Retrouvez Polic Région sur Facebook Retrouvez Polic Région sur Twitter Retrouvez Polic Région sur google + Retrouvez Polic Région sur Flickr Retrouvez Polic Région sur Youtube

Macron a terminé sa campagne à Albi et Rodez
La droite occitane commence à se diviser : Analyse
Haute-Garonne / Législatives, le grand flou
Faisons connaissance Mr Méric ! Portrait d'un "atypique libre"
Gilles Verdez publie un brûlot politique. Interview

Keep on trolling in the free world : Trump à la Maison-Blanche ou la dépression de l’Empire du bien

He did dit ! Donald Trump est le quarante-cinquième président des Etats-Unis d’Amérique à la surprise générale. Dans le monde entier, les cerbères de la correction politique tombent en dépression, paniqués par cette défaite historique du camp du bien. Evènement d’une importance comparable à la chute du Mur de Berlin, la victoire de l’auteur de The Art of the deal annonce-t-elle une nouvelle ère pour le monde occidental ? Peut-être. En endossant le rôle classique du tribun de la plèbe, Donald Trump a montré qu’il était possible de gagner seul contre tous. Contre l’establishment de son parti, contre les vedettes de la chanson, contre Wall Street, contre Hillary Clinton et contre 99 % des médias mondiaux. Le peuple américain s’est trouvé un champion à la démesure du pays : bigger than life. Volontiers excessif, il a méthodiquement détruit les totems et les tabous contemporains armé de sa gouaille et d’un panache qui frôlait parfois l’inconscience. Sa franchise a séduit des Américains excédés par le nouveau catéchisme du marxisme culturel qui les étouffe. Donald Trump dit tout ce qui lui passe par la tête, sans filtre. C’est d’ailleurs une des raisons principales de son succès. Le nouveau président élu est un personnage de comic books qui répond à plusieurs inconscients profonds de l’Amérique des pionniers, des immigrés européens appelés par le rêve américain : entrepreneur, bâtisseur, libre, conquérant, franc du collier. Il représente ce Land Of Freedom inexploré que parcourent les motards et les chauffeurs de poids-lourds, une terre d’aventure où quelques courageux sont venus repousser leurs limites. Ces gens là ont reconnu en Donald Trump l’un des leurs. Il a d’ailleurs beaucoup joué sur la nostalgie de l’Amérique des années 50 que les dessins hyper réalistes de Norman Rockwell figuraient à merveille. Un temps où il faisait bon vivre alors qu’aujourd’hui le rêve américain ressemble à un cauchemar pour une grande partie de ses habitants.
 
Aujourd’hui le rêve américain ressemble à un cauchemar 
 
L’Amérique de Trump s’apparentait à Steve McQueen, Clint Eastwood, Buffalo Bill et Abraham Linclon quand celle de Clinton était aussi factice que les clips diffusés en boucle sur MTV. De la même manière, la France de François Hollande est incarnée par Diam’s, Jamel Debbouze ou Bernard-Henri Lévy alors que de nombreux Français, mélancoliques, ont toujours à l’esprit la liberté de Jean Yanne, Georges Brassens et Michel Audiard… Ces raisons n’expliquent néanmoins pas, à elles seules, la victoire de Donald Trump. Comment est-il parvenu à déjouer tous les pronostics qui le condamnaient d’avance dès les primaires où il était censé échouer lamentablement ?
 

I-Donald Trump et Steinbeck : les raisons de la colère

 
A-L’Amérique oubliée ou l’Amérique négligée ?
 
