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Les Khmers verts

En donnant raison aux opposants à la retenue de Sivens, le 1er juillet dernier, la Cour de Cassation a donc jugé illégal le projet initial porté par le Conseil Départemental du Tarn. Un arrêt qui fait écho à la décision de renoncer à cet ouvrage que ce dernier avait lui-même prise début 2015, quelques semaines après la mort tragique de Rémi Fraisse, le jeune manifestant tué lors d’une manifestation par un tir de grenade des forces de l’ordre. Il n’en fallait pas plus à la galaxie verte pour crier victoire. Voici qu’elle se répand dans les médias et sur les réseaux sociaux avec, en bandoulière, son fatras argumentaire déployé au plus fort de la crise, fin 2014. A l’en croire, c’est grâce à son abnégation et à l’héroïsme des zadistes que le Tescou, modeste cours d’eau du Nord du Tarn, ne connaîtra pas les outrages environnementaux d’une ampleur planétaire que faisait peser sur lui la création de cette retenue. Cette victoire judiciaire, de pure forme et sans conséquence, rappelons-le, signe selon les écologistes « l’échec des maîtres d’ouvrage asservis aux intérêts de la vingtaine de gros céréaliers initiateurs du projet ». Un tissu de mensonges complaisamment relayé par les médias germanopratins pour qui, vus de Paris, les élus locaux de la France profonde sont nécessairement incompétents. Pas un de ces pourfendeurs n’a pris la peine de venir sur le terrain, de peur de se salir sans doute, afin de constater que ce ne sont pas moins de quatre-vingt petites exploitations agricoles, dont la survie est menacée par le manque d’eau en été dans cette vallée déshéritée, qui se sont mobilisées pour que cette retenue devienne enfin réalité.

 

Des dictateurs qui imposent par la force les vues d'une minorité

 

Confortés par ce jugement se prononçant sur un projet caduc, ceux qui se présentent aujourd’hui comme les chevaliers verts de la protection de l’environnement, annoncent déjà la couleur : ils combattront avec la dernière énergie la version 2 du projet, redimensionné pour cause de respect de la biodiversité, au terme d’interminables palabres avec le ministère de l’Environnement et une batterie d’experts. Et au cas où le projet « Sivens 2 » voyait enfin le jour après avoir reçu une onction de la Justice de la République, ils enverront les zadistes au front. Qu’on se le dise ! Ainsi vont les Khmers verts, rejetons à la sauce ultragauche des dictateurs qui imposent par la force les vues d’une minorité. Ils sont au-dessus des Lois et de la voix du Peuple. Cécile Duflot ne dit pas autre chose quand elle annonce, avant même le résultat de référendum sur l’aéroport de Notre-Dame-des-Landes, que sa mouvance continuera le combat contre le projet en cas de victoire du « oui ». Comme marque de mépris envers la Démocratie, on ne peut pas faire plus fort ! Cette même Cécile Duflot qu’on n’a jamais entendue condamner les violences et les exactions commises par les zadistes de Sivens : menaces de mort, violences, vols, viols de propriétés privées, dégradations, vandalisme commis au nom de la lutte contre le système dont cette faune sait cependant tirer avantage via les aides sociales - produit de l’effort de la communauté nationale-, qui lui permet d’assurer sa subsistance.