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Terrorisme islamiste : le retour de la politique politiciennne

« Politique politicienne », une expression que d’aucuns qualifieraient de populiste. Elle est pourtant si juste. Une large majorité des réflexions consécutives au massacre islamiste de Nice est du ressort de la « politique politicienne ». La guéguerre médiatique engagée entre la mairie de Nice et le ministère de l’Intérieur en témoigne. Les causes profondes de la présence d’un islam de combat en France semblent n’intéresser personne, surtout pas la classe politique qui préfère déblatérer sans fin, polémiquer et se focaliser sur des détails. Alors que nous devrions concentrer l’essentiel de nos réflexions sur les vrais enjeux, le pays s'est laissé hypnotiser par le combat de coqs engagé entre Bernard Cazeneuve et Christian Estrosi. Un combat strictement politicien, qui relève beaucoup plus d’un duel en prévision des échéances électives à venir, que de la nécessité d’assurer l’avenir des Français. Depuis plusieurs jours, nous sommes les otages d’un échange médiatique abject qui ne rend pas service aux Français. Une controverse largement relayée par deux grands journaux : Libération et Le Figaro. Le premier nommé, de gauche, a révélé un vrai scandale qui a gravement entaché le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.  Le ministre aurait menti lors de sa première publication consécutive à l’attentat de Nice, affirmant que l’entrée du périmètre piéton de la Promenade des Anglais était protégée par la police nationale, sans que cela ne puisse être prouvé. De leur côté, les proches de Christian Estrosi, sur service commandé, ont multiplié les accusations contre le gouvernement. Ils ont d’abord été relayés par Le Figaro, dans un article écrit par la complaisante Eugénie Bastié, laissant entendre que le ministère de l’Intérieur aurait pu exercer des pressions sur le personnel de la mairie de Nice.  À la source de cette histoire malsaine, une suspicion contre l’Etat née des suites d’une réquisition du parquet de Paris relative à l’enquête sur l’attentat de Nice qui a coûté la vie de 84 personnes.
 
             La mairie de Nice avait tout intérêt à gonfler la polémique          
 
En fait de « complot », une procédure légale et parfaitement normale en cas d’affaire terroriste. Mais la mairie de Nice avait tout intérêt à gonfler la polémique, dans l’optique de se dédouaner de ses immenses responsabilités en amont et en aval de l’attentat du soir du 14 juillet. En amont, il suffit de se pencher sur les casseroles de Christian Estrosi, grand ami de l’UOIF, noyauté par les frères musulmans, pour évaluer pleinement le caractère négatif du bilan du « motodidacte ». Abelkader Sadouni, imam à Nice, complice de l’actuel premier adjoint à la sécurité, ne déclarait-il pas, juste après l’attaque, qu’il "comprenait" les djihâdistes ? Ne déclarait-il pas, aussi, qu’il faudrait construire plus de mosquées pour empêcher l’apparition d’un islam violent dans l’hexagone ? Cela ne dérange pas du tout l’azuréen, pourtant revendicatif et martial face aux caméras. En aval, la mairie de Nice s’est montrée défaillante sur au moins trois points :: la ville possède des blocs de béton de sécurisation et n’en a pas fait usage, alors que l’installation de ces blocs est à la charge de la police municipale ; le camion loué par le terroriste a pu circuler et rester garé autour de la promenade des Anglais, en dépit d’un arrêté préfectoral en vigueur interdisant la circulation des véhicules de plus 7,5 tonnes les veilles de jour férié à partir de 22 h jusqu’à 22 h le lendemain ; trois événements étaient organisés en même temps, obligeant les forces de l’ordre à être en sous effectifs. Pour masquer ces problèmes, il suffisait d’envoyer au casse pipe la brave Sandra Bertin… Le gouvernement étant, comme à son accoutumée, pathétique. Bernard Cazeneuve ayant même agi en justice contre la policière municipale,  accusée de diffamation… Inutile de détailler à nouveau le déroulé complet de l’affaire, maintenant connu de tous. Retenez l’essentiel : chaque mis en cause prétend que ça n’est pas sa faute et que l’autre partie ne veut pas admettre ce qui s’est passé ce soir là. Ils ont raison au moins sur une chose : tout le monde ment car admettre la vérité serait aussi engageant qu'angoissant.
 
