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Hollande ou le fantasme du trou de souris

Voilà le nouveau qualificatif attribué à François Hollande par le journal Le Monde des 30 et 31 Octobre soulignant que le Président est affaibli, contesté par son propre camp mais - et c'est là qu'il y a non seulement résilience mais conviction d'âme de combattant - persuadé qu'il reste le meilleur candidat pour 2017. Décidément rarement ouvrage, "Un Président ne devrait pas dire ça", n'a entrainé un tel tsunami sans que le livre ait été entièrement lu : "Qui de tous les commentateurs, comme le souligne le Professeur Sylvia Ullmo, s'est vraiment donné la peine de lire ce gros ouvrage de près de 700 pages ?". Rarement donc un livre politique n'aura connu, sous la Vème République, un tel tohu-bohu autour de "confidences imprudentes" du Président contribuant à l'aide d'extraits (sans citation du contexte) au plus violent "Hollande bashing" du quinquennat. A six mois de l'élection présidentielle, le Chef de l'Etat se retrouve la cible de "rêves de putsch", tout ceci frôlant la crise de régime alors qu'au même moment, cruel paradoxe, les socialistes réussissent tant bien que mal l'évacuation de Calais et que les chiffres du chômage vont nettement mieux... Mais certains, comme Claude Bartolone (furieux des propos peu flatteurs du Président à son égard) pousse les feux pour une candidature alternative en la personne de Christiane Taubira, icône de la gauche morale, Manuel Valls tentant de représenter le recours à l'homme providentiel, sauf qu'il est aujourd'hui aussi autant impopulaire que le Président, et manifestement n'a pas les moyens politiques de son ambition présidentielle. Selon des proches de Manuel Valls "il y a deux ans on se demandait si F. Hollande pouvait gagner la présidentielle ; il y a un an s'il pouvait être au second tour, maintenant on se demande s'il peut être candidat à la primaire". Mais F. Hollande sait qu'il est - plus que jamais - le maître du temps politique au-delà du climat qui règne et des agressions dont il fait l'objet après ce pavé dans la mare du paysage politique. Il en tire les conséquences : il continue à présider comme avant, comme si de rien n'était. Il resterait, selon certains chroniqueurs, le meilleur ou le moins pire pour ... perdre en 2017.

De Gaulle parlait à la France, Mitterrand et Chirac aux Français, Hollande lui parle aux journalistes

Il se prépare en tout cas à mener une campagne style Chirac en 1995 en y allant seul contre tous, pour selon Julien Dray, parler "directement aux Français" (coup de poker dans trou de souris) en utilisant la rhétorique gaullienne de la responsabilité politique du Président sortant : "L'autorité ne va pas sans prestige ni le prestige sans l'éloignement". Michel Schneider affirme une vérité qui permet toutefois de mieux saisir les difficultés encore à venir pour le sortant : "De Gaulle parlait à la France, Mitterrand et Chirac aux Français, Hollande lui parle aux journalistes". Mais ceci n'explique pas tout. Peut-être que l'historienne Sylvia Ullmo n'a pas tort d'écrire : "Le destin de F. Hollande me paraît illustrer l'histoire de la gauche la plus bête du monde ... Elle aura eu la peau d'un Président de la gauche dont on peut voir qu'il n'est en rien moins bon que ses prédécesseurs Chirac et Sarkozy". Et de conclure avec gravité : "Ce n'est pas Hollande qui est médiocre. C'est sa gauche ! Et demain elle va nous contraindre à faire des choix insupportables". A moins que cette campagne des "pré-présidentielles" et ses tweets "tsunamiens" n'annoncent une certaine déchéance de la nation politique et une dévaluation de la parole présidentielle pour l'actuelle campagne. Avec là aussi toutes ses conséquences, notamment populistes !