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Macron, un ovni politique qui peut le faire. Après Fillon, c'est certain, tout est désormais possible ...

Dans la campagne pré-présidentielle qui marque chaque jour l'actualité du pays et au moment où la droite et le centre vont devoir faire le choix le 27 novembre prochain de leur candidat pour la Présidence de la République, Emmanuel Macron vient de se lancer dans la course présidentielle en choisissant un centre de formation à Bobigny pour révéler à tous le prolongement de son propre apprentissage républicain. Même s'il n'est pas "maître des horloges", même si le temps politique est plutôt entre les mains du Président en exercice, même si le Premier ministre s'imagine, des discours républicains à sémantique très IIIème République en Clémenceau sortant des tranchées du PS, c'est Macron qui vient d'imposer sa "candidature à la candidature" (on n'est candidat que dans le respect des règles fixées dans et par la Constitution) après avoir creusé son sillon avec la rigueur d'un Inspecteur des finances et la philosophie d'un adepte d'une forme existentielle de pratique du Politique. Un mouvement "En marche" qui sent la dynamique de l'engagement, une intention politique d'ouvrir l'histoire sans pour autant s'inscrire dans une éventuelle VIème République (l'espace est déjà très occupé) constituent à faire de ce candidat un politique pas tout à fait comme les autres : une expérience mariant le philosophe Ricoeur et le banquier ROTHSCHILD, un positionnement le situant plutôt au centre gauche ou dans le sillon d'un radicalisme alliant les deux Faure (Edgar Faure et Maurice Faure), l'originalité d'un Servan-Schreiber et le volontarisme d'un Mendes-France. Plus social-libéral que social-démocrate, il donne à 38 ans, un sacré coup de jeune dans un monde politique plus marqué et composé de personnes d'un autre temps et bientôt dans l'histoire, que de jeunes frais et talentueux. Ce qui lui permet au nom de cette jeunesse de donner une nouvelle respiration à une vie politique quelque peu "enrouée". C'est pourquoi le nouvel impétrant, irrespectueux des codes du non-dit en politique (les règles ne sont pas toutes constitutionnelles !) veut faire triompher une forme d'audace en rangeant "les appareils et les logiques politiciennes "au magasin des accessoires obsolètes et voulant déclencher une "révolution démocratique" (expression qu'il ne cesse de reprendre dans ses discours et ses interviews). En voilà un de plus, après Chevènement, qui entre droite et gauche rêve, de faire "turbuler le système" et de s'inscrire dans une forme de "no man's land" de l'espace de contrôle qui n'a souri qu'à Giscard en 1974 avec l'aide d'un certain Jacques Chirac.

E. Macron veut inventer une "gauche nouvelle" face à une droite dite "décomplexée"

Comment faire de cette audace un succès et surprendre toute la classe politique ? En gagnant trois paris : 1/ Etre crédible dans son réquisitoire contre le système. Cela est d'autant plus difficile qu'il en est l'un des exemples les plus reconnus et que Marine Le Pen en a fait son fonds de commerce électoral depuis des années. La tâche est ardue. 2/ E. Macron veut inventer une "gauche nouvelle" face à une droite dite "décomplexée". Dans l'état où se trouvent, le Président de la République, à la veille de sa décision d'exercer sa responsabilité politique devant les français (ou pas ?), et le Parti Socialiste dans des primaires sans autre interrogation que la présence du Président de la République ou de son ... Premier ministre ... à moins qu'ils ne soient tous les deux candidats (hypothèse improbable mais ...), tout paraît possible. François Fillon en est le parfait exemple, non ? 3/ Que Macron ait la capacité d'influer un électorat qui n'a plus beaucoup de "désir d'avenir" et qui après le BREXIT et la victoire de TRUMP, s'interroge sur le devenir de la démocratie et la capacité des acteurs politiques de proposer une République différente, audacieuse et - on peut toujours rêver - messianique !