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Fillon c'est l'AZF de la politique !

Décidément nous sommes en train de vivre une Présidentielle pas comme les autres où tout semble "turbuler" avec des réseaux sociaux qui s'en donnent à cœur joie ("Bienvenue dans le monde de Dark Vador" accompagné de son hystérie bien peu républicaine). Avec des médias plus que jamais dans le collimateur du candidat dont la faute, et non l'erreur, le fait basculer à tel point dans les sondages qu'on parle de "dégringolade" ; des médias dont le centenaire exemplaire "Le Canard enchainé" a toujours été depuis 1917 le révélateur (au sens photographique du terme) du non-dit politique. Il y a également ces sondages qui broient le chemin hier, il y a peu, tracé d'une campagne menant Fillon à la Présidence et qui contribuent à une sortie de route élyséenne difficile à redresser, si difficile qu'il est encore question d'un plan B. Ce scrutin s'annonce donc comme le premier sentier depuis 1974 où le FN n'est pas condamné à faire de la figuration, Marine Le Pen pensant vraiment, avec ses 25% que "c'est jouable", Donald Trump ayant été élu ... pourquoi pas elle ? Avec une incertitude quant aux résultats qui montre bien que n'importe quel événement suscitant la crainte, la compassion ou l'émotion publiques peut bouleverser (au sens du mot latin "commovere") une opinion publique dont le quart de l'électorat fera son choix dans les dix derniers jours. Voilà pourquoi il est tentant, en prenant du recul par rapport à la Tunique de Nessus qu'est pour Fillon le "Pénélope gate", de réfléchir à l'état de la France à trois petits mois du premier tour des Présidentielles.

 

L'affaire Fillon risque d'accélérer à la fois l'empêchement de l'exercice du pouvoir et le discrédit des médias

 

Les pensées de Misrahi, Gauchet et Zarka

 

Réfléchir avec Robert Misrahi, Marcel Gauchet et Yves-Charles Zarka en constatant que les réflexions de 1995 (Misrahi) rejoignent, confortent ou complètent celles, immédiatement contemporaines de Gauchet et Zarka. 1995, Misrahi écrit : "La vie politique en France est marquée par un désarroi général. Le vide doctrinal détruit tous les repères et toutes les conceptions classiques de la politique ... Une politique véritable doit d'abord montrer le caractère absolument préférable de la démocratie ... L'émergence du malheur n'est pas la conséquence de la démocratie mais l'expression de l'insuffisante application de ses principe". Et d'ajouter pour que nos candidats planchent sur ce vrai sujet : "L'écart se creuse encore un peu plus entre l'intention constitutionnelle de la démocratie qui est d'ouvrir l'histoire et le contenu effectif de certaines existences privées d'avenir et d'historicité. 2017, Yves-Charles Zarka écrit : "Il convient d'établir une charte de la légitimité susceptible de présider au contrôle des élus, à la fois dans leur usage de l'argent public et dans la pratique du pouvoir. L'Assemblée Nationale et le Sénat n'en voudraient pas. Ce sont les citoyens qui doivent les contraindre à s'en préoccuper". 2017, Marcel Gauchet donne des réponses à une interview : "L'affaire Fillon risque d'accélérer à la fois l'empêchement de l'exercice du pouvoir et le discrédit des médias qui apparaissent comme manipulés ... Les médias sont passés du contre-pouvoir à l'anti-pouvoir ... Fillon c'est l'AZF de la politique ... Les primaires rabaissent le sens de l'exercice du pouvoir auquel les impétrants sont candidats". Et Gauchet d'affirmer pour rejoindre Misrahi et Zarka qu'il faut "une nuit du 4 août de la Nomenklatura française". Oui la validité de la démocratie c'est-à-dire de sa légitimité politique et sa valeur éthique, repose sur un système de concepts qui exprime à la fois la structure de la démocratie dans son intention constitutionnelle et celle de l'individu dans son dynamisme existentiel. La clé de vraies et utiles présidentielles passent par cette légitimité démocratique et politique. Encore un effort Messieurs les candidats !