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Islam radical : les risques ne s’arrêtent pas à la question terroriste

Comme bien souvent hélas, on peut penser que l’information donnée sur les débats concernant la prolongation de l’état d’urgence ne fera que de passer, telle une simple brève, sur nos différents écrans et radios. Pourtant, il s’agit probablement des pires interventions, de la droite, depuis le début de ce quinquennat, rappelant les sombres heures de notre pays et les risques de dérives politiques et de notre société que provoquent la guerre contre l’Etat-Islamique. Deux interventions à droite auront retenue l’attention médiatique, celle de Laurent Wauquiez (Député LR) et celle de de David Douillet (Député LR). Si le second pense que « la gauche se réfugie systématiquement derrière la sacro-sainte constitution » et que l’on peut penser à un dérapage de la part de l’ancien judoka, les propos de Laurent Wauquiez sont sans nul doute, comme l’a souligné dans sa réponse le Premier Ministre, loin d’être issus d’un dérapage. Pour information ou pour rappel, Laurent Wauquiez est intervenu, dans une forme plus que honteuse pour un représentant de la nation, pour attaquer sur le fond le gouvernement refusant d’emprisonner l’ensemble des « fichés S » en lien avec l’islam radical et le terrorisme. Derrière de tels propos, derrière une telle volonté, ce sont les dérives racistes, fascistes, qu’on connu les pays européens, que nous rappelle Laurent Wauquiez. Emprisonner des suspects, c’est un premier pas vers un retour profondément fasciste pour notre pays, c’est refuser de comprendre les règles les plus élémentaires du droit français et s’opposer à la République elle même. Comment ne pas penser que si un tel choix venait à être mis en place, et que malgré cela les attentats terroristes en lien avec Daesh continuerait à atteindre le territoire français, des mesures considérablement plus stigmatisantes ne tarderaient pas alors à voir le jour.
 
C’est un premier pas vers un retour profondément fasciste pour notre pays

Certes, dire cela, revient presque à paraphraser les propos justes de Manuel Valls face à l’intervention nauséabonde du député Les Républicains dans l’hémicycle de l’Assemblée Nationale. Mais ne tombons pas, à gauche, dans un double piège : celui de mettre l’ensemble de la droite derrière la pensée inacceptables et dangereuses de Monsieur Wauquiez et celui d’écarter l’ensemble des collègues députés du groupe Les Républicains de ces mêmes propos et de cette même proposition. Il nous revient alors jouer notre rôle de citoyen, comme trop peu le font, en éclairant ceux qui nous entourent des risques gravitant autour de la menace terroriste. 
 
Cette question, celle de la radicalisation, du terrorisme, est de loin centrale. Centrale dans l’effort que nous devons et devrons tous faire dans les mois et les années qui viennent pour préserver notre sécurité et nos libertés personnelles aux grès, peut être, de certaines libertés collectives. Mais ces débats, ces propos, cet édito, je crains qu’ils ne soient qu’un avant goût de la période qui arrive, de la campagne présidentielle de 2017, qui ouvrira les portes à ceux qui seront prêt à agir pour la République et, hélas, aussi à ceux qui seront là pour la détruire.