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L'ONU est-elle malade ?

 
L’économiste Joseph Stiglitz prétendait récemment que « le besoin d’institutions internationales telles que le FMI, la Banque mondiale et l’OMC n’a jamais été aussi grand, mais la confiance qui leur est accordée n’a jamais été aussi faible ». Il faut dire que les peuples sentent trop bien l’influence néfaste que les organisations transnationales ont parfois pu jouer dans l’histoire récente. Elles y ont perdu une légitimité durement gagnée lors du siècle dernier. L’Organisation des nations unies, millefeuille administratif complexe, ne satisfait plus les partisans d’une gouvernance mondiale élargie, à l’image du susnommé Joseph Stiglitz ; mais ne contente pas non plus ses détracteurs, qui vilipendent, souvent à raison, la vision idéologisée que semble vouloir promouvoir cette institution. Fondée consécutivement à la Seconde Guerre mondiale, l’ONU remplaça la Société des Nations, dont les compétences lui furent transférées le 18 avril 1946. L’expression de « Nations unies » sonnera d’ailleurs curieusement aux oreilles françaises puisque qu’elle aurait été soufflée par Franklin Delano Roosevelt à Winston Churchill, provenant du poème « Childe Harold’s Pilgrimage » (Le Pèlerinage de Childe Harold) de Lord Byron ; dans lequel le personnage principal, las des guerres impériales et révolutionnaires de son temps, définit les vainqueurs de Waterloo comme appartenant aux « nations unies » … Personne ne pourra toutefois nier le bien fondé de l’idée qui a prévalu à la constitution de l’ONU. Après les deux guerres mondiales, l’Europe, exsangue, voulut en finir avec les guerres fratricides qui la déchirèrent et achevèrent de la faire renoncer à jouer un rôle important dans l’histoire. Tempérant légèrement l’idéalisme kantien de la Société des Nations qui conduisit au désastre de l’entre-deux-guerres, l’ONU se voulut une organisation plus réaliste en hiérarchisant le poids politique de ses membres. Ainsi, fut créé le Conseil de sécurité, comprenant cinq membres permanents disposant d’un « droit de véto » (France, URSS, Royaume-Uni, Etats-Unis et Chine). Aujourd’hui, l’ONU compte parmi ses membres la quasi-totalité des Etats officiellement reconnus par la communauté internationale. Nous verrons, plus tard, que les conflits modernes, consécutifs à l’effondrement du bloc communiste, trouvent souvent leur origine dans l’existence de nations sans Etats. À l'évidence, l'ONU ne saurait être un gouvernement mondial, certaines puissances s’y opposant régulièrement, mais son influence reste importante. Quels sont ses objectifs principaux ? Dans le droit fil de la Société des Nations, l’ONU vise à instaurer une « paix perpétuelle » garantie par une diplomatie multilatérale que le droit international viendrait encadrer. Les autres missions que l’ONU s’est fixées sont beaucoup plus sujettes à la critique, à commencer par la volonté d’imposer le respect d’une vision élargie des droits de l’Homme. Si l’histoire doit reconnaître en René Cassin un héros éminent de la résistance, il fut, par la suite, probablement à son corps défendant, l’artisan d’une dérive dont nous payons toujours les conséquences. En 1946, ce grand juriste et diplomate, membre du gouvernement de la France libre, qui reçut bien plus tard le prix Nobel de la paix et le prix des droits de l’Homme des Nations unies, était nommé par le gouvernement français pour le représenter à la commission des Droits de l’Homme que l’ONU venait de créer. Il joua ainsi un rôle déterminant dans l’adoption de la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, à ne surtout pas confondre avec la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen de 1789, laquelle distinguait très justement les droits fondamentaux accordés à tous les hommes des droits particuliers qu’offre la citoyenneté, comme le fit récemment Emmanuel Macron dans un discours. Sa philosophie tranchait avec ce qui avait été précédemment admis, René Cassin appuyant une conception interventionniste des droits de l’homme qui rejetait le principe du respect de la souveraineté des Etats en la matière.
 