 Chaque mis en cause prétend que ça n’est pas sa faute
 
Les vraies raisons sont beaucoup plus profondes que celles exposées par le ministère de l’Intérieur ou la mairie de Nice. Elles tiennent en deux mots qui renvoient à deux notions majeures : immigration massive et islamisation. Deux phénomènes explosifs que Christian Estrosi et Bernard Cazeneuve ont contribué à renforcer au niveau national.Deux phénomènes directement liés aux attentats de Nice. Penchez vous sur la liste des personnes suspectées de complicité avec Mohamed Lahouaiej Bouhlel, fournie par le procureur de la République de Paris, pour vous en persuader. Cinq individus ont été déférés au parquet de Paris à l’issue de leur garde à vue à la sous-direction antiterroriste de la police judiciaire : deux Franco-Tunisiens, un Tunisien, un Albanais et une Franco-Albanaise. Pas un d’entre eux n’était un Français de souche, comme tous les auteurs d’attentats islamistes en France depuis Khaled Kelkal en 1995. Pareillement, les élus haut-garonnais ne s’opposent pas plus à l’immigration qu’à l’islamisation du pays, ainsi que le révèlent leurs votes contre l’amendement demandant la fermeture des mosquées fondamentalistes. Au niveau national, les députés ont voté la prolongation de l’état d’urgence par 164 voix contre 139 mais ont refusé de voter les amendements n° 8 et 89 qui prévoyaient que "le ministre de l'Intérieur; pour l'ensemble du territoire où est institué l'état d'urgence , et le préfet, dans le département, peuvent ordonner la fermeture de tout lieu de culte lorsqu'il existe des raisons sérieuses de penser que ce lieu de culte constitue une menace pour l'ordre public, ainsi que la dissolution de l'association ou du groupement de fait responsable de ce lieu de culte". Qui a voté contre en Haute-Garonne ? Cathy Lemorton, Gérard Bapt, Martine Martinel, François Imbert, Monique Iborra, Patrick Lemasle, Christophe Borgel et Kader Arif. L’amendement relevait pourtant du simple bon sens. Il ne faudrait pas le dire et l’écrire ? Je le dis et je l’écris : ces élus sont des irresponsables, des inconscients et des dhimmis. Ni plus, ni moins. Ce sont les même qui militent pour l’accueil des migrants clandestins, comme madame Merkel en Allemagne. « Refugees Welcome » ? Si on veut plus de criminalité et d’attentats islamistes en Europe, c’est très bien. Il y en a eu trois commis par des « réfugiés » en Allemagne la semaine qui a suivi le 14 juillet de Nice : l’attaque à la hache dans un train de Wurtzbourg ; l’attaque à la machette dans les rues de Reutlingen ; l’explosion d’une bombe en marge d’un festival à Ansbach.
 
Naïvement, je croyais que l’ampleur du désastre ferait taire à jamais les politiciens irresponsables, leurs discours de bonimenteurs et leurs postures stériles. C’est tout le contraire. Ils jouent avec nos nerfs en prouvant qu’ils n’ont pas le sens de l’Etat, ni le sens de l’histoire. Devrons-nous souffrir encore longtemps de leur incompétence ? Devrons-nous tolérer leur triste médiocrité ? Je ne veux pas de cet avenir pour mes enfants. Je veux une France apaisée, française, sûre d’elle-même, protectrice, soumise au régime politique de la République. Ils créent une France divisée, envahie, soumise aux revendications communautaires, en ruine. Et vous, que voulez-vous ?