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En finir avec le cumul d’indemnités !

 

Au lendemain du premier tour de la primaire, on décortique la surprise ou on analyse son échec. Et, enfin, on commence à lire le programme des candidats. Beaucoup évoquent le problème des « élus à vie », mais peu osent vraiment opter pour une réponse radicale. Devant la charge administrative croissante, il a été décidé d’empêcher certaines combinaisons de cumul comme député-maire ou député et président d’une intercommunalité. Mais la nouvelle loi organique N°2014-125 n’évoque pas deux points fondamentaux de la vie politique française : le cumul dans le temps et le cumul d’indemnités. Combien de maires, de parlementaires sont élus depuis 15, 20 voire 30 ans ? Comment peut-on encore apporter quelque chose à une fonction après tant d’années ? Comment ne pas être usé, sans idées, sans envie de changement surtout, après s’être si confortablement installé dans une routine ? Dans toutes les enquêtes d’opinion (celles-ci sont peut être fausses aussi ...) il est indiqué que les Français sont majoritairement favorables au non cumul des mandats dans le temps. Cette réforme est vue comme pouvant apporter du renouvellement et de nouvelles idées dans une sphère politique bloquée.

 Il faut en finir avec ce principe source de dépenses inutiles

Mais ne faut-il pas aussi imposer de la sobriété financière à nos élus ? Les différentes réformes territoriales avaient pour objectif de réduire le mille-feuille mais, au final, rien n’a été supprimé . Nous avons même réussi à créer un échelon supplémentaire : les métropoles ! Avec les syndicats mixtes, les sivoms, les inter-communalités, les sous-directions de ceci et les missions locales de cela, le nombre de postes disponibles pour les élus sans vote est considérable et souvent rémunérateur. Nous devons en finir avec ces indemnités à étages. Par exemple, un maire, vice-président dans une intercommunalité et président d’un syndicat local touchent trois indemnités qu’il peut et, c’est un comble, moduler à souhait pour échapper à l’impôt sur le revenu ! Pour avoir des élus plus proches de la réalité des Français , il faut en finir avec ce principe source de dépenses inutiles. Pour des raisons de copinages ou de besoins électoralistes, certains syndicats ou organes publics restent ouverts en dépit du bon sens, même parfois, au détriment du service rendu au public. Les cumulards ne devraient-ils pas seulement toucher une indemnité de l’échelon le plus élevé ? Par exemple, l’intercommunalité pour un président d’EPCI / maire . Les autres activités seraient ainsi bénévoles. Du coup, les décisions seraient peut-être plus partagées et les futures réformes territoriales probablement regardées avec un autre œil différentMais demander à des élus de réformer un régime qui les fait vivre, est-ce possible ? On peut craindre que le conflit avec son intérêt ne produise que l’immobilité.