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Le mensonge est la clé de voûte du système politico-médiatique

Si Flaubert disait que « L’art n’est pas un mensonge », notre classe politique aura néanmoins réussi à faire du mensonge un art de vivre. Leur univers semble ne pas être le nôtre. Il est celui qu’ils voudraient qu’il soit, et non le monde tel qu’il est. Du penseur catholique Pierre Boutang au communiste libertaire Guy Debord se dessine une ligne continue qui nous transporte de la Théâtrocratie à la « société du spectacle ». Sous ces latitudes les pièces sont aussi mauvaises que ceux qui les jouent, les effets spéciaux n’impressionnent pas, les mises en scène sont datées et le public commence à sérieusement se lasser de ces acteurs surpayés qui s’obstinent à vendre des histoires dont les dénouements sont connus d’avance. Chaque semaine est riche en nouveaux scandales, similaires aux précédents. L’actualité est désormais suivie à la manière d’un feuilleton, d’une tele novela tristounette parsemée de moments comiques et de drames. Le registre dramatique se confondant de plus en plus souvent avec la farce bouffonne, comme en témoigne l’attaque d’un très jeune policier rue du Rempart Saint-Etienne par Abderrahmane Amara. Ce jeune homme, né à Alger, serait selon des médias unanimes un « déséquilibré ». Mais qu’est-ce donc qu’un « déséquilibré » ? On n’en trouve nulle trace dans les ouvrages spécialisés. De-ci de-là sont mentionnés des « sociopathes » et autres « psychopathes », atteints de « troubles du comportement » et responsables de leurs actes pénalement. Pourtant, la littérature de psychiatrie médico-légale ne connaît pas les « déséquilibrés ». Seraient-ils donc issus de ces mêmes cerveaux qui entendraient nous présenter une photographie irénique de notre société ? Possible… Abderrahmane Amara réussissait à trouver l’équilibre pour lancer des cocktails molotovs sur les synagogues toulousaines et les forces de l’ordre en 2014, en marge d’émeutes déclenchées en soutien de la cause palestinienne. Des faits qui n’ont pas suffisamment su attirer l’attention des très vénérables, et parfaitement équilibrées, institutions judicaires françaises. Certes, peut-être nourrissait-il quelques troubles psychologiques … mais comment ignorer qu'il était ultra-politisé, engagé et capable de repasser à l'action ?

Le public commence à sérieusement se lasser

Par ailleurs, comment peut-on écrire que le sieur Amara aurait dit « J’en ai marre de la France j’en ai marre de ce pays », et qu’il aurait poignardé un policier parce qu’il représentait la France, puis affirmer dans la même phrase que la motivation exacte de l’agresseur n’était encore « pas cernée » ? Tout était connu dès avant. En 2014, Abderramahmane Amara était déjà un immigré haineux, haïssant la France, fantasmant sur une cause lointaine. Pourquoi n'a-t-il pas été fiché, expulsé ? Tout simplement parce que ce système vermoulu se ment d’abord à lui-même, évitant de regarder la faucheuse droit dans les yeux. Résultat ? Un jeune fonctionnaire innocent a failli mourir. Le mensonge est la clé de voûte de notre état présent. Il assure la survie d’élites consanguines, inaptes, soucieuses de leurs intérêts personnels, décidées à se servir bien plus qu’à servir et refusant d'anticiper leur irrémédiable déclin. Les copains et les coquins de la République savent bien, au moins inconsciemment, qu’ils vivent dans un monde fini, donc finissant. Et, cette fin est proche. La muraille des mensonges se fissure sous les coups de boutoir de la réalité. Un jour viendra où les Pictes pourront à nouveau franchir le mur d’Hadrien réputé indestructible, imperméable à toute intrusion. Quand une jeune fille est violée à Nancy par un clandestin, les journaux parlent d’un « sans papiers ». Mais qui ne sait pas en 2016 que ce monstre avait des papiers de son pays, volontairement détruit pour pouvoir s’installer durablement sur notre territoire ? Il avait 31 ans et était hébergé par sa « petite amie », laquelle n’a pas été le moins du monde inquiétée par la justice ou les journalistes, d’ordinaire si enclins au déchainement gratuit. Rappelons ici l’article L. 622-1 du Code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile dont plus personne ne se souvient : « Toute personne qui aura, par aide directe ou indirecte, facilité ou tenté de faciliter l'entrée, la circulation ou le séjour irréguliers, d'un étranger en France sera punie d'un emprisonnement de cinq ans et d'une amende de 30 000 Euros. » Si la « petite amie » avait connaissance de l’irrégularité de la situation du violeur présumé, elle devrait aussi être arrêtée puis jugée pour ces faits. Non ? Il faut livrer une bataille sémantique quotidienne sur chaque mot, chaque phrase ou chaque expression. Non, les « sans papiers » n’existent pas, ils ne sont que des délinquants du droit d’asile. Difficile de blâmer les petites mains de ces menus mensonges alors que le sommet les accumule. Le poisson pourrit toujours par la tête.

