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L’Etat sert-il toujours les intérêts de la France ? Ou la soumission progressive aux lobbies islamistes.

 

Qu’est-ce qu’un Etat ? Juridiquement, selon la définition la plus communément acceptée, l’Etat s’envisage comme la forme juridique du pouvoir politique, c’est-à-dire, plus précisément, l’auctoritas et la potestas. L’Etat se compose des divers pouvoirs, le plus souvent incarnés dans des institutions, que possède la nation pour faire prévaloir l’intérêt général et l’ordre public. Pour le juriste Raymond Carré de Malberg, l’Etat est un « être de droit en qui se résume abstraitement la collectivité nationale », donc une personne morale. Cette définition permet de donner à l’Etat une existence, et une capacité juridique, indépendantes de la personne de ceux qui le gouvernent. Les dirigeants d’un Etat, la classe politique, sont donc seulement investis des fonctions de l’Etat et peuvent être démis. Pour qu’un Etat puisse prétendre exister, il est nécessaire qu’il soit souverain. La souveraineté implique que le territoire national soit délimité par des frontières, à l’intérieur desquelles s’appliquent des lois spécifiques pour les citoyens et les étrangers.  Les Français observent aujourd’hui avec regret que l’Etat est déconnecté d’une nation de moins en moins souveraine, soumise à des traités qui l’obligent et incapable d’affirmer son identité. L’auctoritas appartient à des pouvoirs supranationaux et la potestas appartient à la Cour européenne des droits de l’Autre et aux médias bien-pensants. Le droit bloque tout, et on nous affirme constamment qu’il n’est pas possible de légiférer sur divers sujets. Ainsi, la question du port du burkini s’est progressivement transformée en un débat juridique stérile, oblitérant les questions anthropologiques, identitaires et morales qui avaient pu surgir.La décision prise par le Conseil d’Etat dans le feuilleton estival de la burka de bain est révélatrice des changements de paradigmes auxquels notre nation se trouve désormais confrontée, impuissante et condamnée d’avance par un oubli d’elle-même. Depuis trente ans, ce ne sont plus les parlementaires qui édictent les règles sur les sujets relatifs à l’immigration, mais ces juges qui imposent leur jurisprudence en interprétant les textes internationaux. Les institutions étatiques sont donc sorties de la France, sous l’influence de juges dont la neutralité n’est pas avérée. Des petits malins en profitent pour subvertir un peu plus notre nation, la menaçant d’une insurrection qui pourrait la conduire à une forme de « guerre civile » intra-communautaire. Les amoureux de la France doivent donc développer une pensée articulée autour de la contre-subversion et de la contre-insurrection.

 

    Un débat juridique stérile                                                                     

 

Le 26 août 2016, le Conseil d’Etat suspendait donc l’arrêté du maire de Villeneuve-Loublet qui interdisait du 15 juin au 15 septembre, « l’accès à la baignade à toute personne ne disposant pas d’une tenue correcte, respectueuse des bonnes mœurs et du principe de laïcité, et respectant les règles d’hygiène et de sécurité des baignades adaptées au domaine public maritime » et « le port de vêtements, pendant la baignade, ayant une connotation contraire aux principes mentionnés ci-avant », sur les plages publiques de la commune. Pourquoi le Conseil d’Etat a suspendu l’arrêté du maire ? Pour Jacques Sapir, l’arrêté était « plus extensif » que ceux pris dans d’autres municipalités, et donc « plus vulnérable ». L’auteur estime, à juste titre, avec Carl Hubert de la fondation Polémia, que « la référence aux bonnes mœurs et au principe de laïcité » donnait un argument aux juges. Rappelez-vous, j’indiquais ici-même que l’interdiction du port du burkini sur les plages ne pouvait malheureusement pas tout à fait se justifier par le principe politique de la laïcité. Les agitateurs islamistes connaissent très bien les faiblesses occidentales contemporaines, ils en jouent pour mieux se jouer de nous. D’où leurs arguments victimaires, directement issus des courants de pensée de l’affirmative action états-unienne, invoquant les principes de libertés civiles pour défendre la liberté des femmes à ne pas être libres, ou l’égalitarisme pour justifier un apartheid sexuel attaquant frontalement l’égalité en droit entre les hommes et les femmes. Quel paradoxe que de voir des féministes défendre le burkini aux côtés des pires phallocrates que la terre ait jamais portée en son sein ! La critique des pratiques d’une religion est même assimilée à un racisme, ou à une phobie, alors que les idéologies sont normalement critiquables, et soumises à l’examen intellectuel. Accuse-t-on les pourfendeurs du communisme de « communistophobie », de racisme anti communiste ? Comme l’indique Fatiha Boudjahlat, membre du Mouvement Radical et Citoyen, le Collectif contre l’islamophobie en France, dirigé par Marwann Muhammad, organise une gigantesque opération de testing destinée à susciter des évènements prétendument « islamophobes », de manière à gagner une partie de l’opinion publique. Habile avec les médias, le CCIF cherche à faire passer les musulmans de France pour des victimes de la haine de l’Etat, des Français de souche… La polémique née autour du port du burkini émane directement de cette association, qui a d’ailleurs porté plainte contre les arrêtés municipaux l’interdisant, aux côtés de la Ligue des Droits de l’Homme. Les idiots utiles du projet politique islamique se sont empressés de s’en féliciter, à l’image de la Dépêche du Midi qui titrait dès le lendemain : « Burkini : il est interdit d’interdire ! ». Pourtant, un Etat peut interdire. La loi de 1905 sur la laïcité interdit par exemple un certain nombre de pratiques, notamment dans son premier article : « La République assure la liberté de conscience. Elle garantit le libre exercice des cultes sous les seules restrictions édictées ci-après dans l’intérêt de l’ordre public. »

