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L’Union européenne est la Némésis de l’Europe

Quelques mois après le vote britannique en faveur de la sortie de l’Union européenne, les premières conséquences se font sentir, beaucoup plus dramatiques pour les caciques de Bruxelles que pour la Grande-Bretagne, qui semble engagée sur la voie du redressement sous la houlette de Theresa May. La conservatrice a annoncé la création d’un comité gouvernemental chargé de la stratégie industrielle du Royaume-Uni, en rupture avec l’idéologie libre-échangiste ayant cours en Europe depuis plusieurs décennies.Les Britanniques sont des gens pragmatiques qui n’agissent pas par idéologie. S’ils ont longtemps été les champions d’une économie laissant toute latitude à la main invisible du « marché », il semblerait qu’ils aient désormais acté l’échec de l’ « économie de la connaissance », doctrine dominant la pensée économique de l’Union. Alors que les pays d’Europe occidentale ont livré leurs industries aux pays dits émergents, la Grande-Bretagne rebrousse chemin suite au verdict populaire rendu par le Brexit. Pierre-Henri d’Argenson estime que les orientations souhaitées par Theresa May ne relèvent « ni de la traditionnelle relance budgétaire keynésienne ni d'un grand emprunt de soutien aux filières stratégiques, mais de la construction très colbertiste d'une politique économique, pilotée au plus haut niveau de l'Etat britannique, destinée non seulement à rebâtir les fondamentaux de son économie mais aussi à garantir que la richesse créée ne sera pas accaparée par les privileged few ». Plus qu’un changement de cap, cette nouvelle politique servira de fondation à une véritable révolution qui fera de la Grande-Bretagne le laboratoire de l’Europe des nations en construction. Ce changement majeur de paradigme ressemble furieusement à la politique de relance que pourrait mener Marine Le Pen, si d’aventure elle était élue présidente de la République. Nouvelle ligne de fracture en Occident : la mondialisation excessive des échanges humains, religion supranationale dont la critique est taboue. Pourtant, un front se lève contre les dogmes mondialistes, à droite comme à gauche. En France, le géographe Christophe Guilluy en a dénoncé les effets les plus néfastes. Sa « France des oubliés » fait d’ailleurs écho à l’Occident des oubliés, notion plus universelle qui renvoie à ces autochtones frappés par la récession et obligés de quitter les grandes villes pour les périphéries, sous la double pression de la hausse des coûts du logement et de la pression migratoire constante qui les plongent en plein chaos ethnoculturel. En somme, nous assistons au réveil des « petites gens ». Un phénomène observable ailleurs, bien au-delà de la France et de la Grande-Bretagne. La critique de la mondialisation est notamment un enjeu majeur des élections présidentielles américaines. Michael Moore jugeait dernièrement que Donald Trump progresser dans les quatre États de la Rust Belt (Michigan, Ohio, Pennsylvanie, et Wisconsin), traditionnellement démocrates, pour des raisons comparables à celles qui ont conduit au Brexit. L’accord de libre-échange nord-américain, signé par Bill Clinton en 1994, ayant contribué à désindustrialiser cette région de cols bleus, de même que la fin des accords Roosevelt a permis la domination de l’économie spéculative sur l’économie réelle. Pour l’instant, seule la classe politique britannique l’a pris en compte, forte d’une longue tradition démocratique faisant la part belle au vote du peuple souverain. Philosophe politique majeur, voire fondamental, Thomas Hobbes dit que : « La seule façon d’ériger un pouvoir commun, c’est de confier le pouvoir et la force à un seul homme, ou à une assemblée, qui puisse réduire toutes leurs volontés, par la règle de la majorité, en une seule volonté. Cela revient à dire : désigner un homme ou une assemblée, pour assumer la personnalité du peuple ; et que chacun s’avoue et se reconnaisse comme l’auteur de tout ce qu’aura fait ou fait faire, quant aux choses qui concernent la paix et la sécurité commune, celui qui a ainsi assumé leur personnalité, et que chacun, par conséquent, soumette sa volonté et son jugement à la volonté et au jugement de cet homme ou de cette assemblée.
 