Parmi les démocrates, Michael Moore fut le seul à voir venir la victoire de Donald Trump. Tout simplement parce que le cinéaste se rend sur le terrain. Ce dernier avait très tôt jugé que que l’homme d’affaires originaire de New-York pouvait progresser dans les quatre États de la Rust Belt (Michigan, Ohio, Pennsylvanie, et Wisconsin), traditionnellement démocrates, pour des raisons comparables à celles qui avaient conduit au Brexit. L’accord de libre-échange nord-américain, signé par Bill Clinton en 1994, ayant contribué à désindustrialiser cette région de cols bleus. Il a très précisément progressé dans ces blue states, remportant notamment le Michigan, l’Ohio, la Pennsylvanie et le Wisconsin avec des scores parfois très spectaculaires. Il s’est aussi emparé de la Floride et de l’Iowa. En 2012, ces cinq Etats avaient plébiscité Barack Obama. Le Wisconsin n’avait plus offert de grands électeurs à un candidat républicain depuis 1984… Hillary Clinton, de son côté, n’a gagné aucun nouvel Etat. Preuve d’une fracture américaine comparable à la fracture française décrite par Christophe Guilluy, Hillary Clinton a obtenu 92,8 % des suffrages exprimés à Washington DC, capitale fédérale réunissant toute l’administration. Elle était donc la candidate de l’establishment. De la même façon, elle a obtenu un score dix fois supérieur à celui de Donald Trump dans le quartier de Manhattan dont le milliardaire est pourtant issu… Hillary Clinton était aussi la candidate de ces fameuses minorités qu’elle a ardemment courtisées durant la campagne, imaginant qu’elles finiraient par la porter au pouvoir. Si son score a été remarquable chez les afro-américains (88 %) et les « LGBT » (78 %), elle n’a pas creusé un écart significatif chez les femmes qui ont voté pour la candidate démocrate dans des proportions comparables à l’élection de 2012. Les différentes campagnes de diabolisation relatives au sexisme de Donald Trump n’ont donc pas porté leurs fruits. Deux jours avant l’élection, l’actrice Susan Sarandon critiquait durement Hillary Clinton, candidate de Goldman-Sachs, appelant ses compatriotes à ne pas « voter avec leur vagin ». Donald Trump sait très bien par qui et pourquoi il a été élu. Immédiatement après son élection, il a publié un tweet dans lequel il a déclaré : « Les hommes et les femmes oubliés ne seront plus jamais oubliés. Nous ferons front commun comme jamais auparavant. » Il a voulu indiquer par là qu’il était en capacité de rassembler l’Amérique autour d’un projet fédérateur qui ressemblerait à son identité profonde. Le candidat républicain a progressé de 16 points chez les personnes gagnant moins de 30.000 dollars qui avaient massivement rejeté le très lisse Mitt Romney en 2012. Pourtant, Donald Trump n’a pas été élu que par l’Amérique des oubliés. Bien sûr, il réalise ses meilleurs scores dans les zones périphériques industrielles et la ruralité, mais il gagne aussi chez l’électorat aisé. Une majorité des Américains gagnant plus de 50.000 dollars par an l’ont choisi. Donald Trump écrase Hillary Clinton auprès des personnes blanches non diplômées. Fait peut-être plus surprenant pour les analystes français qui ne voient les choses qu’en surface, le nouveau président l’a aussi battue de 4 points chez les blancs diplômés !
 
Donald Trump n’a pas été élu que par l’Amérique des oubliés
 
Les raisons de la colère du peuple sont donc plus à chercher du côté d’une Amérique négligée que d’une Amérique oubliée. Les Américains qui ont voté pour Donald Trump ont montré leur ras-le-bol d’être pris pour des demeurés et des citoyens de seconde zone par un establishment acquis au marxisme culturel, flattant quotidiennement les minorités sexuelles, ethniques ou religieuses. Plusieurs exemples frappent les esprits : la volonté d’imposer une troisième catégorie de toilettes pour les « personnes de genre fluide », l’appui à peine voilé aux terroristes racistes anti-blancs de Black Lives Matter, la médiatisation à outrance de l’escrimeuse olympique voilée crypto-islamiste, l’instrumentalisation des femmes ou bien encore l’incapacité du Président Obama à désigner l’ennemi islamiste après les différents attentats terroristes islamistes. Comme l’a expliqué Michael Moore, l’électorat de Donald Trump était déterminé à lancer « le plus gros fuck de l’histoire de l’humanité ». Avec son indubitable humour, le candidat républicain les a libérés d’une chape de plomb. Eux sont allés voter quand une partie de ce qui aurait pu être l’électorat d’Hillary Clinton, décérébré et peu concerné par les questions civiques, est resté chez lui pour jouer aux jeux vidéos.
 
B-Pepe The Frog plus fort que CNN ? Keep on trolling in the free world !
 
