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Campagne présidentielle : qui ira plus vite que Bolt ?

C'est sur fond et omniprésence sur-médiatisée des Jeux Olympiques de Rio de Janeiro que "le déluge Bolt" permet au Jamaïcain, figure emblématique du vainqueur absolu, hors normes, de réaliser un historique "triplé-triplé" (100m, 200m, 4X100m) en se retrouvant seul au sommet de "l'Olympe", déboulonnant même Carl Lewis, suscitant les commentaires "métaphysiques" du français Christophe Lemaitre : "Je pense qu'il a sa place dans le panthéon du sprint pour l'éternité. On parlera de lui pendant des siècles et des siècles. » C'est dans ce climat que le citoyen-spectateur prépare ou effectue sa rentrée : après le sport et Olympie, la politique et les acteurs politiques moins à cause du Conseil des Ministres de ce lundi 22 août qu'en raison des événements qui entourent les primaires, et commencent à tisser le nouveau paysage politique de la précampagne des présidentielles. Plusieurs caractéristiques méritent d'être soulignées, elles donnent une ambiance, elles laissent imaginer des parcours, elles interrogent sur la nature même des Présidentielles 2017.

Je suis regardé comme le Président d'une belle France

Il y a d'abord après l'offensive estivale de Nicolas Sarkozy (interviews dans Le Point, l'Express et Valeurs Actuelles, le tweet de candidature d'aujourd'hui), le livre de deux journalistes sur le Président Hollande avec un titre quelque peu racoleur car faussement intimiste : "Conversations avec le Président" (Comment peuvent-elles en effet être "privées" ?) On y trouve quelques phrases d'ores et déjà reprises par les médias : "Je suis regardé comme le Président d'une belle France"... "Qu'est-ce que l'Histoire retiendra ?" lancinante obsession chez le Président sortant ... "Ce n'est pas un drame si ça s'arrête" (sont-ce là des paroles d'un acteur politique ne rejetant pas la défaite possible). Il y a aussi la tentative de dé-banalisation de la fonction présidentielle en référence à la précampagne de 2012, et enfin la contestation de la politique de communication du Président par Michel Schneider qui écrit : "Hollande se regarde d'être regardé. Il ne s'en lasse pas ... Nous si", "Depuis que la politique est médiatique, gouverner, c'est voir, mais au sens de voyeur, pas de visionnaire, voir et se faire voir. » L'analyste semble enfin s'adresser à Hollande, comme l'ont fait ou vont le faire le réformiste et "non de gauche" Macron, les candidats Hamon et Montebourg : "Napoléon n'était plus au pouvoir quand il se fit commentateur de désastres ; mais Hollande que l'on sache, l'est. Si le pouvoir ne peut pas, qu'il laisse la place. Que dégage le spectateur désengagé". Il est vrai que F. Hollande nous livre sa vision de lendemains qui déchanteraient en affirmant : "Si je perds j'arrête la politique". Comme De Gaulle le 28 avril 1969 ?