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Le service civique, un dispositif indispensable victime de récupération politique ?

Service civique, universel ou obligatoire, le concept, soit dit en passant d’ores et déjà existant, trouve un échos médiatique de plus en plus fort. Le dernier à avoir abordé la question est le candidat, désormais annoncé, à l’élection présidentielle, Arnaud Montebourg. L’ancien Ministre du redressement productif, dévoilant à Frangy ses principales idées pour le pays, a traité du sujet en parlant d’un "service national, civil et militaire; égalitaire et universel obligatoire d'une durée de six mois ». Une sorte de remaniement du service civique aujourd'hui proposé aux moins de 25 ans. Alors, le service civique, véritable réponse politique ou simple nostalgie et croyance en un précédent dispositif qui était le service militaire ? Pourquoi cette question ? Tout simplement parce que j’étais étonné de voir A.Montebourg reprendre le service civique pour, notamment, lui apporter l’adjectif « militaire ». Par là, difficile de ne pas voir, chers certains, lorsqu’on parle de ce dispositif, une once de nostalgie du service militaire. Il y a, je crois, encore inscrite dans la tête de plusieurs générations, la perception d’un service militaire qui était profondément utile, enseignant l’ordre et la rigueur, qui aurait empêché d’arriver à une société où le respect n’est plus une valeur centrale. Comme si, un apprentissage militaire, de quelques mois, forgerait, à jamais, les esprits de ceux qui le vivraient. Si le service militaire avait eu ce rôle, qu’on lui prête aujourd’hui, la société française d’hier aurait alors été d’une exemplarité inégalable.. Et bien souvent, la nostalgie en politique, ne revient qu’à remettre en question une situation présente tout en jouant sur la simplicité d’un discours tournant autour du « c’était mieux avant ». Il me semble donc inutile de redonner vie au service militaire et ainsi je m’oppose à ce que propose Montebourg, mais pour autant, je suis convaincu de la pertinence du service civique. Il regroupe en effet, des avantages colossaux. Il permet de se faire côtoyer des jeunes, et moins jeunes, qui ne se seraient peut-être probablement jamais rencontrés. Il offre une expérience humaine, citoyenne, civique, considérable. Il peut aussi donner l’occasion à des jeunes de découvrir des secteurs vers lesquels ils ne se seraient jamais orientés. Il ouvre les portes de secteurs, peut-être, trop méconnus des jeunes et notamment celui de secteur associatif.
 
Je m’oppose à ce que propose Montebourg
 
Le Gouvernement actuel a souhaité le rendre universel, c'est-à-dire accessible à chacun, et pourtant le débat qui perdure autour du service civique, reste de savoir si on le veut universel ou obligatoire. Universel, par les avantages qu’il présente, il va de soi que cela est essentiel. Mais c’est justement la situation inverse, dans laquelle nous sommes de moins en moins, de ne pas pouvoir, automatiquement le faire, qui s’avère anormale. Par contre, dès lors le caractère volontaire du service civique perdu, et celui obligatoire trouvé, l’esprit de ceux participant, faisant, un service civique change forcément. Par là, il faut comprendre que le rendre obligatoire peut faire prendre le risque de transformer la perception de ce dispositif, vu certainement comme une chance ou une opportunité, en un poids, en une contrainte. Et c’est bien ce principal risque qui doit, je pense, être retenu, pour, hélas, ne pas faire vivre à toutes les nouvelles générations cette expérience unique qu’offre le service civique. Accentuer l’apprentissage civique, notamment d’éducation civique et politique au sens propre, peut vraiment être efficace. Efficace pour faire face à un partiel « abandon » de la question publique chez les jeunes, à un probable désintérêt envers celle-ci et à un certain divorce des jeunes avec les bureaux de vote. Sans croire que la mission de service civique est une réponse entière à une multitudes de problèmes, il a toutes les capacités d’apporter quelques solutions, et c’est principalement dans ce sens qu’il se doit de continuer à promouvoir et rendre accessible ce dispositif.