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Élysée J -3, 2, 1 ...

Wahou ça c'est du premier tour ! Le style de moment qu'on ne vit que très rarement dans une vie politique. Imaginez qu'à 20h pile (en fait, une heure et demi avant pour les initiés) la vie politique française a changé de visage. Bon, ok, c'était il y a dix jours.
Mais que de bonheur de voir des nouvelles têtes dans les matinales. Mis à part le Front National qui est en mode "bourrage de crâne" avec Collard, Ménard, Bay et Philippot quand ce n'est pas la cheffe qui s'y colle. La surprise est venue de la convertion de Nicolas Dupont-Aignan gaulliste "affirmé" aux thèses du FN. Cela aura eu le merite d'animer l'actualité jusqu'au premier mai ... Lui l'anti système de pacotille l'aura prouvé en cédant au premier appel de la gamelle. Il a surpris jusque dans son propre camp. A l'autre bout de l'échiquier politique, desormais quadripolaire cher au politologue Thomas Guenolé, les "Insoumis" ont produit un résultat de votation assez exceptionnel. Il est vrai qu'avec un chef de file qui met sur le même pied l'extrême droite et...l'extrême finance. Bref seulement 55% des "insoumis" sont allés voter. Avec 36,12 %, le vote blanc l'a emporté sur le vote de raison 34,83% ...et 29,05% ambitionnent de ne pas se déplacer. Pour qui votait pour le "vote obligatoire" au premier tour (programme de Mélenchon), les résultats sont subtils à décrypter. Enfin, le premier mai 2017 n'a rien eu à voir avec celui de 2002. Pas de million de français dans les rues. Et même un sondage le 2 mai qui pointait Emmanuel Macron vainqueur mais en dessous de 60%. La vie reprend son cours. Me revoilà à Paris, pour poursuivre mes études de communication. Même si le calendrier s'accélère, si les partiels succèdent aux devoirs et précèdent la soutenance du projet de groupe, force est de constater que la base est le marketing. Digital ou classique, on n'arrête pas de parler de politique. Pensez donc si je suis aux anges! Quoiqu'il s'agisse de politique de distribution de politique de promotion plus que de politique publique. Enfin, je dois bien accepter qu'il y a fort à apprendre de toutes les formes de marketing au regard de cette campagne qui s'achève. A commencer par le positionnement ciselé de chaque produit...heu candidat : Celles et ceux qui avaient au préalable adopté des stratégies de pénétration de marché, celle et ceux qui restaient sur des marchés de niche. Ceux qui ambitionnent  de se présenter sous une marque ombrelle. Bref tout y est passé. Et l'avant dernier climax de cette étape de vie démocratique du pays avait lieu mercredi: le débat dentre deux tours. Et là on ne peut passer sous silence la dimension marketing des deux finalistes. Cette rencontre dont on sait combien elle est préparée et réglée comme une horloge suisse par les stratèges de chaque camp. Car à la vue du débat et des debriefs qui ont suivi, à la lecture des réseaux sociaux et de la presse du matin, on ne peut qu'être subjugué par le positionnement assumé, insistant de chacun face aux quelques quinze millions et plus de téléspectateurs. Pédagogue et rassembleur pour l'un, roquet, approximative et un brin diffamatrice pour l'autre. Marine Le Pen ne voulait pas tant amener à elle des suffrages que salir son adversaire pour provoquer plus d'abstention tout en comptant sur son électorat bien cristallisé. Donc, par simple jeu mathématique, provoquer un resserrement des scores. De l'autre, l'homme par qui le centre, le vrai: pas celui factice de droite, a retrouvé des couleurs. Il a pour lui beaucoup d'acteurs politiques, mais il veut convaincre: Convaincre qu'il sait de quoi il parle (sans besoin de fiches). Convaincre qu'il n'est pas le jeune monstre maudit infanté par le FMI et la finance (comme les extrêmes aiment à le décrire sur les réseaux sociaux entre autre). Convaincre enfin que son programme n'est pas factice et mesuré, comparé à celui de son adversaire, surtout sur les plans économique et sociétal.

 

Macron : Convaincre qu'il n'est pas le jeune monstre maudit infanté par le FMI et la finance

 


Ces positionnements combinés à l'usage de vocabulaire et de postures appropriés donneront un débat nul et brouillon. Le résultat ne l'est pas pour autant. Explications : Les deux impétrants ont eu leurs temps de parole respectifs. Ils n'ont eu de cesse de railler l'autre. Marine Le Pen était en mode " je dis tout haut ce que le peuple pense tout bas" et Emmanuel Macron répondait assez factuellement, mais sur un registre identique en mode "Je ne me laisserai pas faire". La cerise sur le gâteau sera, de loin, la pique de Marine Le Pen au sujet du prétendu compte aux Bahamas d'Emmanuel Macron. Comme une dernière giclée de venin ... comme un dernier coup de couteau dans le dos ... Façon traître. Juste comme par hasard, la fake-news a été balancée à 19h sur un forum anonyme, et repris sans se tromper par la candidate. Espérant embraser les réseaux sociaux et flinguer la fin de campagne, cette attaque diffamatoire a fait l'objet d'une plainte. Le but de l'héritière Le Pen était de faire passer le produit de l'éducation nationale et républicaine pour un nanti pourri et elle, la nantie, héritière et pas très propre (affaire en cours: cinq millions d'euros de détournement(?) ), pour une candidate proche voire issue du petit peuple.

 

S'il était encore besoin de démontrer comment l'extrême droite est crasse et néfaste, la voici, sous vos yeux, durant ce débat

 

Chaque candidat s'est adressé aux citoyens français. Chaque candidat a usé des armes à sa disposition. C'est ici que le marketing trouve ses limites : l'un a ramassé l'autre en se moquant de son besoin regulier de fiches et de s'en être même trompée pour repondre sur un dossier, ce qui est avéré, l'autre s'est vautrée dans la calomnie pour exister. S'il était encore besoin de démontrer comment l'extrême droite est crasse et néfaste, la voici, sous vos yeux, durant ce débat.
Enfin, côté international, elle a reçu le soutien du russe Vladimir Poutine, et d'un des chefs américain....du K.K.K. Lui a déjà été reçu en Europe et vient de recevoir l'appui de Barack Obama dans une vidéo destinée à ses amis français "En Marche! Et vive la France"... Rien ne justifiera jamais de laisser les manettes du pays à une personne incapable de se contenir même pendant un débat. Rien ne justifiera jamais l'utilisation de fake-news pour essayer de l'emporter dans les urnes. Enfin, rien ne justifiera à mes yeux de n'avoir pas voulu barrer la route par le vote à ce type d'individu. Rendez-vous dimanche dans les bureaux de vote. Voter est citoyen ! Et je compte bien le prouver dimanche encore.