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Pronostics ? Heu..non !

Chacun sait combien il est dur de faire des prédictions par les temps qui courent. Même animé d'intentions louables, imaginer un raz de marée des candidats marcheurs ou un effondrement de la France Insoumise n'est pas de mes compétences. Bien sûr, semaine après semaine, j'analyse comme tout un chacun un bouleversement, chamboulement de l'ordre politique établi en France depuis le début des années soixante-dix. Une recomposition semble s'opérer. L'élection d'Emmanuel Macron en est une preuve tangible. Le résultat de cette consultation des législatives devrait normalement accréditer ce changement. Cependant, un match n'est jamais joué avant le coup de sifflet final. Par ailleurs, n'ayant jamais gagné à la loterie nationale, même avec trois numéros, je ne vais pas me hasarder plus que de raison. Alors, je vais me retrancher derrière la connaissance des personnes qui se présentent. Leur probité (intellectuelle et personnelle) , leur proximité (avec les citoyens) et pour les sortants leur puissance (de travail) et leur (taux de) présence. Une sorte de règle des 4 P. Cette grille de lecture me permettrait de juger au mieux parmi les quelques quatorze candidats en moyenne par circonscription. Ainsi dans mon département de la Haute-Garonne, les électeurs pourraient penser que Catherine Lemorton sur la première et Gérard Bapt sur la deuxième circonscription répondent à ces critères. Comme l'a prôné dès 2007 Catherine Lemorton, le mandat unique de député suffit à occuper son monde. Les citoyens français souhaitent aujourd'hui des élus impliqués. Je ne souhaite voir a l'issue du prochain mandat de telles disparités comme celles comptabilisées sur le site: nosdeputes.fr. Je mets à part les cas tels que celui de feu Henri Emmanuelli. Au demeurant, je note que lors de cette campagne, certains oublient comment les socialistes n'ont ni exclu ni mis de côté certain(e)s elu(e)s entre 2012 et 2017 pour arrêter l'hémorragie de leur majorité au Palais Bourbon après la desertion des ecolos et le montage du collectif des frondeurs. Et ceux là viennent aujourd'hui avec des insinuations perfides attaquer tel ou telle pour leur manque d'assiduité qui servait bien les intérêts de feu leur majorité. Que n'écrirait-on pas parfois dans l'espoir d'un boulot si d'aventure le second tour de ces élections était favorable.

L'émergence de nouvelles têtes et talents

Cette politique à l'ancienne, certes ancrée, mais aussi marquée va-t-elle encore faire recette ? Pour revenir à mon département donc, l'émergence de nouvelles têtes et talents chez "la République en marche" et même chez la "France Insoumise" est patent. Ainsi sur la neuvième circonscription où un notable socialiste parisien fut parachuté, avec succès en 2012, le nommé Christophe Borgel aura fort à faire avec une deux autres gros poissons candidats, dont l'ancien directeur de campagne présidentielle de Jean-Luc Mélenchon, Manuel Bompard, et la marcheuse, ancienne journaliste Sandrine Mörch. Dans la dizième, attention au vent d'Autan. Kader Arif ne va pas, c'est peu dire, profiter de l'élection présidentielle comme en 2012. Cette fois, les maires de Castanet-Tolosan et Saint-Orens de Gameville plus un candidat marcheur seront présents sur sa route. Route qui ne fut pas si droite depuis 2012: avec une sortie de virage gouvernementale dont tout le monde se souvient encore. Faire des pronostics même pour les présences au second tour est périlleux. Les scores du FN, la mobilisation vont être autant de facteurs déterminants. Gageons que les citoyens sauront au moins se débarrasser au premier tour des coureurs de dotes publiques. Qu'ils sauront éloigner du podium le ou la candidat(e) le(a) moins clair(e). Que nous n'ayons plus de "balkanisation" de cette échéance électorale.