 

Un Etat peut interdire

 

Le burkini contrevient-il à l’ordre public ? À ce stade, il n’est pas inutile de rappeler que le Conseil d’Etat avait interdit préventivement les spectacles de Dieudonné, au motif d’empêcher l’apparition de troubles à l’ordre public. Visiblement, cela ne serait pas le cas pour le port de ce vêtement à caractère religieux, approuvé par une fatwa du cheikh Hilali, notoirement connu pour avoir applaudi bruyamment aux attentats du 11 septembre… Il n’est pas non plus inintéressant d’indiquer que la décision du Conseil d’Etat a été prise par trois juges, incluant Thierry Tuot, connu pour ses délires communautaristes. C’est lui qui a estimé que le port du burkini ne pouvait pas risquer de porter atteinte à l’ordre public. Sur Boulevard Voltaire, je rapportais une de ses citations les plus célèbres sur l’identité nationale, que vous permettrez de mentionner à nouveau dans ces colonnes, fustigeant « la célébration d’un passé révolu d’une France chevrotante et confite dans des traditions imaginaires ». Avocat d’une France inclusive, Thierry Tuot n’est pas le plus fervent défenseur de la laïcité française… Est-ce à dire que la décision du Conseil d’Etat avait un caractère politique ? Il y a un pas que je franchis allègrement. Une décision politique grave qui a donné raison aux islamistes qui nous défient. Une décision qui avalise l’islamisation de la France au nom des Français, qui s’en félicite. Le susmentionné Marwan Muhammad a été plusieurs fois médiatisé pendant la polémique, se transformant en champion des islamistes oppressés par la France. Savez-vous qu’il intervenait au camp dit « décolonial », organisé par des proches du Parti des Indigènes de la République (PIR) ? Ce camp n’a pas été interdit alors qu’il était « interdit aux blancs ». Un twitto, qui connaît visiblement des gens du CCIF et du PIR, se répandait sur les réseaux sociaux, déclarant sans détour : « Va vraiment falloir soumettre les Français blancs totalement. En tant que musulmans, c’est le défi qui nous attend. Facile, mais long. Je vous l’ai dit la dernière fois. Faut changer de stratégie avec les Français de souche. De fond en comble ». C’est à ces gens là que le Conseil d’Etat a donné raison. Ces gens qui veulent purement et simplement soumettre la France historique à leur idéologie rance. Marwan Muhammad n’est pas en reste, appelant régulièrement à une sorte de djihâd culturel. Dans cette optique, le lynchage du restaurateur de Tremblay-En-France interroge. BFM TV diffusait une vidéo montrant un restaurateur refusant de servir deux femmes voilées. Son attitude assez grossière interpellait. Mais, le procès public qui s’en est suivi, quasi stalinien, ne manqua pas non plus d’effrayer, car l’histoire avait tout d’une manipulation savamment orchestrée par des spécialistes du genre. Sommé de s’humilier publiquement sous le regard des caméras, jugé par une bande de 15 « jeunes » à la fois agressifs et mielleux, le restaurateur a fini par s’excuser. Il a d’ailleurs évacué son domicile dans la nuit, suite aux multiples menaces de mort reçues dans la nuit sur sa page Facebook. Dans cette histoire, le CCIF a joué un rôle particulièrement troublant. D’abord, la vidéo, incomplète, a été diffusée par une certaine Karima AbdelRahman Bint Mohammed, elle-même sympathisante du CCIF et présentant des photos de fillettes vêtues de niqabs (voile intégral ne montrant que les yeux) sur son profil Facebook. Ensuite, un tract a très vite été diffusé par le CCIF, invitant les musulmans de Tremblay-En-France à se rendre à la mosquée pour une réunion. Acte, soit dit en passant, qu’on pourrait considérer comme proche de l’illégalité selon l’article 25 de la loi de 1905 disant : « Il est interdit de tenir des réunions politiques dans les locaux servant habituellement à l’exercice d’un culte. » Certes, le CCIF n’est pas officiellement un parti politique, mais n’en fait-il pas quotidiennement ? Dernier point : que faisaient deux musulmanes pieuses dans un restaurant mixte, servant une majorité de plats non halals et de l’alcool, alors que les proches du CCIF ont développé des sites permettant de se rendre dans les restaurants halals parisiens ? Cela n’est pas licite au regard de l’islam, sauf si ces deux femmes cherchaient à servir leur « pratique religieuse ou leurs affaires temporelles ». Peut-être que le CCIF savait ce restaurateur volubile ? En tout cas, nombre de leurs militants réclament désormais un restaurant halal en lieu et place de ce gastronomique traditionnel en zone occupée…

