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Hamon, c'est plié ! Place à Macron ?


Ce soir, je suis rentré précipitamment de mes courses pour assister au match. Quitte a déplaire à mon ami Philippe David (animateur de Sud Radio), il ne s'agissait pas de me coller devant Nancy-Monaco, la seconde demi-finale de la Coupe de la Ligue de football. Je ne voulais rater sous aucun prétexte le débat entre Benoît Hamon et Manuel Valls. Car oui, ce seul débat d'entre deux tours des primaires était prometteur. Sur le papier, vu le début de semaine, l'affiche de la finale des primaires citoyennes valait bien une affiche du dernier carré du championnat du monde de handball. Alors voilà, mon bol de soupe prêt, le plateau repas rempli, la banane sur le côté, je me suis attablé face à Bensaïd, Bouleau et Pujadas et nos deux finalistes: Hamon et Valls. Avant de commenter ce comb....pardon ce débat, il faut revenir à l'actualité de ces derniers jours : Claude Guéant a pris un an ferme, Paul Giacobbi trois ans fermes, et maintenant on a appris que Pénélope Fillon aurait inventé le télétravail pour 500 000 euros bruts en huit ans. Et contre-feu ou pas, Emmanuel Macron aurait usé de 120 000 euros pour lancer En Marche....d'après deux élus LR...comme par hasard. Bref, ce débat arrive à point nommé. Des sujets comme l'économie ou la base républicaine de notre vivre-ensemble ou encore les rapports avec l'Europe étaient au programme. Outre les soutiens des autres candidats reçus par chacun des protagonistes, dont il faut bien reconnaître que le report mathématique des voix correspondantes semble être largement favorable au plus jeune des deux impétrants, des soutiens peopolo-économiques se sont portés sur Benoît Hamon. Ainsi Edward Snowden et dix économistes dont Thomas Piketty se sont prononcés pour le breton frondeur. Cependant, sur les dix spécialistes, combien avaient prévu la crise de 2007-2008 ?...

 

Benoît Hamon est venu avec des propositions sur tout

Bon revenons à ce grand moment d' "Actors-studio" : qu'il s'agisse de sa prise de position sur la loi de 2010, concernant le port de la burka, ou plus récemment après le sujet en caméra cachée réalisé par "La brigade des mères" de Nadia Remadna dans un café de la banlieue parisienne (Sevran), sans oublier les agissements de son porte-parole Alexis Bachelay qui fricotte avec le CCIF et ce genre de personnages troubles, Benoît Hamon partait donc avec un sérieux handicap concernant la loi de 1905. Face à un Manuel Valls qui rappela que sa laïcité était celle de "Caroline Fourest et Élisabeth Badinter", le breton socialiste a récité ses fiches et fait le cador en interrogeant l'ensemble de l'assistance sur l'article 31 de la dite loi, et affirmant, enfin, qu'aucun territoire, ni endroit de notre pays, ne doit être interdit aux femmes ! Mais le cours Florent de la rue Solférino n'est pas au top. Ou alors Benoît Hamon n'a pas suivi le MOOC théâtre en entier. Bref sur un basique de la République, un plantage total : les paroles bien apprises furent débitées sans émotion. De son côté Manuel Valls avait beau avancer chaque argument terrible, son adversaire se bornait à réciter platement sa fiche trop vite rédigée. Puis le verset économique vit encore une empoignade de première importance. Le revenu minimum universel a encore cristallisé les échanges. « Cela n’aura pas lieu (...) c’est une sorte de provocation fiscale », « Je ne crois pas que ce programme puisse être réalisable »....pardon ceci étaient les paroles du premier soutien de Benoît Hamon, Arnaud Montebourg. Si le financement de ce "merveilleux" projet plein d'avenir qui a "ravi" trois des quatre premiers protagonistes du premier tour des primaires (Peillon, Montebourg et Valls) laisse à désirer, le débat de ce soir n'a pas apporté de réponse. Beaucoup de paroles et trop peu de concret !  Un des rares points d'accord fut sur le sujet des dépenses militaires imputées au budget des dépenses publiques françaises alors que la défense européenne est inexistante, et la France s'y substitue. Donc notre pays paie deux fois la note. Budgétairement parlant et en termes de dépassement du budget au dessus les 3% de déficit (critères européens) !

 

Valls : Sa laïcité est celle de Caroline Fourest et Élisabeth Badinter

 

Sinon Benoît Hamon est venu avec des propositions sur tout. A l'ancienne: l'éternelle gauche qui promet tout et même plus... Et qui ne pourra pas ou peu mettre en pratique ces mirifiques promesses. C'est bien beau de vouloir "négocier avec les banques", pour autant le dernier qui nous a vendu le "mon ennemi c'est la finance", on a vu le résultat... Alors au "on rase gratis de 2017 à 2022", s'est opposé la "gauche responsable", avec beaucoup moins d'utopie... Bien terre à terre, peut-être trop ? Manuel Valls et son autorité incarnant cette posture ne donne pas à rêver c'est vrai. Mais le but de ces primaires est bien de désigner qui va potentiellement diriger le pays, et non qui va être le meilleur scénariste de science-fiction politique de gauche ! En conclusion, les finalistes ont exprimé leurs sensibilités politiques ultimes: l'un s'est déclaré plus proche de Jean-Luc Mélenchon, l'auto-déclaré candidat, soutenu par Clémentine Autain et son association Ensemble qui s'accoquine avec le CCIF et le PIR. L'autre souhaitant un rassemblement des forces progressistes incluant Hamon et ...Macron. Bref juste après le débat, un sondage jugeait Benoît Hamon plus convaincant à 60%, alors que Manuel Valls ne totalisait que 37% du panel. A moins d'une exceptionnelle circonstance, aléa jacta est...le gagnant de dimanche semblerait bien être Benoît Hamon. Aura t-il le même score que Fillon face à Juppé: 60-65% à 35-40 ? La malédiction des premiers ministres semblerait donc, encore une fois, se confirmer. Le PS aura réglé son congrès par anticipation. Mais le gagnant réel devrait être Emmanuel Macron. Déjà de nombreux élus désertent leur parti, comme la sénatrice Françoise Laborde du PRG, avant même le second tour pour rallier le jeune candidat. Pour ce qui me concerne, je serai fidèle à mon engagement militant et participerai au second tour des primaires. Mais il est certain que je ne me rangerai jamais derrière un candidat, dit de gauche, aussi trouble sur la question centrale de notre République que représente à mes yeux: la laïcité. Galvauder ce principe, quand on se dit de gauche, est pour moi rédhibitoire !

Je verrai donc dès lundi quel type d'activité physique je souhaiterai adopter, pour les mois à venir. La marche ou la plongée sous-marine. En général, je reste assez terre à terre....un indice peut-être ?