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Nadine Morano n’est pas une exception au sein du parti Les Républicains !

Il est évident que les propos de Nadine Morano déversés sur les différentes matinales, plateaux télé et meetings, ont choqué et heurté tout comme ils lui ont apporté une base de soutiens. Ces propos, assurément intolérants et racistes, sont prévus par sa stratégie de campagne et d’existence à la fois médiatique et politique. Nadine Morano surfe. Elle surfe sur une vague d’incompréhension, de méconnaissance et de crainte concernant l’Islam. Elle surfe sur une conjoncture à la fois économique, sociale et sociétale. Elle glisse dans ce populisme tout en nous rappelant, dans chacune de ses prises de paroles, les mots et idéaux de l’extrême droite.  De sa phrase sur « Les français de souche » sur France 2 à son dernier « Je ne veux pas que la France devienne musulmane » sur RMC,  Nadine Morano s’est construite l’image d’une femme à droite toute, populiste, cherchant les voix du Front National. Pour autant, grâce ou à cause de cette image, montée par elle même, Morano est désormais considérée comme une « minorité » du parti Les Républicains, comme une exception de cette structure politique. Pourquoi ? Tout simplement parce que la Députée Européenne s’est différenciée avant tout, non pas, comme beaucoup le suggèrent, par ses raisonnements, sa vision politique et sociétale de la France, mais par la manière d’exprimer ces différentes et dangereuses pensées sur nos différents écrans et radios. 
 
Une droite qui s’est durcie depuis bien longtemps
 
Elle n’aura fait que vulgariser les propos d'une droite qui s’est durcie depuis bien longtemps. Preuve en est, les différentes sorties médiatiques du Président de Les Républicains, candidat encore non-annoncé à la primaire de ce même parti, balayant les principes de notre constitution au profit d’une ligne politique encrée dans un populisme bien visible. Preuve en est, aussi des interventions de Monsieur Wauquiez dans l’hémicycle de la représentation nationale lorsqu’il s’agit de parler de terrorisme. Sans oublier depuis des années, les propos dépassant régulièrement la ligne jaune du racisme, de l’ancien président de l’UMP, candidat lui aussi à la primaire, Jean François Copé. N’oublions pas le quinquennat débuté en 2007 où, sans gêne, l’intolérance était le cheval de bataille d’une politique, en partie responsable de la situation que nous vivons aujourd’hui. Plus largement, regardons l’omniprésence dans le discours, de la quasi totalité, des candidats à la primaire,  de la question et place de l’Islam en France. Une omniprésence qui est prévue d’une stratégie belle et bien située sur une même ligne d’horizon : populiste, remuant les peurs et les incompréhensions. Inscrite dans ce contexte plus que particulier, ouvrant le chemin des discours populistes les plus infâmes, les candidats à celle-ci nous préparent à un spectacle grassement écoeurant. Là où une  modique poignée de candidats, à l’image de Le Maire ou Juppé, se différencient par leur manière de faire et avant par leur conception de la France, la droite s’unit idéologiquement sur la lignée du travail mené par la famille Le Pen depuis plus de quarante ans en France. Et c’est bien pour cela que Madame Morano n’a pas à être considérée comme singulière à droite quand celle-ci préconise majoritairement les même soins aux maux et symptômes de notre société.