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Difficile de nous sécuriser sans nous priver de libertés !

"Du pain et des jeux" : comme tous les quatre ans la société mondiale donne rendez-vous aux téléspectateurs et autres internautes à l'euphorie olympique métamorphosant la philosophie du français Pierre de Coubertin ... Au point de voir le stade Maracana crouler sous les huées, illustrant la déchirure politique et économique sur fond de slogan "on se fiche des J.O., on veut des emplois, la santé et l'éducation". Mais grâce à l'ombre bienfaitrice de P. de Coubertin, l'espace de quelques heures, il ne fut plus question que de paix et de bons sentiments. Le Président Hollande battant la campagne pour Paris 2024 en ventant les valeurs de l'olympisme : "excellence, effort, respect, paix et solidarité". Néanmoins une question se pose avec acuité en ces temps où les affaires de dopage rythment l'actualité sportive : combien de médaillés à Rio pourront encore se targuer de leur breloque dans dix ans ? Il faudra en effet patienter une décennie et les analyses approfondies des échantillons prélevés à Rio pour connaître les vrais podiums - donc les champions sans tâche - des J.O. 2016 ! Ainsi au-delà des images, des patriotismes sur fond d' hymnes nationaux, la crédibilité des performances sportives reste très fragile, le revers des médailles éphémères étant les discours qui durent trop. D'ailleurs dans un "Manifeste pour un athlétisme propre" la Fédération britannique a proposé de supprimer les records du monde. Décidément nous sommes bien loin du "Panem et circenses" des Romains. Les jeux de 2016 augurent de nouvelles relations entre sport et politique, le "Peuple" réclamant pour lui même des médailles (au moins de bronze ... de l'emploi, de la santé et de l'éducation). Mais la médiatisation du contexte est toujours moins importante que celle du théâtre des "exploits" et des médailles éphémères.

Le gouvernement comme les élus ne veulent à aucun prix se voir reprocher de ne pas avoir pris toutes les précautions

Autre volet de ce début du mois d'août, l'annulation des festivités « dites » à risques pour cause de terrorisme : "les plages musicales" de Berck, "la Prom'party" de Nice, le feu d'artifice de Collioure, la fête du Jasmin, la piétonisation des Champs-Elysées et la légendaire "Braderie de Lille" qui devait accueillir 2 millions de personnes, annulée pour la première fois depuis 70 ans. C'est donc, in concreto, un principe de réalité qui s'impose progressivement, depuis l'attentat du 14 juillet à Nice. Le gouvernement comme les élus ne veulent à aucun prix se voir reprocher de ne pas avoir pris toutes les précautions pour que l'Etat de droit suive plus celui de l'hyper sécurité qu'une liberté totale préservée (Bonjour Montesquieu !). D'autant plus que l’État d'urgence a été prolongé de six mois. Le climat est donc toujours à la mobilisation sur fond de : "les terroristes frapperont là où il y a une symbolique qui n'a pas encore été prise en compte". Et pourtant plaident les opposants au "Tout sécuritaire", ni l'Euro de football ni le Tour de France n'ont été annulés. Mais l'image d'un éventuel carnage calme les ardeurs de ceux qui veulent faire front en faisant du maintien de l'événement la meilleure des réactions face au terrorisme ...

Et puis comme le rappelle Bernard Lapasset (co-président de « Paris 2024 ») : « en 2017 nous aurons les championnats du monde de handball, en 2018 la Ryder Cup de Golf ! Autant dire que les événements, toujours sur-médiatisés, portent en eux le danger de l'euphorie populaire comme de la masse des spectateurs. » Suivons donc Rio en espérant le meilleur, et espérons que Paris sera retenue en 2024 !