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En 2017, le monde restera t-il aussi fou ?

 

Au-delà, ou en tout cas au moins autant, sinon moins, cette année 2016 aura été pour F. Hollande, qui nous a présenté ses derniers (vraiment) vœux, celle du renoncement. Elle aura également été marquée par la reprise d'Alep, le recul historique de la banquise en terre polaire, l'élection surprenante (en sièges plus qu'en voix) de Donald Trump (bientôt investi officiellement dans le froid du Janvier de Washington). Le Brexit qui rend la Grande-Bretagne aussi bancale que l'Europe en proie au terrorisme (attentat de Berlin notamment) et aux populismes saisissant les pays de l'Est, les anciennes "démocraties marxistes" (comme les dénommait le Doyen Vedel en 1949), la nouvelle cyber-guerre froide entre Russie et Etats-Unis (réalité ou virtualité de cette détérioration d'un bilatéralisme jusqu'ici contesté que par la Chine, l'Inde et les pays du Brics). Autant d'événements qui nous montrent non seulement que le socle du terreau de 2017 est riche de ses problématiques et passions (notamment avec ce qu'on appelait en d'autres temps "l'abdication" de notre monarque républicain), mais aussi que la lecture du philosophe Alain (dans ses "Propos" du 1er janvier 1935 intitulés "Printemps en espoir") nous offre le viatique, à "la Montaigne", pour tout gouverné (donc citoyen) et pour tout gouvernant.

 

Aujourd'hui on ose à peine souhaiter de se vouloir Alain pour le monde

 

Le philosophe radical, en pleine IIIème République (la "République des républiques") écrivait notamment à propos de la bonne année, que nous vous souhaitons, chers lectrices, chers lecteurs, excellente : "Il faut croire en soi et espérer mais il faut vouloir croire en soi et vouloir espérer ... Il est interdit de désespérer. A nous de mieux prendre le tournant ... A répéter "Bonne année"! On finira par se réveiller soi-même à ce qu'on dit. On ne dit pas que l'année sera bonne ; on n'en sait rien ; ce qui arrive nous surprend toujours ; aussi est-il vain d'y penser d'avance. Ce qu'on dit, c'est qu'il faut choisir de la penser bonne, cette année nouvelle ... La bonne nouvelle c'est que les hommes ont juré d'être contents, de tout résoudre autant qu'ils pourront, par joie et amitié, ce qui est penser Printemps en Janvier. Je vous souhaite de penser Printemps". Qui ne s'associerait pas à la philosophie pleine d'espoir du penseur Alain qui écrivait ce petit texte dans "La Dépêche de Rouen" en 1935 (année de la condamnation par la SDN du réarmement de l'Allemagne, fin de la "longue marche" de Mao, Prix Nobel de chimie pour le couple Joliot-Curie). Aujourd'hui on ose à peine souhaiter de se vouloir Alain pour le monde, les Etats-Nations ou l'avenir de son propre pays. Mais toute la force des vœux exprimés n'est pas dans la politesse rendue à l'avenir qui, habitué à être "insulté" sait toujours rudement renvoyer la balle, moins dans la volonté de ne pas abdiquer, que dans celle démontrée de lutter contre les populismes mais aussi contre leurs causes et fiers de combattre pour une respiration plus républicaine de la démocratie. En ce début janvier, ajoutons à Alain cette pensée de Borges : "L'avenir est inévitable, mais il peut ne pas arriver. Dieu aime les intervalles".