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Attention la France se "trumpise" !

Jamais dans l'histoire de la Vème République une campagne des Présidentielles n'a réservé autant de surprises, de scandales, de rebondissements, d'interférences judiciaires, de volatilité électorale, de débats sans ... débats de fond (!), au point de bouleverser le paysage politique français et de transformer la présidentielle en "crazydentielle" selon le substantif inventé le 24 mars dernier par le quotidien "L'Opinion". Pour Alain Duhamel, chroniqueur depuis les élections de 1965 (les premières Présidentielles) : "c'est une campagne extravagante, inédite, transgressive, iconoclaste". Nous vivons, en effet, une élection "folle" (crazy en anglo-saxon) où rien ne se passe comme prévu, ou l'électeur est aussi surpris du déroulement de la campagne que les candidats, où tous les repères-partisans ou idéologiques s'effondrent (comme si on avait déjà changé de régime politique et entamé le processus de basculement dans la VIème République chère à Mélenchon). Ce que ressentent les citoyens est aussi vécue par la classe politique emportée par les hautes vagues des dérapages et autres dysfonctionnements qui mettent à mal la morale comme la tradition républicaine, les alliances de l'extrême-droite y compris à l'étranger (l'image forte et impensée de Marine Le Pen dialoguant avec V. Poutine). Notre classe politique, perçue comme corrompue et loin de "la République exemplaire" évoquée et annoncée par le Président Hollande comme philosophie du quinquennat, est bouleversée par une campagne qui la déstabilise.

 

Tous les repères-partisans ou idéologiques s'effondrent

 

Depuis deux mois, la campagne est déjantée ! On parle désormais de "cabinet noir" et de "scandale d'Etat". La campagne connaît une escalade pathétique témoignant du système de défense choisi par F. Fillon tentant de sortir du piège où l'ont enfermé ses propres erreurs, fautes et déboires. La rhétorique argumentative est classique : chronologie trop ciselée pour être le fruit du hasard, complot au sommet de l'Etat, machination et manipulation au plus haut niveau, mise en accusation verbale du Chef de l'Etat et dénonciation, dans la tradition de l'imaginaire du complot, d'un cabinet noir à l'Elysée. De quoi semer le trouble dans l'esprit de l'électorat. C'est dans ce contexte lourd que tout est sur le point de déjanter jusqu'à nous mettre sur la voie - attristante mais réelle - d'un "Trumpisme" à la française, c'est-à-dire, la réduction de la politique aux affaires, les insinuations sans preuves, les affirmations hyper-médiatisées (dans une véritable hystérie médiatique) et généralement sans fondement. En un mot déni de réalité et mépris des idées.On comprend, dès lors mieux J.L. Debré quand il qualifie cette présidentielle de "pathétique" et de "gâchis" aboutissant peut-être à "une explosion généralisée de la droite et de la gauche", posant ainsi dès maintenant la question de la composition de la future majorité aux législatives de juin 2017 : va-t-on vers une "République du Centre" ; vers un gouvernement "d'union nationale" ou de "concentration républicaine" ; vers une cohabitation inédite ou vers une VIème République primo-ministérielle ? En tout cas la Vème République ne sera plus jamais comme avant ... n'est pas De Gaulle qui veut !