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La France dans l’impasse : le règne de la farce tranquille

En 1980, alors que je passais mon baccalauréat d’économie, le Président Giscard nous annonçait qu’il entrevoyait le "bout du tunnel". Aujourd’hui, le Président Hollande nous promet la reprise de la croissance pour le troisième trimestre 2013. Après les Trente Glorieuses, notre pays s'est enfoncé dans une crise structurelle qui dure depuis plus de trente ans. A défaut de courage politique – et il a disparu de l’Hexagone – plus rien ne l’arrêtera… J’ai passé les trois quarts de ma vie dans un pays en crise, larvé depuis plus de trente ans, alors que le monde a connu une croissance sans précédent dans la même période, certes perturbé par d'inévitables soubresauts, les pays émergents s’installant en deux décennies comme les futures locomotives de la croissance mondiale. Tout ça parce que nos dirigeants, à gauche comme à droite, s’obstinent à croire à l’existence d’une "troisième voie" qui nous mène pourtant à l’impasse. Ce n’est pas nouveau. Le général de Gaulle s’efforçait de placer la France en dehors de la sphère d’influence des États-Unis et de l’URSS.

Les lois de l'économie ne sont pas américaines

Depuis, au nom d’une mystérieuse "exception culturelle", les gouvernements français nous ont fait croire que notre pays pouvait échapper aux lois de l’économie, qui, comme le nuage de Tchernobyl, se seraient arrêtées à nos frontières. Mais, pas plus que le théorème de Pythagore n’est grec, les lois de l’économie ne sont pas américaines. Elles sont au cœur de nos comportements, de la nature humaine et du bon sens qui échappe aux élites aveuglées par l’idéologie et les modèles constructivistes. Et tous les pays, qui ont nié les lois de l’économie, sont tombés dans la misère, la pénurie et le chômage. Le XXème siècle est sans appel: les régimes totalitaires, qui promettaient un monde sans inégalités et sans pauvreté, ont implosé sous l’effet de leur propre ruine morale et économique. À leur tour, les social-démocraties, sous le poids d’une dette devenue insoutenable, ont dû entreprendre les réformes indispensables et nécessaires que, seule au monde, la France se refuse à faire. Mais à entendre le Président Hollande, la reprise est au rendez-vous : après le couplet de la « force tranquille », on nous sert la faribole de la « farce tranquille »… Entre ces deux voies sans issue, il est encore temps de redécouvrir la seule troisième voie qu’il a fallu tant de siècles à découvrir, celle de l’État de droit fort et respecté, mais limité à ses prérogatives essentielles, des institutions de la République sans lesquelles une économie de liberté et de responsabilité ne peut s’épanouir.

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