Ils ne sont que des délinquants du droit d'asile

Nicolas Sarkozy avait dit qu’il arrêterait la politique en cas de défaite, il ne l’a pas fait. Il prétendait aussi qu’il serait candidat une fois blanchi des faits qui lui sont reprochés dans le cadre de l’affaire Bygmalion. Tout cela est encore une fois inexact puisque le parquet de Paris a demandé le renvoi en correctionnelle de l'impétrant en des termes d'une grande sévérité, estimant sa responsabilité « pleinement engagée du chef de financement illégal car il était démontré qu’il avait donné, en connaissance de cause, des instructions en faveur d’une augmentation des dépenses, au mépris des recommandations contraires des experts comptables ». Expert en magouilles, Jérôme Lavrilleux, député européen des Républicains, a donné son avis d’expert : « On ne peut pas se présenter juste pour gagner une immunité ». Les champions immaculés du bien, de la pureté, affichant haut et fort leur attachement à la "décence commune" ne valent de toute façon guère mieux ... Ils se précipitent à la gamelle dès qu'on leur propose une circonscription gagnable ou quelques miettes de pouvoir... Où sont passées les promesses ? Aux oubliettes pardi. Peut-être se sentent-ils exemptés par leurs camarades socialistes, vertueux lors des confessions médiatiques et volant les poules dès que le chien de ferme cligne de l'oeil ? François Hollande l’affirmait haut et fort : avec lui, nous aurions une République exemplaire incarnée par des ministres vierges de toute condamnation, au-dessus des soupçons ! Ah que ce fut comique… Kader Arif, Yamina Benguigui, Thomas Thévenoud, Laurent Fabius, Denis Baupin… Tous atteints de phobie administrative, brûlant au soleil des prétoires et respectueux des lois de la caste, celle qui s’enrichit et qui néglige les impératifs pesant sur le vulgum pecus. Jérôme Cahuzac restera le meilleur d’entre eux, trichant sans sourciller face aux représentants du peuple. Lâche jusqu’au bout, il charge maintenant le cadavre encore fumant de Michel Rocard, un mort qui ne pourra pas se défendre des accusations qui le visent.

Prélude de la chute de la nouvelle Rome

Les petites mains de la politique locale suivent l’exemple de leurs maîtres. Citons notamment Béatrice Négrier, météorique vice-présidente de notre région Occitanie, forcée de démissionner après la révélation de sa condamnation dans le cadre d’une affaire de tournement de fonds. Membre du Mouvement républicain et citoyen, le parti de Jean-Pierre Chevènement, Béatrice Négrier avait multiplié les opérations fictives, utilisant le chéquier du parti, ce qui est formellement interdit. Elle avait aussi détourné de l’argent provenant d’une association destinée à la protection de l’enfance. Un cas très discrètement évoqué dans les colonnes du groupe Midi-Libre, très proche de Carole Delga et dont le principal actionnaire est un ministre de la majorité socialiste… Ils avaient promis d’en finir avec la « jungle de Calais », elle est peuplée de plus de dix mille habitants, violents, piratant les poids lourds, agressant les riverains. Ils avaient aussi assuré que la République ne transigerait plus sur les libertés d’expression ; pourtant, un office public masque un sein dénudé sur une affiche datée de 1928, pour ne pas « offenser certaines populations ». Dans le même ordre d’idées, un Jean-Pierre Chevènement un peu halluciné appelait les jeunes français à accomplir des « djihâds laïques », choisissant la petite phrase au détriment de la réflexion. Pas un jour sans qu’ils ne falsifient, truquent, trichent ou arrangent la réalité. Tous autant qu’ils sont. Malgré tout, ces gens sont réélus, déplacés de post en poste, encouragés à commettre de nouveaux forfaits, à détruire la France. Si je ne crois pas, avec George Orwell, qu’un « peuple qui élit des corrompus, des renégats, des imposteurs, des voleurs et des traîtres n’est pas victime » et qu’il serait « complice » de ces agissements, je pense cependant qu’il faudrait prestement que ce peuple daigne ouvrir les deux trous qui lui servent à voir. Pourquoi se permettent-ils tout ça ? Parce qu'ils ne sont pas encore directement menacés. Nous sommes en phase d’immobilité sociale, prélude de la chute de la nouvelle Rome que voulut être la France. Ne nous mentons plus.