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Pour sortir du marasme, une solution : La Politique !

Plusieurs événements ont structuré une actualité qui est loin de prendre je ne sais quelles vacances (sa mise au repos ne serait-elle pas une forme de fin de l'Histoire ?) : La visite, seule et en silence, du Pape François à Auschwitz affirmant que "la cruauté ne s'est pas arrêtée à Auschwitz" et qu'il fallait retenir les mots de Jean Paul II "n'ayez pas peur", la tenue médiatisée des Journées Mondiales de la Jeunesse, et le chassé-croisé désormais rituel entre Aoûtiens et Juilletistes dans un consensus bien rôdé, n'ont pas empêché la France des politiques et des chroniqueurs de gloser sur la meilleure manière d'affronter la situation actuelle qualifiée par le philosophe Michel Onfray de "généalogie de guerre civile". En effet la "guerre civile" - et non la "guerre des religions" comme l'affirme le Premier ministre - définit la situation dans laquelle "au nom d'idées divergentes - ici la théocratie islamiste contre la démocratie républicaine - des Français massacrent d'autres Français". Il n 'y a pas pour le moment de guerre civile in concreto mais face "aux mélopées sirupeuses de Hollande et les mouvements de menton de Valls" (M. Onfray) l'indigence des réponses proposées montre les limites de l'épure politique et de l'auctoritas du Politique. Exemples : les incarcérations préventives (il faudrait mettre des milliers de gens en prison et ainsi donner naissance à "la justice prédictive"), fermer les frontières (mais nombre de terroristes vivent déjà sur le territoire français), augmenter la présence militaire (mais chacun sait bien qu'il est impossible de mettre un soldat de la République derrière chacun de ces "soldats invisibles de l'Etat islamique qui obéit aux ordres du Califat").

L'indigence des réponses proposées montre les limites de l'épure politique 

Le vœu de nombre d'observateurs aujourd'hui, pour donner corps, densité et réalité à la riposte de l'Etat - parce que l'Etat est en danger permanent au cœur d'une de ses fonctions essentielles (assurer la sécurité de ses concitoyens) - est de voir le Président promettre de ne pas se représenter à la Présidentielle pour véritablement mener enfin une "politique de Chef d'Etat" plutôt que d'inaugurer, au gré de discours d'un autre âge républicain, les chrysanthèmes du terrorisme ! Dès lors se pose la question de savoir comment on peut réussir à casser ce cycle infernal particulièrement nocif, mortifère donc dangereux pour la démocratie républicaine. Comme le dit fort justement Michel Onfray :"En changeant de politique intérieure, en changeant de politique étrangère, en changeant de personnel médiatique qui freine des quatre fers pour nommer le réel, en changeant de personnel politique qui occupe la scène depuis le virage libéral de Mitterrand en 1983 et son virage belliciste en 1991, en changeant de modèles sociaux mais également en évitant de faire amis, des Etats amis de l'Etat islamique (La Turquie, l'Arabie Saoudite et le Qatar)". Comme on le constate, la solution est politique au sens fort du terme et SHAKESPEARE nous le rappelle dans Hamlet : "Le temps est hors des gonds. Ô sort maudit. Qui veut que je sois né pour le rejointer".