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Relooking extrême

Dur de reprendre cette semaine. Une météo plus que printanière sur les bords de Garonne qui m'ont vu naître ravive en moi l'envie de lecture; principalement de l'actualité politique. Depuis le succès de notre nouveau président de la République, que de retournements de situations. De l'appel de quelques élus locaux "Les Républicains" à un certain esprit constructif durant ce nouveau mandat, à la constitution du nouveau gouvernement, que de virages en épingles et autres rétropédalages. Rendez-vous compte: du choix du premier ministre, Édouard Philippe, au choix des ministres du budget et de l'économie, le duo Darmanin-Le Maire, que de surprises pour les aguerris du système de lecture à l'ancienne. Nous sommes loin de l'ouverture du gouvernement Rocard de 1988, ou du casting de celui de Fillon en 2007. Là, enfin (ou presque) un gouvernement agrégeant des têtes neuves, mais pas que debutantes et issues de plusieurs familles politiques. Peut-on dénombrer des erreurs de casting, malgré les efforts et précautions prises en amont, avant l'annonce du gouvernement ? Malgré les efforts du Canard enchainé, sur le papier pas de problème. En revanche, d'un point de vue moral, des associations nationales, comme Forces Laïques, rappellent qu'elles ont eu maille à partir avec le Premier ministre, alors maire du Havre, et l'organisation de conférences aux relents non musulmans mais islamistes. De même avec la ministre Frédérique Vidal, Ministre de l'Enseignement supérieur, de la Recherche et de l'Innovation. Madame Vidal, patronne de l'université de Nice Sophia-Antipolis, a déjà fait parler d'elle, en laissant se dérouler une conférence le 3 mars dernier sur « Les ressorts sociaux et politiques de l’islamophobie en France et dans les Alpes Maritimes ». Se cachait ainsi la démarche entreprise depuis longtemps par le CCIF qui tente d’imposer la notion d’islamophobie tel un équivalent du blasphème. "Lors de cette conférence, le CCIF sera représenté par un de ses membres niçois, Sefen GuezGuez, dont les propos publics, librement consultables sur les réseaux sociaux, sont plus qu’alarmant, eu égard à l’unité de la nation." écrivait même la présidente de Forces Laïques, Laurence Marchand-Taillade, dans son courrier adressé le 1er mars. Nouvelle tête: la jeune et pétillante Marlène Schiappa est nommée secrétaire d'État chargée de l'Égalité entre les femmes et les hommes. Sa venue de la société civile est certainement un plus, en revanche son écrit «Osez l’amour des rondes», paru en 2010, ne plaide pas vraiment en faveur du cadre de sa nomination. Oui, bien sûr, elle est plus connue pour son blog à succès au sujet du rôle de working-girl cumulé à celui de mère, cependant son opus sur les "rondes" ne sent déjà pas vraiment l'égalitarisme femme-femme: à coup de "La fellation : la spécialité des rondes", également de "bons" conseils, tel "bien se laver pour apparaître sous son meilleur jour..., cet écrit taxé à sa sortie de "grossophobe", rejaillit ces derniers jours à l'aune du poste occupé par son auteure. La recomposition est en marche, donc. Sûrement que des ajustements de casting gouvernemental interviendront dans les mois à venir. Maintenant, place aux législatives. Emmanuel Macron aura-t- il une majorité à l'assemblée nationale ? Relative ? Absolue ? Dans quelle proportion les extrêmes vont convertir leurs bons scores respectifs en représentation nationale? Comment vont résister les partis traditionnels? Les élections 2017 ont cela d'exceptionnel que le scénario n'est pas écrit d'avance. A deux semaines du premier tour rien ne semble joué. Les professionnels de la politique veulent certes faire perdurer un système classique de vie (pro) politique. En Marche semble vouloir renouveler l'expérience citoyenne. De ce fait, on assiste ébahi aux railleries des partis face aux candidats en marche: pas assez representatifs socialement... Mais qui peut stopper son activité professionnelle du jour au lendemain sans prêt d'un parti, sans finance ?... En Marche n'est même pas un parti ! Au point de n'avoir que 12 minutes d'antenne télévisuelle accordées par le C.S.A. pour toute la campagne! Bref, les #Legislatives2017 réservent des surprises avant/ pendant et certainement après le 18 juin : de Valls qui dévisse dans les sondages à Hamon qui dévisse tout court; la droite, de son côté, est au fond du trou ici ou là; l'ex sud-ouest, ex du nord et néo marseillais Jean-Luc Mélenchon nous fait une campagne à la Le Pen. D'une part, il est sur toutes les affiches dans les circonscriptions, au point que j'ai cru un moment qu'il se présentait aussi chez moi ! Tout comme... Marine Le Pen utilisait ce procédé. D'autre part, en perte de vitesse médiatique, l'édile des Insoumis s'est fendu d'une sortie (de route) verbale tonitruante contre Bernard Cazeneuve: "Oui, Cazeneuve, le gars qui s'est occupé de l'assassinat de Rémi Fraisse"... tout comme Jean-Marie Le Pen faisait pour faire parler de lui !