Incarner le pouvoir qui leur est confié par le peuple
 
La multitude, ainsi unie en une seule personne, est ainsi appelée République. » Les nations sont naturellement amenées à bâtir des institutions en capacité d’incarner le pouvoir qui leur est confié par le peuple. L’Union européenne n’est pas une nation. L’Europe non plus. L’utopie des tenants de la construction européenne est donc d’avoir imaginé qu’il serait possible d’unir sous la même bannière des populations ayant des identités politiques différentes et des intérêts économiques divergents dans un carcan ne laissant aucun pouvoir de décision aux Etats membres. Rajoutez à cela que les échecs de l’Union sont patents : croissance en berne, invasion migratoire, incapacité de l’Union à peser dans les relations internationales. Ce qui a pu marcher quand les Européens avaient de quoi se nourrir, ne saurait perdurer dans la crise. Dites au revoir à la prospérité et faites place à l’austérité, nous disent en substance les commissaires politiques non élus qui nous gouvernent. Sentent-ils le vent du boulet qui arrive ? À n’en point douter, le Brexit sera une réussite qui démontrera que l’obsession normative bruxelloise, ne renforce par l’entente entre les peuples européens, mais les éloignent chaque jour un peu plus. Il est temps de comprendre qu’il est strictement impossible d’homogénéiser des économies si dissemblables. Il est aussi temps de réagir sur les sujets d’envergure. Nos pays souffrent de la perte de leurs économies traditionnelles, et les pays émergents nous concurrencent même sur les marchés des produits à haute valeur ajoutée. C’est bien ce que cherche à réparer Theresa May, souhaitant mettre tous les Britanniques au travail. L’Union européenne n’est pas libérale au sens strict, détruisant toutes les libertés des nations. Sorte de Léviathan techno-administratif kafkaïen, elle nous restreint et nous oblige. On aurait pu s’attendre à ce que les élites européennes comprennent l’avertissement lancé par Albion. C’est tout l’inverse. Notons par exemple que le Parlement européen a désigné Guy Verhofstadt, ancien premier ministre belge, pour mener au nom de l’assemblée les discussions avec la Grande-Bretagne concernant sa sortie de l’Union européenne. Il ne fait guère de doutes que monsieur Verhofstadt sera la tête de proue d’un triumvirat complété par Michel Barnier, représentant la Commission, et par son ancien porte-parole, Didier Seeuws, quant à lui choisi par le Conseil. Pourquoi cette décision est-elle caractéristique des errements européens ? Tout simplement parce que monsieur Verhofstadt incarne physiquement l’alliance entre les globalistes libéraux et les internationalistes. Sa première réaction après sa prise de fonctions fut de déclarer : « Pour le Parlement, les quatre libertés de circulation - celles des personnes, des biens, des capitaux et des services- sont inséparables dans l’Union ». Président du groupe parlementaire Alliance des démocrates et des libéraux pour l’Europe, le Belge est également reconnu pour ses positions fédéralistes et sa défense acharnée d’une politique d’ouverture auxdits « migrants », lesquels sont bien souvent de faux réfugiés et de vrais envahisseurs violents. Ennemi des nations, il publiait en 2012, avec l’inénarrable Daniel Cohn-Bendit, un brûlot en faveur d’une Europe fédérale dont le titre ne fait pas mystère des intentions : « Debout l’Europe – Manifeste pour une révolution post-nationale en Europe ». Pour vous dire à quel point l’homme est dangereux, il estimait en août 2015 que François Hollande n’était pas assez laxiste en matière d’immigration ! Il faut tout de même le faire…
 
L’Union européenne n’est pas libérale au sens strict
 
Appelant à une réforme du système d’asile, monsieur Verhofstadt souhaite profondément transformer les peuples européens, destinés être progressivement remplacés par des extra-Européens laissés libre d’aller et de venir dans l’espace de Schengen. Heureusement, les Britanniques seront bientôt suivis par d’autres frondeurs ; en Europe Centrale, puis, je l’espère, en France. L’an passé, le premier ministre hongrois Viktor Orban grondait contre le projet de la Commission européenne visant à établir des quotas de migrants, pour répondre à l’afflux incontrôlé de réfugiés et de demandeurs d’asile aux frontières maritimes de l’Europe. Dans une déclaration qui devrait rester dans l’Histoire, le dirigeant magyar tenait ces propos : « Nous voulons que l’Europe reste le continent des Européens et que la Hongrie appartienne aux Hongrois : c’est notre droit. » C’en était trop pour l’eurocrate Jean-Claude Juncker, jumeau de Guy Verhofstadt, pour qui Viktor Orban serait un « dictateur » ! La Hongrie, la Pologne, la République tchèque et la Slovaquie sont en train de faire la démonstration qu’une autre Europe est peut-être possible. Une Europe soucieuse de l’identité de ses  peuples, garante des libertés souveraines des nations qui la constituent et protectrice vis-à-vis des menaces extérieures, présentes et à venir. Demain, si Norbert Hofer gagne l’élection présidentielle autrichienne (la précédente a été invalidée en raison d’irrégularités), le V4 s’élargira  pour devenir une sorte de néo Empire austro-hongrois. Après demain, une France émancipée d’une classe politique déconnectée pourrait s’associer à ces pays pour contrer l’influence néfaste de l’Allemagne de Merkel.
 
 
Français, ne restez pas spectateurs de votre déclin. Dans notre histoire, nous avons toujours su trouver la force d’inverser le cours des événements. Suivons l’exemple britannique, l’exemple hongrois. Abattons la Némésis de l’Europe, c’est-à-dire son ersatz appelé Union européenne. Voulez-vous que les Trucs bénéficient de visas pour circuler partout ? Voulez-vous un camp de « migrants » près de chez vous ? Voulez-vous d’une économie qui ne peut pas endiguer le chômage de masse ? Voulez-vous que notre pays poursuive sa désindustrialisation ? Voulez-vous être dirigés par des amis de Daniel Cohn-Bendit ? Voulez-vous être les laquais de Bruxelles et de Berlin ? Voulez-vous que la France continue à accueillir des millions d’immigrés issus des pays du Sud, qui seront demain des dizaines de millions ? Soyons au rendez-vous, comme nous l’avons toujours fait.