 

Toutes ces affaires montrent qu’une partie de la communauté musulmane tente de développer un projet politique, un projet de conquête. Drame supplémentaire de l’immigration, l’islamisation entraine un développement séparé de communautés qui se découvrent de plus en plus antagonistes, quand la nation ne devrait pourtant reconnaître que la communauté nationale. Surtout, le problème est plus posé par la culture arabo-musulmane que par le culte musulman au sens strict. Vêtement couvrant la totalité du corps, le burkini répond à une vision anthropologique étrangère, brutale, dans laquelle la femme est impure. Toute impure qu’elle soit, elle peut néanmoins regarder les hommes forcément purs qui se promènent à moitié nus sur la plage, car elle ne ressentirait pas de désir. Du même ordre que l’excision ou les mariages forcés, le burkini porte atteinte à la dignité due à la personne humaine. Cet argument (arrêt Morsang-Sur-Orge, interdiction du lancer de nains), pourtant couramment utilisé de façon stupide par le tribunal administratif, n’a pas été retenu en l’espèce. Défendre ce vêtement islamique revient donc à défendre l’avilissement de la femme. 

 

L’avilissement de la femme

 

Nous sommes en guerre. Il faut le marteler. Une guerre à plusieurs dimensions : militaire évidemment, mais aussi culturelle, politique et juridique. De quelles armes disposons-nous pour répondre aux menaces culturelles, politiques et juridiques ?

 

-Restaurer la puissance véritable du politique en le libérant des boulets qui l’enchainent. Il faut réviser, par exemple, le contrôle de constitutionnalité. Et, sortir instamment du giron des juridictions supranationales, au premier rang desquelles se trouve la Cour européenne des Droits de l’Homme.

 

-Renforcer le législateur en élisant un pouvoir fort, capable de faire appel à la voie référendaire.

 

-Réformer les procédures de nomination des conseillers d’Etat, trop souvent des commissaires politiques.

 

-Réviser la constitution de manière à ce que notre République puisse protéger sans détour la culture française, ses usages et ses mœurs.

 

-Comprendre qu’il est impossible de lutter contre les effets de l’immigration massive sans tarir la source. Comprendre que la laïcité à la française, comme l’explique Carl Hubert, n’est pas un rempart suffisant.

 

-Inviter les maires à multiplier les arrêtés anti burkinis pour noyer le Conseil d’Etat. Aujourd’hui, ils sont trente. Et s’ils étaient 3000 demain ?

 

-S’attaquer frontalement aux associations anti France propagandistes, car exister en tant que peuple c’est avant tout combattre ce qui nous nie. Le Parti des Indigènes de la République et le Collectif contre l’islamophobie en France doivent être traités en ennemis de la nation.

 

 

-Interdire les tenues islamiques dans le domaine public, car elles constituent des attaques directes contre ce que nous sommes. De manière un peu provocatrice, je citerais l’exemple d’Ataturk, qui rendit la Burka obligatoire pour les prostituées et interdite à toutes les autres femmes sous peine de prison. L’effet fut immédiat.