Les conflits modernes, consécutifs à l’effondrement du bloc communiste, trouvent souvent leur origine dans l’existence de nations sans Etats
 
 Il convient évidemment de replacer l’œuvre de René Cassin dans son temps. Gardons-nous des procès anachroniques. Après ce que le monde avait vécu, il était logique que des esprits aussi profonds que le sien puissent être tentés de vouloir guider les hommes vers un monde meilleur. Malheureusement, la déclaration universelle des droits de l’homme a ouvert une brèche qui n’est pas prête d'être refermée. Quand la déclaration de 1789 fut adoptée, elle introduisit des « droits-libertés », selon la formule du professeur Jean-Philippe Feldman. Citons notamment ces droits essentiels à l’être humain contemporain que sont la liberté d’expression, le droit de propriété, le droit à la sûreté ou le droit de résistance à l’oppression. Les droits créés en 1948 sont bien différents de ceux qui les ont précédés. Véritables « droits-créances » collectifs, souvent économiques et sociaux (droit au travail, au repos et aux loisirs, à un niveau de vie suffisant), ils entrent en contradiction avec leurs aînés. Notre époque en est la victime. Mélange étonnant entre les valeurs occidentales et marxistes, fruit d’une époque où la paix devait se construire, la matrice intellectuelle de l’Organisation des Nations unies est la source de l’insupportable tyrannie des minorités que nous subissons présentement dans l’ensemble du monde occidental. Autre problème majeur, la déclaration de 1948 consacre, outre l’universalité et l’interdépendance des différents « droits de l’Homme », leur caractère indivisible. En somme, il faudrait que les Etats respectent tous les droits de l’Homme comme un bloc indissociable ; car, je cite, « l'amélioration d'un droit facilite(rait) le progrès des autres » et de la même manière « la privation d'un droit a(urait) un effet négatif sur les autres ». La commission des droits de l’Homme dans sa Résolution 2003/18 du 22 avril 2003 l’explique mieux que moi, jugeant que « Tous les droits de l’Homme et toutes les libertés fondamentales sont universelles, indivisibles, interdépendants et indissociables. La promotion et la protection d'une catégorie de droits ne sauraient en aucun cas dispenser ou exonérer les Etats de leurs obligations de promouvoir et de protéger les autres droits ». Ne serait-ce pas une position un peu paradoxale pour une gouvernance mondiale qui se voudraient distanciée, équitable, peu ou pas interventionniste et respectueuse des identités historiques et politiques des Etats ?

 

L’ONU : un roi sans couronne

 

Je ne ferais pas mienne l’expression « droit-de-l’hommisme » chère à l’ancien ministre des affaires étrangères, Hubert Védrine. Toutefois, elle dit assez bien ce qui frappe les anciennes grandes puissances européennes, mais aussi l’Organisation des Nations unies : l’énoncé abstrait des grands principes démocratiques et moraux cache bien difficilement une absence de vision géostratégique. Pour le susnommé Védrine, le « droit-de-l’hommisme est une posture de repli. C’est une politique de remplacement qui prend acte de notre incapacité à intervenir, y compris sur le plan militaire ». Près de cent ans plus tard, Hubert Védrine retrouve Charles Péguy, pour qui le kantisme avait « les mains pures mais n’avait pas de mains ». Au fond, l’ONU et l’Union européenne se ressemblent. Un peu provocateur, je me demande même si, par certains aspects, l’UE ne serait pas qu’une ONU régionale au rabais ? Les deux sont des colosses aux pieds d’argile incapables de mettre en œuvre leurs ambitions iréniques ; ayant pour caractéristique majeure de ne jamais vraiment peser, ou intervenir, où que ce soit, mais de toujours délivrer des discours moralisateurs et culpabilisants à des peuples qui s’y refusent. Les résultats se font toujours attendre… Le monde n’est pas devenu plus sûr après la chute du mur de Berlin. Au contraire. Après la période hégémonique de la puissance américaine, émaillée par divers conflits localisés, vient une ère incertaine où les Etats-Unis, toujours superpuissance principale par leur capacité d’innovation et leur avance technologique, voient leur domination contestée par la Chine. L’ONU est donc, présentement, confrontée à trois problématiques :

 