 

Martine Aubry : il est peut-être temps de partir à la retraite

 

Quant à Jean-Christophe Cambadélis, condamné par deux fois et thésard heureux, vient donner des leçons de morale en vie politique, sans compter Martine Aubry qui sort de sa torpeur et se lamente :" J’ai 66 ans et j’ai l’impression que tout ce que j’ai fait dans ma vie est abîmé, cassé. Tout ce à quoi j’ai cru.» Premièrement, il est peut être temps de partir à la retraite, puis il faut se poser la question en se regardant dans une glace: pour Martine, la place n'a pas été trop dure à se faire... Entre papa Delors et une magouille pour accéder au siège du chef en 2008, contre Ségolène Royal. Bref dans cette campagne, de vrais traits de caractères apparaissent. Aux électeurs de les décrypter. Oui, quelques jours encore de campagne à attendre pour une première partie de réponse sur l'ampleur, ou pas, d'une recomposition du paysage politique. Je vis donc en tant qu'observateur de cette campagne à rallonge, un dernier virage de folie. Entre le 11 et le 18 juin restera la dernière ligne droite. Nationalement, ou localement les barons et autres professionnels de la politique sentent (enfin) le vent du changement arriver. 200 députés sur 577 seront, on le sait déjà, de nouvelles figures. Plus sages ? Plus morales ? Que l'ancienne génération...ce ne seront jamais que des humains. Donc je ne me fais pas trop d'illusions quand même! A ce propos une proche me faisait la réflexion dimanche, entre la poire et le fromage, qu'avoir élu Emmanuel Macron était symptomatique d'un désenchantement, d'une perte d'idéal puisque le pragmatisme l'avait emporté sur l'idéal. Pas faux. La France s'est donné le choix entre pragmatisme et repli sur soi. Finalement les petits enfants du "no future" et enfants du "grunge" votent... Et au-delà même de mouvements musicaux et mollement politiques, les résultats de cette première consultation de 2017 montrent un besoin de changement mêlé d'inquiétudes sur les conséquences de ces dits changements. En même temps, la révolution technologique numérique, à la fois accessible à tous et absconse pour beaucoup, précipite ou entretient chaque citoyen dans une attente incertaine. Je m'explique en un exemple: des sites et applications de mise en relations interpersonnelles: blabla car, airb'n'b (...non : ni badoo, ni adopteunmec.com) prennent une telle ampleur que leur modèle économique amoral prend le pas sur leur modèle "philosophique" de base: collaboratif. Demain est fait de quoi? En attendant ce jour suivant, le remue mena(in)ge est général. Donc économique politique et même sociétal. Les recettes pour un éventuel succès? Des résultats! De l'apaisement sociétal et moins de chômeurs. Mais aussi une image de la France sur le plan international qui soit redorée, avec sur le plan intérieur un minimum de couacs. A cet effet, la raréfaction de la parole présidentielle est un bon début; la moralisation de la vie politique, avec les propositions de René Dosière remises à François Bayrou, chargé de ce grand dossier, est aussi un bon début . J-12: il est intéressant de scruter avec attention les réactions des citoyens face à l'offre politique pléthorique pour ces législatives: 7882 candidats, 14 candidats en moyenne par circonscription. Comment les "anciens" manoeuvrent pour limiter la casse ? Comment les candidats de la République En Marche, peu ou pas connus, vont être choisis... ou pas? Verdict ...tac...tic..tac