La victoire de Trump est la défaite des médias dominants, dépassés par l’ironie des internets. Keep on trolling in the free world pourrait-on dire en paraphrasant la célèbre chanson de Neil Young. La Trump’s Troll Army a moqué et ridiculisé les serpents à sornettes tenants de la nouvelle morale bourgeoise. Reddit, 4Chan, Twitter et autres forums ont sérieusement ébréché le quatrième mur qu’avait soigneusement bâti le quatrième pouvoir médiatique, fondé de pouvoir de l’establishment politico-médiatique. Pepe The Frog a été plus fort que Jimmy Kimmel, l’emportant sur le terrain de la dérision et de l’humour. Aujourd’hui, le rock and roll est du côté des « réacs » qu’il fallait absolument cacher. Hillary Clinton a perdu la bataille culturelle en s’affichant aux côtés de Lady Gaga et Beyoncé. Ses meetings furent aussi grotesques qu’indécents. Donald Trump, longtemps pris pour une blague, les a tous bouffés. Il y avait eu un précédent : l’élection de son ami catcheur, Jesse Ventura, comme 38ème gouverneur de l’Etat du Minnesota. Le fait que l’équipe d’Hillary Clinton se soit sentie obligée de rédiger un communiqué pour condamner un mème internet, en l’occurrence la grenouille anthropomorphe Pepe, prouve qu’ils ont été totalement ringardisés. « Cette grenouille de cartoon est plus sinistre que vous ne pourriez l’imaginer » écrivait ainsi l’impétrante, plus nulle que jamais. Surfant sur une polémique initiée par le Daily Beast dans lequel l’auteur demandait l’interdiction de Pepe The Forg, Hillary Clinton s’est laissée abuser par les groupes de pression communautaristes qui ont pris en otage la vie publique américaine depuis plusieurs années. En effet, après de multiples reportages consacrés à Pepe sur CNN, l’ONG Anti-Defamation League (l’équivalent de SOS Racisme outre-Atlantique) avait classé l’amphibien dans la liste des « symboles de haine » ! Ce débat pathétique fut révélateur de l’incroyable tension idéologique qui agite la vie politique américaine. Des années de purgatoire ont renforcé la détermination des partisans de ce qu’on appelle le mouvement « alt-right », très largement opposé aux néo-conservateurs et aux tenants des luttes sociétales, féministes ou ethniques. Ils ont trouvé en Donald Trump un champion. Une personnalité comme Gavin McInnes, co-fodanteur de Vice, a soutenu Donald Trump. Pourtant, l’homme n’y était pas prédestiné, sorte de hispter un peu punk couvert de tatouages et barbu. Dénonçant la « phobie de l’islamophobie », le journaliste incarne parfaitement cette nouvelle opinion publique qui court-circuite la parole officielle des clercs. Ils ont réussi le casse du siècle en détournant les libéraux de la doxa au profit de cette Amérique négligée et l’ironie contre le cynisme permanent des champions de la bien-pensance.
 
Cette nouvelle opinion publique qui court-circuite la parole officielle des clercs
 
En outre, Hillary Clinton n’a jamais été qu’un vote par défaut, un vote « contre » Donald Trump. Elle n’a pas porté un message positif, un projet qui engage l’avenir, se contentant de répéter en boucle qu’elle défendrait les « minorités ». Elle était parfois aussi fausse que le personnage du Sourire dans la bande-dessinée Transmpetropolitan. Comme le disait Michael Moore, Hillary Clinton était le plus grand problème des démocrates, incarnant « la vieille manière de faire de la politique, c’est-à-dire l’art de raconter n’importe quoi pour se faire élire, sans égard à quelque principe que ce soit ». Son discours de défaite, absolument délirant, en témoigne. Elle y saluait par exemple les « petites filles » qui auraient encore le droit de rêver et les « LGBT »… Un discours que ne renieraient certainement pas Najat Vallaud-Belkacem, Chrsitiane Taubira ou Nathalie Kosciusko-Morizet sous nos latitudes…
 

