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Manuel Valls ! L’inconstance ou la vertu ?

Le piège de la primaire du PS n’est-il pas en train de se refermer sur Manuel Valls ? Dès lors que François Hollande renonçait à la présidentielle, il lui était quasiment impossible de ne pas candidater. Mais, ce faisant, il s’obligeait à « gauchir » sa ligne politique pour se placer au centre de gravité du PS et de l’électorat socialiste traditionnel.Un créneau sur lequel il se trouve en concurrence avec Vincent Peillon, assumant clairement son positionnement "social-démocrate" ; et qui, le moment venu, recevra sans doute le soutien de Martine Aubry . C’est ce à quoi nous assistons en ce début de campagne, qui donne la désagréable impression d’un reniement de sa pratique de chef du gouvernement de François Hollande. La plus emblématique de ses positions récentes : la suppression du 49.3 en est la plus éclairante et stupéfiante illustration. Bref, son identité politique construite en s’opposant au libéralisme de mœurs – multiculturalisme etc… –  et aux conservatismes économiques et sociaux, comme son image d’un homme politique au parler-vrai, sont en train de virer du côté d’une communication de circonstance qui risque de le faire apparaître, à l’inverse, inconstant et tout aussi inconsistant.

 

Inconstant et tout aussi inconsistant

 

Le malaise est d’autant plus sérieux que les effets de cette contradiction se font sentir bien au-delà du champ restreint des votants-miltants de cette primaire. On  peut, certes, argumenter que ce positionnement  est purement tactique et que, la victoire acquise, Manuel Valls reviendra à ses « fondenmentaux politiques ».  Il n’empêche que, même dans cette hypothèse, il ne peut  que consolider l’image brisée d’un candidat moins soucieux du fond que des circonstances et des attentes du moment. En attendant, ses adversaires de « gauche » et de « droite », des primaires ou pas, tirent les bénéfices politiques de ses positionnements tactiques évolutifs. Je disais, dans un de mes billets précédents, que cette primaire était à hauts risques pour Manuel Valls. Les premières semaines de sa campagne me semblent confirmer ce point de vue.