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Paris Paname !

Ma vie est trépidante cette année. En reprenant mes études j'ai donc un pied à Toulouse et un pied à Paris. J'aurais pu vivre des moments importants de la vie de notre pays, pourrait-on penser. Mais bizarrement, les affres de la vie quotidienne, de la recherche de documents pour mon mémoire, les examens ont eu raison de ce fol espoir. Pourtant, cette semaine encore que de choix dans l'actualité. En premier lieu: la rentrée parlementaire, le congrès de Versailles, le discours de politique générale d'Édouard Philippe, Benoît Hamon qui déserte ... Avec mon esprit retord, les pitreries de Mélenchon et sa bande pour son arrivée à l' Assemblée nationale tenaient la corde pour être le sujet central de cet éditorial. Cependant, une page de la vie des Français s'est tournée. Madame Simone Veil s'en est allée. A 89 ans, une icône du XXème siècle, tant du point de vue historique que citoyenne ou politique est allé rejoindre d'autres cieux. Je suis né en 1973, et n'avait qu'un an passé quand sa loi sur le droit des femmes à disposer librement de leur corps est passée. Cette période là, je n'en suis qu'un enfant. Mais quelle révolution ! De cette dame, j'en ai appris beaucoup en troisième et terminale. Quand j'ai participé au concours de la Résistance et lorsque j'ai passé mon bac. De même, lorsque grâce à mes parents, je visitais jeune des camps de concentration pour apprendre l'histoire contemporaine de mon continent. Puis en 2013, en tant qu'élu je me rendis à Auschwitz-Birkenau lors d'un voyage du souvenir. Jai perçu l'horreur, l'industrie de la mort à nos portes ... dont Simone Veil est revenue. Cette grande dame savait ce que se rebeller, être Insoumise voulait dire. Survivre à la Shoah et marquer son pays et le continent européen de son empreinte impeccable par son parcours tant marqué par sa loyauté que tourné vers l'intérêt général: voilà son héritage ! En 1974 elle devient une ministre femme ... oui la première depuis 1947. On est loin des 42% de femmes élues à l'assemblée nationale de 2017 !

Benoît Hamon qui déserte

Sa loi sur la libéralisation de l'avortement date de 1975, donc. En 1979, elle est élue présidente de l'Europe. En 1998, elle intègre le conseil constitutionnel et en 2008, entre à l'académie française. Née en 1927, elle sera déportée avec sa famille à Auschwitz-Birkenau puis Brobeck et Bergen-Belsen. 18 ans en 1945...Voilà son départ dans la vie. A-t-elle pour autant créer buzz et semi scandales pour exister ? Non cette admirable personne a combattu pour être indépendante et travailler. Son travail et son oeuvre humaine et législative parlent pour elle. Pas de pseudo rébellion à coup de refus de port de cravate pour "faire peuple"! La dignité et le courage ne se définissent pas seulement à coups de mentons et de gueule. Cette dame jusqu'au bout de sa vie rappelle ce principe fort. Jamais elle ne plia face à ses con-génères des bancs de l'assemblée qui osaient tout dire, jusqu'à l'ignoble en mélengeant réflexions sur la loi IVG et son passé de déportée. Alors oui, c'était une femme exigeante. Oui c'était une femme aux colères terribles. La médiocrité elle execrait. Et oui j'ai fait partie de celles et ceux qui ont demandé tout de suite que Simone Veil rentre au Panthéon. Et je mesure par contraste la nullité de combats menés à l'ombre des sièges en velours du Sénat puis de Strasbourg et aujourd'hui de l'assemblée nationale. Les pitreries et gesticulations oratoires des pieds nickelés de la soit-disant "gauche" sont de bien mauvais goût à l'aune de la vie de cette personnalité politique qui nous quitte. Merci madame. Merci d'avoir démontré combien des combats politiques ne se gagnent pas en se faisant faux chef de pseudos insoumis, rétribué par le peuple depuis 40 ans, mais bien en se mettant à son service et menant de justes combats au mépris de conséquences personnelles parfois même très traumatisantes. Aujourd'hui un hommage national lui était rendu. J'étais en examens finaux. Encore une occasion manquée de vivre un moment d'histoire, résidant sur les lieux à ce moment précis, pensais-je. Pourtant l'hommage je le lui ai rendu. A ma manière. En pensant à elle. A sa famille si meurtrie voilà soixante quinze ans. A son oeuvre début des années quatre-vingt pour que l'Europe vive en paix. A son combat pour l'égalité homme-femme. Et c'est donc à travers ce modeste éditorial que j'ai décidé de coucher toutes ces impressions, ces pensées. Et pour rappeler aux populistes de tous les bords que les combats dits politiques, on les mène avec de réelles convictions sans effet d'actor-studio. Et le résultat en est d'autant plus probant ! Au revoir Madame.