Retrouvez Polic Région sur Facebook Retrouvez Polic Région sur Twitter Retrouvez Polic Région sur google + Retrouvez Polic Région sur Flickr Retrouvez Polic Région sur Youtube

La droite occitane commence à se diviser : Analyse
Haute-Garonne / Législatives, le grand flou
Faisons connaissance Mr Méric ! Portrait d'un "atypique libre"
Gilles Verdez publie un brûlot politique. Interview
L'Occitanie ... En marche ? Enquête de PR

Le pape François Hollande, une vertu chrétienne devenue folle ?

Je ne ferai pas ici l’exégèse des textes bibliques, de la parole du Christ ou de celle du pape François. Je ne suis pas compétent pour cela. En conséquence, je me bornerai à vous donner une lecture strictement politique des dernières déclarations de l’évêque de Rome. Contrairement à ce qui est avancé depuis quelques heures dans la presse, le pape François n’a pas refusé « tout amalgame entre islam et terrorisme », mais a confondu des faits divers de droit commun dont se sont rendus coupable des personnes baptisées catholiques, avec le terrorisme islamiste. Des propos qui ne choqueraient pas s’ils étaient tenus par un représentant du Parti des indigènes de la République. Interrogé sur l’assassinat du père Jacques Hamel en son église de Saint-Etienne-du-Rouvray, le pape François a déclaré : « Il n’est  pas vrai et il n’est pas exact de dire que l’Islam c’est le terrorisme ». Sur ce point précis, il a raison. La violence politique, ou religieuse, n’est pas exclusive à la religion musulmane. Mais, actuellement, toute la violence politico-religieuse exercée en Europe est commise au nom de l’Islam. Un Islam minoritaire, mais un Islam quand même. Comment le pape François peut-il l’ignorer ? Les faits crèvent pourtant les yeux. « Si je dois parler de violences islamiques, je dois aussi parler de violences chrétiennes. Dans presque toutes religions, il y a toujours un petit groupe de fondamentalistes. Nous en avons-nous aussi », déclarait aussi le pape dans cet entretien. Encore une fois, il a pour partie raison. Mais comment comparer les assassinats d’enfants innocents avec quelques protestations de catholiques dits « intégristes » ? Les voit-on poser des bombes et égorger des gens ? Non. Du moins, pas à ma connaissance.
 
Le Saint-Père essaie de devenir le petit père des peuples
 
En se voulant plus évangéliste que l’évangile, le pape François devient relativiste. Il sort de son rôle par souci de plaire aux médias politiquement corrects. Le phénomène est grave, car il démontre que le Vatican semble vouloir abandonner l’Europe, la condamnant à tendre éternellement la joue gauche face à l’islamisme et à la submersion migratoire. Au risque de sa disparition ? Il est évident qu’à mesure que l’église se coupe de ses racines romaines, elle s’expatrie de la civilisation occidentale et de la culture européenne. Le pape jésuite, adepte de la moraline bon marché, n’est jamais aussi enfiévré que lorsqu’il peut faire la promotion d’un néo-œcuménisme, comprenant l’islam comme une branche du christianisme. S’abandonnerait-il à la religion des « droits de l’homme » ? Au fond, ce pape, volontiers décrit comme « moderne », serait-il lui aussi une vertu chrétienne devenue folle, pour paraphraser Chesterton ?
Plutôt que de se concentrer sur les sujets qui le concernent directement, le Saint-Père essaie de devenir le petit père des peuples supposément opprimés. Il ne lui est pas interdit d’aborder les questions politiques, mais il ne doit pas oublier qu’il est le représentant des catholiques. Pour l’instant, il se comporte en star cosmopolite bon marché, bien plus au service de la naïveté mondialiste que de la vérité. Il est même difficile de mesurer l’ampleur de la provocation papale. Un tel discours, tenu par un responsable politique européen, aurait suscité une immense vague d’indignation. Faudrait-il se taire parce qu’il s’agit du pape ? Non, je ne le crois pas. Il manque un Guillaume de Nogaret à notre époque car le pape est un dangereux irresponsable, prêt à sacrifier le continent européen à ses objectifs eschatologiques.
 
Il se comporte en star cosmopolite bon marché
 
Tout comme le Saint-Siège, l’Etat français a renoncé à être lui-même. Ainsi, il troque progressivement la laïcité pour un syncrétisme festif post-moderne. De concessions en concessions, la République française se mue en République universelle au service du bien. Ces grandes institutions se fracassent sur leurs prétentieuses ambitions. Elles ne dialoguent pas, elles monologuent avec le monde qu’elles veulent sauver par devant lui. François Hollande et le pape François ne partagent pas qu’un prénom. Ils ont en commun une vision du monde : irénique, post historique, idéale. Pour eux, l’Etat Islamique cherche à diviser les « gentils », alors que cette organisation terroriste profite des divisions qu’engendrent les sociétés multiculturelles. D’une main, le pape François tente de combattre le règne de l’argent. De l’autre, il défend mordicus l’homme indifférencié, interchangeable, remplaçable, corvéable à merci par des entreprises transnationales sans visages. Lorsqu’il se fait le chantre de l’immigration de masse, il le fait en connaissance de cause. Il sait que le père Jacques Hamel a été égorgé par des terroristes islamistes issus de l’immigration. Il sait que les Frères musulmans mûrissent un projet politique en Europe. Il sait aussi que la seule religion en expansion sur notre continent est l’islam. Bono de U2 serait pape, nous ne le remarquerions pas. Le pape François Hollande est le vrp de la World Company des Guignols de l’Info : « We are the world. We are the children. » Il n’est pas étonnant qu’il plaise autant aux Inrocks et au New-York Times… Avec lui, le Vatican ressemble à s’y méprendre à Amnesty International.