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Trump rit vraiment ?


La semaine était placée sous les trois couleurs:bleu, blanc, rouge et quelques étoiles. Pas même désigné par son parti, au départ, le fabuleux destin de Donald Trump l'amène à être élu face à Hillary Clinton. Politiquement parlant une leçon de cynisme à été donnée. Cette dernière enfin choisie, en 2008 elle avait connu une déroute face à un nouveau... Obama,  et après s'être défait, non sans mal, de Bernie Sanders, n'a su être assez convaincante. Certes Trump a fait sa campagne. Mais il est à noter qu'au delà de la première difficulté qu'est de succéder à un double mandat d'un président de son propre camp, puis de la deuxième celle d'être une femme, puis de la troisième celle d'incarner le pouvoir depuis 20 ans, la quatrième celle du FBI qui intervient à moins de 7 jours du scrutin, la cinquième ne peut être oubliée: l'impopularité. Alors on peut toujours dire que Clinton a recueilli 200 000 votes de plus que Trump, il n'en demeure pas moins que les règles étaient connues des candidats. Pour être plus léger, imaginerait-on un tennisman réclamer le gain d'un match car il a marqué plus de jeux que son adversaire ?

La pasionaria du FN, elle, tente toujours de dédiaboliser

Hillary Clinton n'a pas su rassembler nombre d'abstentionnistes. 49% pour ce type d'élection, c'est proprement hallucinant. Je m' étais avancé la semaine passée par dépit face à l'ignominie des dires répétés du milliardaire. Je respecte le choix souverain des citoyens américains, cela s'appelle la démocratie. Les médias français n'ayant eux, tous ou presque, envisagé qu'une issue féministe à cette election, se chargent maintenant d'extrapoler la situation à notre pays pour mai 2017. Aucune autocritique, rien, même pas une analyse contradictoire des prévisions sondagières, et on continue comme si de rien n'était. Comment ne pas voir Marine Le Pen élue désormais ?....ça va faire vendre mmmm ! Thomas Guenolé, politologue, analyse tantôt que rien n'est aussi certain: car là où Donald Trump surjouait les attaques frontales polémiques et ordurières, la pasionaria du FN, elle, tente toujours de dédiaboliser, en lissant son discours. 

En 2017, la population se sent ici aussi abandonnée

Si l'on fait un rapide tour d'horizon: la primaire à droite n'a pas donné son verdict, même si l'on voit la deuxième roue du tandem de 2007-2012, Francois Fillon, se rapprocher sensiblement dans les sondages avant le premier tour. De son côté, la probité personnelle du chef de l'Etat sortant, François Hollande, ne garantit rien dans l'opinion publique. Son action, ses promesses dès 2013 sur la courbe du chômage, ses figures de styles linguistiques d'entre deux tours et ses sorties nocturnes en scooter, sans compter Cahuzac etc... l'ont laminé. Qui pourra endiguer la montée du populisme nationaliste tel que l'on peut l'observer actuellement ? Je n'ai pas la solution magique. Mais s'entêter à penser que "les Français n'oseront pas..." ce n'est pas rendre service à notre pays. Le cas de figure de 2002 était exceptionnel. En 2017, la population se sent ici aussi abandonnée. Et pas seulement dans la France profonde. La crise couve depuis 2005: le résultat du référendum sur la constitution européenne et la ratification du traité de Lisbonne par le seul parlement. Les traités de libre-échange semblent être la nouvelle version du " je me fous des peuples" qui prévaut au niveau européen. Pour le CETA, une cour de justice spéciale pourra être saisie et faire casquer un Etat, c'est à dire nous, si une entreprise trouve que telle ou telle politique va à l'encontre de ses intérêts ! C'est faire perdurer le système tel qu'il a fonctionné durant la crise de 2008 avec les banques ... Aucun refus français ! Juste la Wallonie s'est faite entendre !

Et l'on s'étonne du refus du système politique français traditionnel actuel ? Celles et ceux qui comptent sur le fait que le parti de Marine Le Pen fasse déjà parti du "système" ou "l'establishment" aux yeux des citoyens se mettent le doigt dans l'oeil, passez moi l'expression. Vouloir gagner par dépit cette élection de mai 2017, comme en parti le fut 2012, est aujourd'hui non plus un pari risqué mais bel et bien de l'égoïsme pur et dur. 

Je me bats pour des valeurs...pas seulement contre d'autres ! 

 

Ne vois-je que du sombre dans le quinquennat de François Hollande ? Je me suis déjà exprimé à ce sujet, à plusieurs reprises, mais je vais ici résumer ma pensée par une métaphore. Je défends les petits entrepreneurs et artisans. Mais il y a bien une mutation qui s'est opérée avec le temps: il ne s'agit pas seulement pour eux d'être bons dans leur métier, il leur faut également être de bons commerçants, assurer leur promotion pour assurer la pérennité de leur activité. Alors celui qui vantait la "caisse à outils" n'a pas forcément un mauvais bilan, certes, mais toutes ses erreurs de communication pendant le mandat le rendent inapte pour mai prochain. Qui pour défendre alors les couleurs du camp progressiste ? Je n'en suis pas encore à ce stade de ma réflexion. Je juge comme beaucoup avoir le droit de voter par enthousiasme et non plus par défaut. 

Attention "Toute nation a le gouvernement qu'elle mérite." ( Joseph de Maistre). Mais toute la faute ne saurait incomber qu'aux seuls citoyens votants ou non; encore faut-il que l'offre soit à la hauteur. Sinon on pourra toujours crier à la Trumperie, il sera trop tard !