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Je fais partager mon inquiétude

N’ayons pas peur, ne nous bridons pas, ne nous interdisons pas de parler de l’extrême droite. Je fais sans aucun doute partie de ceux qui pensent qu’en parler, c’est parler de notre Histoire, des heures et des recoins sombres de notre pays et de l’Europe toute entière. En parler, c’est la combattre. Dimanche 22 Mai, le FPÖ et son candidat d’extrême droite perdaient l’Autriche de quelques dizaines de milliers de voix. Difficile alors de ne pas aborder ce sujet lorsque l’on a 20 ans, que l’on est engagé et que l’on possède l’opportunité d’écrire et de s’exprimer. Difficile aussi de vivre au quotidien à proximité des ennemis de la République ou de constater, presque par habitude, les faits et gestes du Front National. Dimanche 22 mai, avec toute la relativité que beaucoup y accorderont, dans l’Aude et plus précisément à Carcassonne, le Front National se faisait le reflet du patriarche frontiste Jean-Marie Le Pen et de sa traditionnelle commémoration de Jeanne D’Arc. Alors, si les Audois, et en particulier les Carcassonnais, ont pour habitude, chaque année à cette même période, de savoir que les militants de l’extrême droite déposeront une gerbe à la mémoire de Jeanne D’Arc, ce sont cette année, les rues de la ville qui étaient prises par ceux qui combattent l’Humain et sa diversité. Éliminons toute résignation et indignons nous. Lisons ou relisons Stephane Hessel. Indignons-nous dès lors que nous pouvons voir, remarquer, apercevoir ou même douter que celles et ceux qui détiennent n’importe quelle responsabilité politique s’inspirent ou agissent avec cette haine. Indignons nous lorsque nos élu(e)s, par leurs mots, leurs choix, soufflent sur les braises, qui, demain, réduiront en poussière les valeurs de notre pays.

Le besoin de voir la politique retrouver son sens le plus noble

Initialement, je souhaitais produire un premier édito sur ce thème mais de manière plus concrète. À l’origine, j’avais la simple volonté de partager mon inquiétude et mon rejet de constater l’influence d’un homme, Maire de la municipalité de Béziers, se transformant en inspirateur des municipalités voisines et notamment de celle dans laquelle je vis, Narbonne. Inquiet de voir qu’en stigmatisant les plus rejetés, en s’attaquant aux quartiers, à la diversité, à la culture populaire tout comme à la culture au sens large, en agitant le drapeau de l’insécurité, en menant une politique jusqu’au-boutiste, que certains, tel que le Maire de Narbonne, Didier Mouly, puissent par moment trouver inspiration dans cette politique et chez cet homme. Il est bien triste, au bord du littoral méditerranéen, force de notre grande région unie, de voir l’extrême droite naviguer, progresser et influencer nos politiques publiques. S’attaquer, comme le font le Maire de Béziers et celui de Narbonne, au tissu associatif de nos villes, de nos quartiers, à l’accès à la culture, d’autant plus lorsque celle-ci « dérange » (en référence à l’exposition du photographe Lucie Louis Jammes à Narbonne, close par anticipation), c’est s’attaquer à tous ceux qui font de nos villes, de notre région, de notre pays et de l’Europe leur grandeur, leur force et leur richesse. Alors, pour ce premier éditorial, du haut ou plutôt du bas de mes 20 ans, je voulais exprimer cette immense envie de convaincre et éclairer tous ceux qui nous ressemblent, ou non, mais qui du moins nous entourent, qui ont sans aucun doute toutes et tous le même besoin de voir la politique retrouver son sens le plus noble et d’autant plus la politique qui nous accompagne chaque jour, la politique de nos territoires, de nos municipalités.