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Gentil oui, mais pas trop

Cette semaine était marquée par la journée de la gentillesse. Cela est même tombé le jour du deuxième débat des primaires de la droite, du centre et de la religion politique. Cependant, je vais essayer de vous narrer ces derniers jours d'actualités politiques sans être bougon. De là à en devenir gentil ... Régulièrement, on cite les Etats-Unis comme le modèle politique à ne pas suivre: trop de communication, trop de racisme/populisme etc. Je suis loin d'être atlantiste, toutefois je m'incline devant ce peuple à l'histoire contemporaine marquée par la lutte contre le racisme et l'égalité des droits, ainsi que par le choix par deux fois de Barack Obama comme président. Si aujourd'hui une partie des Américains sont partants derrière un mégalo-populiste, l'autre partie a tout de même qualifié une femme qui pourrait bien l'emporter la semaine prochaine. 

Ici nous sommes plutôt en passe de qualifier d'un côté, un repris de justice, un tricheur (26 millions d'euros pour les dernières présidentielles), et d'un autre, le président sortant qui n'a jamais rien su décider, pas même l'orientation à donner à sa vie privée. Face à eux, la guide suprême du FN, la PME d'extrême droite, qui se rêve enfin aux plus hautes fonctions; ou le boulet... rouge de la gauche: le sieur Mélenchon. Quant aux Verts, la déliquescence de leurs discours combinée à l'invisibilité de leurs "leaders" n'en font pas des challengers crédibles. Il reste à savoir si les électeurs de droite vont avoir la gentillesse de faire dans le neuf ou se vautrer dans la seconde voire troisième main. Sachant que tous, sauf Poisson qui suffoque plus qu'il ne surnage, ont un programme économique délirant : une baisse drastique du nombre de fonctionnaires avec une augmentation sensible du nombre de policiers, juges, gardiens de prisons, infirmières... Bref, que des fonctionnaires. Le débat des primaires de la droite, tout de même retransmis sur ITélé malgré la grève, n'a donc pas été marqué par un excès de gentillesse entre candidats. Le débat d'idées a-t-il eu lieu, me dites-vous ? Comment dire pour rester gentil... Heu relativement absent: un trop long moment fut consacré au maire de Pau... Le MoDem, dernier fantasme de les Républicains. On aura tout vu. Le "Tous sauf Sarkozy" est une machine perverse qui pourrait bien se retourner contre ceux qui l'ont actionnée. Le martyr que devient ce tricheur de haute volée d'ex pourrait en devenir sympathique aux yeux des électeurs au moment du vote.

Le "Tous sauf Sarkozy" est une machine perverse qui pourrait bien se retourner contre ceux qui l'ont actionnée

Il restera aux électeurs de gauche à choisir de remettre le couvert avec un être doué plus pour la discussion avec les journalistes ou le reclassement d'énarques, si possible de sa promotion, que pour mener une politique claire et lisible et surtout "irréprochable". Ou d'avoir aussi la gentillesse en janvier de choisir du neuf entre deux lignes: l'une plus à gauche et l'autre plus radicale républicaine. On attend désormais la composition du menu des primaires à gauche: les cadors Bennhamias, de Rugy, Filoche sont déjà sur les rangs. Montebourg est le plus présentable. En attendant de savoir que va faire celui qui ne partage que le prénom avec Mitterrand. Je suis même étonné que la "star" Jean-Vincent ne soit pas dans les starting-block. "Toujours Placé jamais gagnant" a peut-être la trouille de se faire rappeler à l'ordre vertement comme il y a quelques jours au tournoi de tennis de Paris... 

Gentiment, il me tarde de connaître le dénouement de la primaire d’EELV. Le suspense me hante.

Enfin, avec tout autant de bienveillance, j'ai observé ce samedi que le PCF ne soutenait pas le schtroumpf grognon de la gauche: l'autodéterminé Jean-Luc. En conclusion: que des blancs et que des hommes à venir à part "la fille de" et plausiblement, "la fille" d'Arlette: camarade Arthaud. Bref, en France, nous ne sommes pas encore prêts d'élire un homme de couleur ou une femme. Nous, pourtant, qui adorons tant rappeler que nous sommes le pays des droits de l'Homme ! La France évolue. Mais gentiment...c'est à dire peu.