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Législatives 2017 ! Il existe bien une « intelligence collective » du corps électoral…

 

Dimanche matin, aux Halles de Narbonne, autour d’un tonneau et devant un café, évaluant les chances des divers candidats aux législatives, cette remarque désabusée d’un de mes interlocuteurs à propos de la députée sortante PS dans ma circonscription : « elle a un bon bilan, tout de même ! elle sera réélue… » Un bilan ? Comme si celui d’une députée, qui fait et contrôle la loi, devait différer de celui de sa majorité gouvernementale et de son gouvernement, lui faisais-je remarquer… et un bilan sanctionné de fait par la défaite cuisante du candidat de son parti à la présidentielle : 6% seulement d’électeurs se sont prononcés en sa faveur ! Quant au reste de son activité, qui s’apparente à celle d’un relai d’opinion et de revendication professionnelles ou sociales – disons lobbyiste ! – auprès des différents ministres, le bilan en question ne  peut se mesurer qu’au nombre d’interpellations ministérielles faites – et réunions organisées avec un collaborateur de ministre (dont c’est le métier de recevoir ce genre de délégation !) – et aux lettres-types, en réponse, reçues. Je précisais en outre à mon interlocuteur que dans ce seul et dernier registre il était  en outre préférable d’appartenir à une majorité parlementaire pour bénéficier de l’accueil bienveillant de membres de cabinets de son gouvernement – la capacité d’un ou d’une députée d’opposition à se faire entendre est quasi nulle, en effet.  De sorte que, en toute logique, les divers groupes d’intérêts locaux à la recherche d’un député « efficace » devraient plutôt choisir le représentant du « Parti » du Président de la République nouvellement élu en passe de remporter la majorité – absolue ou presque selon les sondages – le 18 juin. Ce qui n’a rien de surprenant !

 

La politique n'est pas qu'une question de logique

 

On a trop tendance à l’ignorer, mais il existe bien une « intelligence collective » du corps électoral… Les électeurs ont parfaitement intégré, en effet, la cohérence politique du quinquennat : offrir une majorité au nouvel exécutif pour lui permettre d’appliquer son programme. Mais la politique, il est vrai, n’est pas qu’une question de logique et de calcul rationnel, fort heureusement. Elle est aussi l’expression de convictions et d’affinités culturelles. Et l’ordre d’arrivée, au premier tour des législatives, en tout cas, sera le résultat de ce subtil dosage que feront les électeurs entre « calculs » et « convictions » en choisissant une « offre » politique singulière certes, mais dans un « champ » partisan  en pleine recomposition. Chaque électeur, après la victoire d’Emmanuel Macron à la présidentielle, choisira donc, ou pas, aussi, son mouvement afin de l’installer au centre de l’échiquier politique – en récupérant des « parts de marché » électorales anciennement captées par le PS et les « LR » – en contraignant ainsi les partis dits de gouvernements, de gauche et de droite, à une profonde révision de leur stratégie, de leur programme et de leur organisation. De ce dernier  point de vue, on peut  affirmer enfin que ces élections seront, dans ma circonscription – la deuxième de l’Aude – , comme dans le reste du pays, historiques !