- Faute de moyens suffisants, l’ONU n’est pas en capacité de traiter correctement les problèmes liés à la gouvernance mondiale. Auparavant, les Etats-Unis s’en chargeaient à sa place dans une certaine mesure. Peut-être ne sera-ce plus le demain… Au Rwanda, les Nations unies ont failli. En ex-Yougoslavie, aussi. Idem en Syrie et en Libye plus récemment. Elles n’ont pas su jouer un rôle déterminant dans ces conflits. Quant à la crise irakienne, nous avons tous en mémoire le discours tenu par Dominique de Villepin devant le Conseil de sécurité lors du 14 février 2003, dont j’aimerais vous restituer la conclusion : « Et c'est un vieux pays, la France, d'un vieux continent comme le mien, l'Europe, qui vous le dit aujourd'hui, qui a connu les guerres, l'occupation, la barbarie. Un pays qui n'oublie pas et qui sait tout ce qu'il doit aux combattants de la liberté venus d'Amérique et d'ailleurs. Et qui pourtant n'a cessé de se tenir debout face à l'Histoire et devant les hommes. Fidèle à ses valeurs, il veut agir résolument avec tous les membres de la communauté internationale. Il croit en notre capacité à construire ensemble un monde meilleur. » Que s’est-il ensuite produit ? L’Irak a été attaqué en dépit des vetos français, russes et chinois ; soit une majorité des membres permanents du Conseil de sécurité. À quoi donc a servi l’ONU ? Rien du tout.

 

- Son organisation même est tiraillée entre sa volonté universaliste et les particularismes, parfois antagonistes, de nations plus désunies que soudées. À ce titre, la composition du Conseil des droits de l’homme est édifiante. Dernièrement, l’Assemblée générale de l’ONU rejetait la candidature de la Russie mais laissait l’Arabie saoudite, déjà nommée en 2015 à la tête du « groupe consultatif », y faire son entrée (Cuba appartient aussi à ce comité) … Une fois de plus, les nouvelles souverainetés incarnées par les médias ou les « organisations non gouvernementales », étaient à la manœuvre. La directrice adjointe de Human Rights Watch à New-York ne s’en cachait pas, déclarant à ce propos : « Il est difficile de croire que les gens qui ont voté aujourd’hui n’avaient pas en tête la situation à Alep ». Sans m’attarder sur la difficile situation syrienne, j’aimerais souligner que les précautions de vierge de cette dame ne s’appliquent pas à l’Arabie saoudite, peu suspecte d’être un modèle en matière de droits de l’homme et particulièrement de droits des femmes. Quant à ses aventures militaires yéménites, elles sont étrangement passées sous silence… 

 

- Comme l’a dit le général de Gaulle, dans le contexte de la décolonisation, l’ONU est un « machin ». Certes, il fit évoluer sa pensée au milieu des années 60 quand l’ONU lui servit de tribune pour affirmer la place d’une France défendant une ligne diplomatique en rupture. Reste que cette boutade prend tout son sens en 2017. L’ONU est un gros « machin » qui pâtit de plusieurs défauts structurels. D’abord, l’assemblée générale. Le principe dune voix par Etat a achevé de faire perdre toute crédibilité à l’ONU. Que la Chine ait un poids électoral comparable à la République dominicaine est du plus parfait ridicule. Ensuite, l’ONU est aujourd’hui débordée par ses satellites tels que le Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, l’Organisation internationale pour les migrations ou le Haut-Commissariat aux droits de l’Homme, qui imposent aux Nations unies un agenda idéologique. Dans le même ordre d’idées, la lourdeur administrative de l’organisation en fait un mammouth. En plus de l’Assemblée générale et du Conseil de sécurité, l’ONU comprend, excusez du peu, quatre autres organes principaux (le Conseil économique et sociale, le Conseil de tutelle créé pour accompagner les pays nouvellement décolonisés, la très contestée Cour internationale de justice et le Secrétariat). Last but not least, l’ONU souffre d’un déficit d’incarnation grave ! Les successeurs de Kofi Annan (Ban Ki-Moon et Antonio Guerres) n’étaient pas de grands noms de la politique mondiale. Pour synthétiser, l’ONU souffre d’un déficit démocratique qui s’additionne à une gestion bureaucratique illisible.

 

L’ONU : d’une prise de conscience des enjeux mondiaux à la tyrannie de l’indifférenciation

 

