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Protocole commotion politique

Choc, cartouche, déferlante, raz de marée, tsunami, ouragan, KO technique...quelque soit l'origine du vocabulaire emprunté, tous les observateurs sont unanimes : La République En Marche a rebattu toutes les cartes politiques en ce début 2017. Celles et ceux qui pensaient que l'attachement territorial permettrait de résister se sont faits balayer par cette recomposition inédite. Restent quelques "Républicains" ici, insoumis là ou encore nationalistes disséminés. Incroyable ! Les scenarii les plus pessimistes ne pouvaient vraiment ni prévoir ce dégagisme, ni l'abstention record de ce premier tour: 51% environ. Plus d'un français sur deux ont préféré la pêche, la sortie dominicale ou le refus de choisir ... Pourtant en moyenne quatorze candidats postulaient par circonscription. Bref les médias en mal d'analyse pertinente, dès mardi, ont commencé à pondre des articles du type: "les macronistes ne rassemblent que 13,5% du corps électoral". La seule analyse valable est que le FN avec plus de voix que la France Insoumise devrait avoir deux à trois fois moins d'élus au parlement. Jean-Luc Mélenchon lui n'a pas hésité à critiquer "le culte de la personnalité" d'Emmanuel Macron. Si si, moi qui pensais que lui même se présentait dans ma circonscription, dans celle du 18eme à Paris avec deux remplaçants en photos médaillon, en plus de celle où il s'est parachuté à Marseille. Bref une réelle hécatombe pour les socialistes du numéro un à Benoît Hamon au numéro trois Borgel ... Que de gamelles mémorables. J'ai vécu d'assez près celle énorme de 1993, je peux vous assurer que celle-ci va laisser des traces: immobilières d'une part. Le marché parisien est déjà en ébullition rue de Solférino. D'autre part à Pôle Emploi avec un afflux de néo chômeurs dû au plan social d'après premier tour. Je n'évoque même pas le sort plus tragique des permanents qui vont devoir partir cure d'austérité en vue oblige. Les rebondissements spectaculaires inédits, les coups tordus dignes des (pires) telenovelas et autres séries américaines des années 80 auxquels nous avons assisté depuis plusieurs mois et même depuis plusieurs années à gauche pour commencer ont lassé les électeurs. Non les frondeurs n'ont pas récupéré les fruits de leur stratagème pourri. Exit ces opposants de pacotille ! A droite les divergences entre tous n'ont pas plu à l'électorat qui a sanctionné globalement les caciques locaux. Même si certains d'entre eux résistent pour un second tour. Le FN s'écroule en un mois. Eux habitués à n'avoir qu'une tête qui dépasse ont réussi en moins d'un mois à faire apparaître toutes leurs dissensions : la nièce qui recule, le vice-président Florian Philippot qui s'écarte, jusqu'au maire de Beziers qui flingue avant le second tour des législatives.

 

Le FN s'écroule en un mois

 

La France Insoumise fait une percée honorable. Toujours derrière son chef de filev: pas de rupture, de dérapage, résultat un second tour qui peut s'avérer payant pour cette nouvelle force. Les autres de l'UPR à DLF: la Bérézina... aux oubliettes de ces législatives. Alors se pose les questions d'une part de l'homogénéité de La République En Marche, d'autre part de sa pérennité dans le temps. Son apparition aussi soudaine que victorieuse en 2017 peut-elle être la base d'une installation durable dans le paysage politique français ? Ou tout au contraire qu'un "one shot" pour ces échéances ? De même pour la "France Insoumise". Ces deux Objets Politiques Non Identifiés ont une particularité commune: être née à partir d'un leader. Pour LREM ce chef est devenu président de la République. On peut estimer que l'obsolescence programmée du mouvement, demain parti, a déjà débuté. Au mieux sept à dix ans. Pour la France Insoumise, la limite sera celle de l'âge du capitaine. Celui-ci est loin d'être un quadragénaire ... si ce n'est du nombre d'années de mandats. Bien heureux celle ou celui qui prétend donc avoir la réponse aujourd'hui. Ce qui va être à scruter ce sont les répercussions locales de cette recomposition. De même que les prises de positions hier discordantes sur tel ou tel sujet : LGV, urbanisme ou culture et demain porter un discours clair d'une vision commune avec cette disparité de sensibilités. Bien sûr, si les résultats dans le champ de l'emploi sont réellement positifs, avec une baisse durable du nombre de chômeurs, si les résultats sont positifs et ferme dans le domaine de la transparence de la vie politique, alors les citoyens seront les premiers à reconduire cette structure nouvelle. Gare cependant à ne pas se laisser happer par les médias qui n'auront de cesse d'attiser les antagonismes passés pour essayer de créer discorde et concurrence entre personnes: élus, ministres. Vigilance pour cette équipe qui ne manque pas d'étonner, surprendre par l'ampleur de ses victoires annoncées et vérifiées; car à susciter beaucoup (trop) d'espoirs la chute n'en pourra être que plus dure, difficile et même mortelle. Alors vivement dimanche pour clore ce chapitre, très long, démocratique. Et vivement les actes gouvernementaux, que je ne manquerai pas de commenter. En attendant allons voter. Non vous n'êtes ni "à vomir" ni "des fainéants", mais il nous appartient à tous de faire vivre notre démocratie. Répondons présent à l'appel, ce 18 juin !