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La droite sort les gants de boxe, la gauche se prépare à l'implosion. Rentrée chaude en vue !

Au moment où les touristes se pressent en Europe du Sud (l'Espagne, la Grèce et le Portugal profitant de l'annulation des voyages au Maghreb et en Turquie) et en Islande (avec une maîtrise incroyable des visiteurs : 1,5 million alors que la population locale ne compte que 330 000 habitants), le risque terroriste met en péril le secteur touristique. A la veille du pic d'activité du week-end du 15 août, hôteliers, tours opérateurs et restaurateurs s'inquiètent de la fréquentation touristique en France : le gouvernement renouvelle les mesures de soutien prises après les attentats de Novembre 2015, Matignon promettant un effort massif et visible consacré à la sécurisation des principaux sites touristiques. Un sondage effectué en 2012 montrait que seuls 46% des japonais et 58% des chinois se disaient satisfaits du niveau de sécurité dans la capitale. L'objectif de Laurent Fabius en 2014 (accueillir 100 millions de touristes sur notre territoire) semble impossible à réaliser ; même si en 2015 la France, première destination touristique au monde, avait battu son record de fréquentation à 84,5 millions de visiteurs. Tenable alors, le pari ne l'est plus aujourd'hui.

 

La gauche de gouvernement apparaît déboussolée

 

C'est dans ce climat de vacances, plus ou moins ratées et de grogne bien compréhensible des socioprofessionnels, que "la bataille des rentrées" (politiques bien sûr) a commencé. Elle est marquée par plusieurs caractéristiques qui vont, à coup sûr, influer sur les primaires (en tout cas à droite) : 1/ La fin du mois d'Août marquera le vrai début de la primaire , 2/ L'annonce de la candidature de Sarkozy à la primaire, prévue vers le 21 Août s'impose à l'agenda de ses rivaux, 3/ La primaire, cette année, atomise la vie des partis et exacerbe les tensions, 4/ Juppé et Fillon ont déjà prévu leur démonstration de force dans les jours suivant la fin du show Sarkozy (le 27 Août pour Juppé, le 28 Août pour Fillon), 5/ Réunion des Jeunes Républicains au Touquet les 27 et 28 Août, sorte de contre-feu aux rentrées de ... Juppé et Fillon, 7/ Officialisation des candidatures par la Haute Autorité avec - enfin ! - l'ouverture de la campagne officielle sur fond de nouveaux livres, comme un supplément de programme avec le 4ème livre d'Alain Juppé, le nouveau de N. Sarkozy, les "300 fiches" du contrat de mandature de Bruno Le Maire, la synthèse attendue de Fillon ... Il s'agira ensuite après les primaires des 20 et 27 novembre de reconstruire une famille malmenée par les rivalités de ceux qu'il faut bien appeler les "associés rivaux", où le débat dur le "droit du sol" vient d'être relancé par Nicolas Sarkozy au moment même où la social-démocratie est en crise dans toute l'Europe. En effet à quelques mois de la Présidentielle, les sociaux-démocrates sont en recul dans les plupart des pays européens, confrontés à la concurrence des partis radicaux. La gauche de gouvernement apparaît déboussolée avec l'austérité, la crise des réfugiés, la construction européenne et le PS traverse l'une des plus graves crises de son histoire (annulation de l'Université d'été du PS par des socialistes enclins à afficher une union de façade, perte de tous les lieux de pouvoir détenus en 2012, échec à toutes les élections intermédiaires, le Chef de l’État étant même contraint de passer par une primaire interne en Janvier 2017.) C'est aujourd'hui l'incapacité des socialistes à bâtir une société nouvelle qui est mise en question. Signe de ce malaise : l'hémorragie militante subie par le PS depuis 2012 (plus que 80 000 encartés). Manuel Valls rêve après 2017 de reconstruire le PS, mais il reste minoritaire en interne : au cœur de ce qu'il faut déjà appeler une "guerre de succession". Adieu (déjà) la "Belle Alliance Populaire" censée ouvrir le PS sur d'autres pans de la société civile, et place au "En marche" d'Emmanuel Macron qui tente d'imposer une renaissance du PS, ou d'un parti "Radsoc" nouveau genre, où il deviendrait le "Mendes" autant que le "Rocard". Ajouter à cette situation le fait qu'un certain nombre d'électeurs ressentent un sentiment d'exaspération face au mode de scrutin en vigueur et voudraient changer la déclinaison de la démocratie en évaluant tous les candidats au lieu de n'en choisir qu'un seul, l'électeur appelé à NOTER plus qu'à VOTER. Avis à tous les candidats !