Dans La Notion du politique, le juriste allemand Carl Schmitt avance que « Toute unité politique implique l’existence éventuelle d’un ennemi et donc la coexistence d’une autre unité politique. Aussi, tant que l’Etat en tant que tel subsistera sur cette terre, il en existera plusieurs et il ne saurait y avoir un Etat universel englobant toute l’humanité et la terre entière. Le monde politique n’est pas un universum mais, si l’on peut dire, un pluriversum ». L’ONU vise à la construction d’un monde d’après l’histoire, d’après les Etats, tout en tirant sa légitimité, son existence, voire ses principes, des Etats qu’il compte remplacer. Un paradoxe qui la rend impuissante dans un monde en mouvement, plus que jamais travaillé par la résurgence des intérêts nationaux. L’ONU a choisi, via les organes qui lui sont associés, d’outrepasser sa fonction de lieu de débat dans le cadre d’une mondialisation de fait. Les caciques de l’organisation voient plus grand et veulent construire un monde de l’indifférenciation, car les nations seraient consubstantiellement dangereuses. Si la Déclaration de 1948 ouvrait la porte à de dangereux droits collectifs pour avaliser la fin des Empires coloniaux, ses légataires entendent pourtant participer ouvertement à la contre-colonisation de l’Europe, et plus généralement du monde occidental dans son ensemble. L’actuel secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, est un homme issu de la gauche portugaise immigrationniste. Peu avant sa prise de fonctions, il déclarait : « Il faut reconnaître que la migration est inévitable et qu’elle ne s’arrêtera pas ». Qui s’étonnera du fait que ce socialiste, longtemps à la tête du Haut-commissariat aux réfugiés des Nations unies, puisse considérer que les nouveaux Montaigne, Shakspeare et Cervantés se trouvent présentement dans les bateaux chargés de clandestins ? Volontiers menaçant contre les dirigeants ou les opposants politiques qui ont pris la mesure du défi migratoire, il disait : « La gestion de la migration est une question de souveraineté nationale, cette approche est extrêmement limitée. La vérité c’est qu’en attendant, les vrais régulateurs des mobilités internationales, ce sont les passeurs et les organisations criminelles ». Saisi dune fibre mystique, il ajoutait qu’il tenterait de « mettre sur la table des discussions pour impulser un développement positif : développer des opportunités d’immigration légale, seule façon de lutter contre les réseaux criminels », et qu’il essaierait de « convaincre que la migration est inévitable et que les sociétés multi-ethniques, multiculturelles, multireligieuses qui se construisent sont une richesse ». On pourrait s’en tenir là tant les déclarations de monsieur Guterres se suffisent à elles-mêmes. Eschatologie laïque, ou phase sénile du christianisme en paraphrasant GK Chesterton, l’idée voulant que le multiculturalisme soit le seul horizon possible pour les sociétés occidentales est le catéchisme des élites mondialisées dont l’ONU est désormais devenue la propagandiste la plus zélée. Les anglophones distinguent la mondialisation et la globalisation, que l’ONU confond. Pis, l’ONU oublie ses principes les plus forts, parmi lesquels la non-ingérence, lorsqu’il s’agit des fameux « migrants ». Ainsi, le 18 décembre 2016, le compte Twitter officiel de l’ONU en France relayait un message collectif : « La migration profite à tous. Les migrants sont porteurs de compétences et de cultures nouvelles. #Ensemble #PourLaMigration @UNmigration. » La phrase était accompagnée d’un tract célébrant la « Journée internationale des migrants » sur lequel on pouvait admirer quatre photos, dont l’une représentant un homme affublé d’un nez rouge de clown. Nous parlons bien de l’ONU, qui a placé le Saoudien Faisal Trad, ambassadeur de Riyad au sein de cette vénérable institution, à la présidence d’un groupe consultatif du Conseil des droits de l’homme pour les Nations unies…

 

La névrosée Allemagne de Merkel

 

