Retrouvez Polic Région sur Facebook Retrouvez Polic Région sur Twitter Retrouvez Polic Région sur google + Retrouvez Polic Région sur Flickr Retrouvez Polic Région sur Youtube

Macron a terminé sa campagne à Albi et Rodez
La droite occitane commence à se diviser : Analyse
Haute-Garonne / Législatives, le grand flou
Faisons connaissance Mr Méric ! Portrait d'un "atypique libre"
Gilles Verdez publie un brûlot politique. Interview

Numérique et Universités, des vecteurs de développement à saisir pour nos territoires

 
Cette semaine je faisais la lecture d’un article sur le développement du très haut débit sur l’ensemble du territoire français et il me revenait à l’esprit quelques discussions sur l’usage du numérique dans les territoires ruraux et les possibilités de dynamiser nos villes, surtout petites et moyennes, de moins de 100.000 habitants. 
Le numérique est incontestablement une chance, en particulier ici, celle de donner à tous les territoires les capacités de se développer à vitesse égale, ou presque, que les plus grandes villes de notre pays. On ne peut que se réjouir de voir de petits départements, tel que le mien, l’Aude, investir pleinement pour développer dans les quatre coins du territoire et ainsi dans les zones les plus rurales, un réseau de très haut-débit ou autrement dit la fibre optique. User de cette chance qu’est le numérique, c’est aussi s’en servir pour donner de nouvelles dynamiques à nos villes. Bien évidemment, le numérique procurera une profonde dynamique économique à tous les territoires et on pourrait s’étendre, sans fin, sur la corrélation entre infrastructures de connexions à très hauts débits et développement économique, entre présence de fibre optique et égalité des territoires. 
 
Mais dynamiser nos territoires ne se limitera pas à la question du numérique. Il fait partie des clés qui permettent d’ouvrir nos territoires à de nouvelles opportunités. L’enseignement en est une également, j’en suis profondément persuadé. 
Pourquoi faire le lien entre le « développement 2.0 » de nos territoires (ruraux et semi-urbains notamment) et l’enseignement ? Car tout évolue, et ici aussi le numérique rapproche les connaissances, fracture les distances entre les pôles universitaires et les capacités à chercher et enseigner. 

 Nos territoires ont besoin de dynamiques économiques mais ils ont aussi ce besoin de vie et donc d’une jeunesse. Poussons à ce que nos petites et moyennes villes profitent de notre nouvelle région en développant les antennes universitaires dans celle-ci. Posséder dans sa ville une université, ou du moins des antennes universitaires, c’est ouvrir le champ des possibles à celle-ci. Permettons aux jeunes de vivre et faire vivre nos villes. 
Quelques centaines, quelques milliers de jeunes étudiants peuvent changer n’importe quelle commune. 
 
Nos territoires ont besoin de dynamiques économiques
 
Pour autant, même avec la volonté de développer ces antennes et de ne pas limiter l’enseignement supérieur aux métropoles, la question des filières n’est pas à négliger. Ne faisons pas uniquement des antennes de licences déjà présentes partout en France. Cherchons à innover. Ayons l’audace de créer de nouvelles filières universitaires, de nouveaux BTS, de nouveaux IUT, en lien avec les dynamiques existantes de nos territoires et avec les potentiels multiples qu’offrent nos petites et moyennes villes. Soyons en phase avec les enjeux d’aujourd’hui et de demain. Préservons nos savoir-faire et permettons d’en concevoir de nouveaux. 
 
Cet édito est, au fond, un appel à démarrer ce travail dès maintenant. Notre région expose déjà des exemples de ce type, notamment les filières « rares » amenées à Montauban ou Foix au travers des antennes de l’Université Jean Jaurès de Toulouse, qui ont donné une nouvelle vie, économique et sociale, à ces villes. Alors, sans mettre fin aux grands pôles universitaires de nos deux métropoles, saisissons cet enjeu d’apporter à l’ensemble des territoires de notre région de nouvelles dynamiques et une nouvelle attractivité.