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La transition égologique

Quel dimanche ! Oui il y a six jours à 20h, on a appris que les sondages n'avaient pas menti. On a même appris qu'avec exactitude les deux finalistes étaient désignés. D'un côté Marine Le Pen, de l'autre Emmanuel Macron. Premier enseignement Emmanuel Macron est premier au sortir du premier tour ; troisième François Fillon et quatrième Jean-Luc Mélenchon. Deuxième enseignement, les partis traditionnellement de gouvernement ne sont pas au second tour. Cinquième Benoît Hamon talonné par Nicolas Dupont-Aignan. Troisième enseignement la raclée historique du PS va laisser des traces. Et le leadership à gauche a changé de bord. Les "Insoumis"ont supplanté les "frondeurs". Reste qu'en finale sont confrontés deux candidats à l'univers et à l'histoire totalement différente. L'un que l'ont dit héritier de François Hollande est novice sur la scène politique française avec moins de trois ans de vie publique, et un mouvement autour de sa candidature créé il y a tout juste un an. L'autre fille de son père, fondateur du Front National début des années soixante dix, déjà présente sur la scène politique depuis plus de 20 ans, et en est à sa seconde campagne présidentielle. Les faits sont là. Les faits sont têtus, certes, mais il faut le rappeler, tant beaucoup essaient de gommer, et pas qu'avec photoshop, les aspérités de la personnalité intrinsèque du FN.

 

Mélenchon : comme s'il refusait d'avoir perdu ...


Parmi eux, une déception monumentale ! Le sieur Mélenchon... déjà dimanche soir,  il a fait des simagrées pour attendre jusqu'à minuit les résultats complets. Comme s'il refusait d'avoir perdu ... de peu... mais perdu malgré un bon score par rapport à 2012. Comme un gosse qui n'admet pas et ne reconnaît pas sa place dans la défaite. Il a ensuite, à mes yeux, perdu une immense crédibilité lorsqu'il s'est permis de tergiverser une première fois quant aux consignes de vote éventuelles pour le second tour. Arguant du besoin imminent de consulter sa base de 400 000 militants avant de s'exprimer, alors qu'il s'est autodeclenché seul pour partir à l'assaut des présidentielles. Par ailleurs, ce brave Jean-Luc, qui en 2002 appelait à voter sans restriction pour Jacques Chirac et ses affaires, refuse d'appeler à voter pour Emmanuel Macron. Il est honnête, jeune... ça doit faire trop ? Tel le populiste qu'il est, le camarade Mélenchon n'a pas hésité à flinguer la presse qui a osé parler des modestes (euphémisme) soucis du Vénézuela, pays qu'il cite en exemple. Et de surcroît tel le mauvais perdant qu'il est, il ose mettre sur un même pied l'extrême droite et dit-il "l'extrême finance" pour justifier de l'absence de consigne de vote contre le Front National. Résultat, le FN fait des appels du pieds aux "insoumis" dont 10% déjà sont prêts à voter pour Marine Le Pen ! Décidément Plantu avait cent fois raison quand il caricaturait Mélenchon et Le Pen côte à côte délivrant un discours a priori différent mais au fond identique. Le pseudo homme de gauche avait râlé tant et plus et pourtant....la preuve en est faite #CQFD. L'égoïsme l'emporte sur la raison. La colère et l'espoir de qualifier pleins de députés restent comme moteur. Bref sur l'autel de la République on sacrifie ses valeurs originelles. Ce n'est décidément plus ma gauche.
L'homme ne s'efface pas devant les résultats même s'ils sont avérés. Mélenchon préfère laisser le pays a un potentiel désastre le 7 mai... Pour en tirer quelques marrons du feu ? Après tout il a assez pour voyager en première classe... il "a passé l'âge de se casser le dos en économique". Sauf que sauf que l'intérêt du pays c'est le seul qui doit prévaloir à l'issu du premier tour. Et même si l'on doit se retrouver à voter comme un Fillon ou un Juppé, ce n'est pas une tare. Après tout vous, nommés les "Insoumis", avez bien accepté dans les 19 % des voix des votes d'électeurs du FN qui ont tourné... ! Ce qui attend la France le 7 mai est historique. Et ce qui déplaît à ce chenapan de Mélenchon est d'en être privé. Il va devoir être spectateur, commentateur peut-être, mais surtout pas acteur. Et c'est ce qui le rend si triste et aussi boudeur.

 

Je conjure les votants de ma belle et grande ville rose de ne pas tourner rouge brun !

 

Son mouvement va droit dans le mur du populisme démagogique. Il sait qu'il n'aura plus trop d'occasion de jouer les premiers rôles, vu son âge... Quoiqu'il en soit, même si Manuel Valls l'a dit avec son flegme ( re euphémisme) habituel, il est clair et de plus en plus réel: le phénomène d' irréconciliabilité de deux gauches. Jean-Luc Mélenchon est ici un porte-parole de ce mouvement de tectonique. Tout cela sur fond idéologique, croyez-vous ? De pensées politiques philosophiques ? De profondeur de pensées économiques ?...vraiment ? De quoi alors ? Si ce n'est d'ego mal placé ! J'ai honte oui. Car en cas de duel Mélenchon vs Le Pen, je n'eus pas hésité dans ces lignes. Au nom de la survie de la République, au nom des valeurs humanistes que ne promeuvent pas le FN, j'aurais écrit et appelé à voter pour Mélenchon. Mais peut être ai-je mon ego placé en dessous des intérêts de mon pays... ?! J'ai honte de cet homme et de ce qu'il engendre. J'avais honte déjà de certains de ses accompagnants. Celles et ceux qui par clientelisme électoraliste foulent allègrement aux pieds leurs valeurs dites de gauche pour laisser libre court à quelconque manifestation obscurantiste ici ou entorse à la loi de 1905 là.

Même si à Toulouse, il a reçu un soutien populaire dans les urnes, je conjure les votants de ma belle et grande ville rose de ne pas tourner rouge brun ! Bonne fête du travail lundi !