No-Borders des beaux quartiers, les membres de l’ONU planchent même le plus sérieusement du monde sur les « migrations de remplacement ». Les peuples occidentaux ayant vocation à s’effacer au profit des peuples du Sud. L’an passé, ils se plaçaient dans l’illégalité en demandant aux « migrants » clandestins de franchir la frontière hongroise par la force, c’est-à-dire de commettre un acte de guerre contre un pays souverain. Le Haut-Commissarait aux réfugiés publiait un tweet disant « Crossing a border is not a crime » accompagné d’une photo de clandestins, au moment où la Hongrie essayait tant bien que mal de faire respecter les accords de Schengen à la lettre en contrôlant ses frontières ! Eh bien si, franchir une frontière par la force est un crime. L’ONU se comporte de la même manière qu’une ONG comme Amnesty International, qui n’a eu de cesse de culpabiliser les Européens pour qu’ils accueillent toujours plus d’immigrés alors que nos capacités d’accueil sont très largement saturées. À ce niveau d’inconscience, ces nouvelles souverainetés transnationales font peser une menace colossale sur la France et le continent. Elles font venir ceux qui fuient la guerre pour la recréer ici. Aider l’Afrique à développer des puissances régionales capables de stabiliser une démographie proprement délirante n’est pas au programme. Pour résoudre la crise démographique de l’Afrique qui connaît un « baby-boom » sans précédent, le département des Affaires économiques et sociales des Nations unies suggère d’organiser une « migration de remplacement » à destination des pays industrialisés. Quelques pays résistent, à l’image du Japon. D’autres cèdent, notamment la névrosée Allemagne de Merkel. Il faut le dire le plus simplement possible : les pays du Sud menacent l’équilibre du monde en refusant de se donner les moyens de réguler leur natalité. La population mondiale ne peut pas continuer à augmenter de la sorte sans causer des troubles écologiques, économiques, culturels et militaires majeurs. Je vous invite à consulter le rapport susmentionné. Il planifie, sur 50 ans, les migrations que devraient accueillir plusieurs pays, dont la France. Au hasard du rapport, on trouve des expressions parlantes telles que :  « Le déclin de la population est inévitable, en l’absence de migration de remplacement »« Les nombres d’immigrants nécessaires pour éviter un déclin de la population totale sont beaucoup plus grands que ceux qui ont été envisagés dans les projections » ou « Les niveaux d’immigration nécessaires pour éviter le vieillissement de la population sont beaucoup de fois plus élevés que ceux qui sont nécessaires pour éviter le déclin de la population ». Dans le scénario le plus extravagant, le Japon est sommé de recevoir 524 millions de personnes d’ici à 2050 et l’Union européenne près de 700 millions d’individus.

 

Heureusement, certains dirigeants ne se laissent pas impressionner. « Nous voulons que l’Europe reste le continent des Européens et que la Hongrie appartienne aux Hongrois : c’est notre droit », affirmait Viktor Orbán. On ne pourra que le soutenir dans cette démarche.

 

                                                                             ***

 

L’ONU ne se contente toutefois pas d’encourager l’installation desdits « migrants » sur notre sol. Elle appelle aussi au viol de nos identités alors qu’elle défend théoriquement les droits des peuples autochtones ; en leur accordant des privilèges collectifs, parfois exorbitants, en tant que nations sans reconnaissance officielle… Le Conseil de l’Europe, mini ONU de 47 Etats européens, publiait récemment un rapport mensonger sur la France. L’organisme, dont les missions consistent à lutter contre « toutes les formes d’intolérance » et à promouvoir les droits de l’Homme, s’alarmait de la « banalisation des discours racistes en France ». Thorbjørn Jagland, homme politique norvégien de gauche et secrétaire général du Conseil de l’Europe, a vertement interpellé la France : « Le discours de haine, de par sa banalisation dans la sphère publique, demeure un sujet de préoccupation. » Il a même attaqué directement les responsables politiques, les enjoignant à s’abstenir « de tenir des propos qui stigmatisent des groupes déjà vulnérables et attisent les tensions dans la société française ». Rien que ça !

 

 En cause : les propos de Marine Le Pen sur les prières de rue interdites en France, la progression supposée de l’homophobie depuis les manifestations pour tous, les « discriminations » faites aux mères voilées accompagnantes lors des sorties scolaires… Cible de toutes les critiques, la laïcité à la française est perçue comme restrictive et pouvant entrainer des discriminations islamophobes ! Un discours que la Collectif contre l’islamophobie en France, dirigé par le crypto-islamiste Marwann Muhammad, ne renierait pas. Vous ne serez pas surpris d’apprendre que ce rapport du Conseil de l’Europe reprend, point par point, les préconisations de … l’ONU. Le Comité des droits de l’enfant des Nations unies a souvent pointé du doigt la politique française en matière de laïcité, demandant à la France d’accepter les fillettes voilées dans les classes de l’école publique… C’est visiblement plus dérangeant que les lapidations saoudiennes.

 

Conclusion

 

L’ONU devrait s’en tenir à ses missions initiales. Elle doit rester un lieu de débat privilégié pour les nations, force de modération. Malheureusement, elle se fait un devoir de s’ingérer partout, surtout là où elle ne le devrait pas. Bien sûr, l’organisation devra profondément se réformer, notamment en adoptant une gestion plus saine. Autre chantier : l’inflation normative qui génère de l’incertitude juridique beaucoup plus que de la clarté.