il s'agit d'une photographie de l'opinion au moment M, et non une prospective pour le 23 avril). Fillon résiste dans la tempête, Marine Le Pen consolide, Macron semble plafonner ; quant aux gauches, loin de l'Union, elles stagnent - Benoît Hamon n'arrivant que timidement à relancer sa campagne (il est décidemment toujours au fameux "futur désirable", véritable viatique d'une "vraie-fausse" campagne).

 

Les Primaires, elles ne correspondent pas à la Vème République (F.Hollande)

 

Ainsi donc : 1/ Fillon résiste. Il tient le choc dans le "tsunami" auquel son "affaire" le confronte. Si une très large majorité de Français (77%) estiment que F. Fillon a eu tort de maintenir sa candidature, un socle solide de son parti "Les Républicains" estime qu'il a eu raison de persévérer. Enfin au lendemain du rassemblement du Trocadéro, de l'effacement des "plans B" Juppé et Baroin, F. Fillon retrouve 19% des intentions de vote comme si un effet compassionnel de "victimisation" allait redonner une accélération à la campagne du candidat des "Républicains" appelé par certains "Le revenant". 2/ Le Pen consolide. Avec 26% des intentions de vote (76% des sondés assurent que leur choix est définitif, soit un taux bien supérieur à celui des autres candidats). En terme d'image, 60% des Français ne l'aiment pas contre 64% pour F. Fillon. 3/ Macron plafonne. Plusieurs éléments ont amélioré la position d'E. Macron : le ralliement de F. Bayrou, le soutien de D. Cohn-Bendit, la présentation de son projet ainsi que les difficultés de F. Fillon provoquant une fuite de son électorat. E. Macron a donc bénéficié d'un transfert d'électeurs de François Fillon, et d'une mobilisation croissante en sa faveur. Si la fidélité des électeurs de Macron s'est consolidé (42%), elle reste très friable et à la merci de cet électorat volatile (la moitié des Français qui n'ont pas encore fait leur choix). 4/ Les gauches (irréconciliables ?) stagnent. Rien, ni Yannick Jadot, ni les déplacements, ni ses meetings interactifs, ni son discours ne donnent une accélération à sa campagne qui en a pourtant bien besoin. B. Hamon ne décolle pas du niveau qu'il avait acquis au lendemain de sa victoire à la primaire de "La Belle Alliance Populaire". De plus, 59% de ses électeurs potentiels déclarent qu'ils peuvent encore changer d'avis (ce qui illustre le caractère friable de son électorat). Quant au candidat de "La France insoumise", J.L. Mélenchon, il connaît la même stagnation (12% des intentions de vote) sans changement par rapport à début février. Pour lui, comme pour Hamon, "le futur désirable" risque de n'être qu'un élément de rêve qui n'aura duré qu'un tour, le premier ! Quant au second tour, la candidate FN serait battu par Macron qui recueillerait 62% des voix, ou par Fillon crédité de 55% des voix. Seules l'abstention et la démobilisation pourraient modifier un peu la donne. Quant à F. Hollande "il fait du Mitterrand" en commentant le champ politique et ses acteurs au cœur d'un Conseil des Ministres : "Les Français ne s'y retrouvent pas pour l'instant. Ils pensent qu'on ne s'occupe pas de leurs préoccupations ... Quant aux Primaires, elles ne correspondent pas à la Vème République". De là à penser qu'il irait plus loin que Mitterrand en étant candidat le ... 17 mars, Cincinnatus laissant sa charrue pour revenir dans le jeu politique ... on en doute !