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TGV ! Un modèle à bout de souffle et des lignes et gares en Occitanie gelées

Donc à partir du 2 juillet, deux nouvelles lignes à grande vitesse mettrons Rennes à 1 h 25 de Paris et Bordeaux à 2 h 04 seulement de la capitale.  522 kilomètres de LGV vont s’ajouter d’un seul coup au réseau ferré français. Un événement que l’on n’est pas près de revoir de sitôt en France. Comme l’écrit Éric Béziat dans le Monde (La Matinale de ce dimanche) : « cette double inauguration est aussi un chant du cygne. Il n’est pas certain que la France ait encore les moyens d’un tel investissement (plus de 12 milliards d’euros). Construire une voie de communication pour 24 millions d’euros du kilomètre ne semble à la portée ni d’un pays épinglé par la Cour des comptes pour dérapage des finances publiques, ni d’une entreprise – la SNCF – dont la dette globale court allègrement vers les 55 milliards d’euros cette année. »

La LGV Bordeaux-Toulouse risque d'attendre encore longtemps

Les 60 kilomètres du contournement de Nîmes et Montpellier seront certes bien mis en service en décembre. Mais la LGV Bordeaux Toulouse, le projet le plus avancé pourtant risque  d’attendre encore longtemps sa mise en service. Elle coûterait 9 milliards, rappelle-t-on au gouvernement. Question : où les trouver ?  D’autant plus qu’une règle d’or interdit désormais à la SNCF de s’endetter pour financer des voies nouvelles. Conséquemment : priorité au réseau existant et sur les trains du quotidien… Ce qui renvoie le tronçon manquant entre Montpellier et Perpignan, et ses gares, et la liaison Bordeaux Toulouse, aux calendes grecques … Les coups de com de la Région Occitanie sur ses LGV et Gares TGV pendant la campagne des régionales et cette dernière présidentielle ne pouvaient masquer cette réalité souvent énoncée ici (tags LGV ou TGV). On ne peut donc plus dire, comme madame Delga récemment dans le Midi Libre encore, que l’Occitanie a le réseau ferré le plus dégradé du pays et demander à la SNCF de faire des efforts conséquents  en contrepartie des 260 millions d’euros qu’elle lui verse pour assurer l’exploitation du service TER tout en exigeant de surcroît l’ouverture de nouvelles lignes et gares TGV… Et croire ou faire croire que les appels à la mobilisation générale des élus, toutes tendances confondues, et des divers groupes de pression du BTP, notamment, pourraient faire changer les choses, serait s’illusionner… et tromper son monde.