II-The Donald et son gros marteau : un paysage géopolitique inédit

 
A-Intérieur : la vengeance de Pat Buchanan
 
Il suffit de regarder les mines déconfites du staff de la Maison-Blanche pour comprendre que Donald Trump n’est pas attendu comme le messie par l’intelligentsia américaine. Effrayés par son imprévisibilité, les fonctionnaires habitués aux joutes à fleuret moucheté décrites dans House Of Cards ne savent toujours pas à quelle sauce ils seront mangés par la nouvelle équipe présidentielle. Le nom du vice-président est déjà connu : ce sera Mike Pence. Conservateur sur les questions sociétales, il est opposé au mariage homosexuel et à ses suites. Avec les Démocrates ces avancées dites « progressistes » semblaient devoir s’imposer. Ce ne sera plus le cas. Les autres personnalités envisagés pour les postes clés de la future administration Trump rappellent aussi l’équipe de Reagan. À la justice, monsieur Tolérance Zéro, le Judge Dredd de New-York qui avait théorisé la politique dite de la « vitre cassée » : Rudy Giuliani himself. Il est l’homme qui a réussi à rendre New-York sûre après des années d’hyper-criminalité. Elu homme de l’année par le New-York Times en 2011, cet intime de Trump jouit d’une grande popularité. Avec lui, il est certain que les émeutiers de Black Lifes Matter peuvent se faire du souci… Il pourrait d’ailleurs compter sur l’appui du shérif afro-américain du comté de Milwaukee, David Clarke. Héros de la droite conservatrice, il s’est rendu célèbre dans sa lutte contre les violences communautaires. Aux Affaires Etrangères, l’ennemi juré de Bill Clinton : Newt Gingrich. Un profil viril qui devrait changer de la relative tiédeur des équipes de Barack Obama, si mesurés qu’elles finirent par donner une image de faiblesse à l’extérieur des frontières américaines. Pour la défense nationale, l’ancien chef du renseignement, le Lieutenant-Général Michael Flynn serait envisagé. Là encore, un personnage déterminé qui pourrait vouloir inscrire sa marque. On le dit assez proche de la Russie. D’autres soutiens de Donald Trump pourraient se voir récompenser. On pense notamment à deux personnalités charismatiques : le gouverneur du New-Jersey, Chris Chrsitie, et l’égérie du Tea Party, Sarah Palin. Donald Trump devra répondre aux espoirs placés en lui par ses nombreux supporters. Ses chantiers principaux seront les suivants : revenir sur la décision de Bill Clinton autorisant les banques de dépôts à fusionner avec les banques d’investissements (annulation du Glass-Steagl Act voulu par Roosevelt en 1933 pour éviter une nouvelle crise de 1929), réindustrialiser l’Amérique en luttant notamment contre la fuite des usines au Mexique en raison des accords de libre-échange signés par Clinton, construire le mur et empêcher l’invasion des Etats-Unis par l’Amérique centrale, restaurer une politique étrangère digne de ce nom en rompant avec la sympathie coupable entretenue par les précédentes administrations envers l’islam politique des Frères musulmans. Au fond, c’est une victoire métapolitique à contretemps pour Patrick Buchanan et les opinions paléo-conservatrices du Consitution Party.
 
Pat Buchanan a depuis longtemps théorisé une vision conservatrice plus étatiste
 
Ancien rédacteur des discours de Richard Nixon puis conseiller spécial de Ronald Reagan, Pat Buchanan a depuis longtemps théorisé une vision conservatrice plus étatiste. Opposé à George W. Bush et aux néo-conservateurs, il a ardemment soutenu la campagne de Trump qui faisait écho à sa campagne des primaires en 1996. Il est aussi la preuve que les bonnes idées ne sont jamais perdues et que le travail de fond peut toujours finir par payer. Désormais, l’Amérique s’engage dans la lutte contre ce qui la nie, contre le mondialisme dont elle fut pourtant l’une des matrices.
Dernière chose, Bernie Sanders, candidat malheureux aux primaires démocrates, a envoyé quelques signes à Donald Trump, indiquant qu’il pourrait contribuer à l’effort de redressement national. Encore un coup dur pour les démocrates de l’establishment…
 
B-Vers un nouveau monde ?
 
Si l’élection de Donald Trump aura de grandes conséquences sur le plan de la politique intérieure, les changements de paradigmes pourraient encore plus importants pour le reste du monde. Pour commencer, Donald Trump s’oppose aux accords de libre-échange tel que le Partenariat transpacifique signé en 2015 entre les Etats-Unis et 11 pays de l’Asie Pacifique, et, plus fondamental pour nous, au TAFTA. Catastrophistes, les commentateurs expliquent déjà que la Chine et le Mexique représentant un quart des échanges américains, une éventuelle guerre douanière entre ces pays pourrait menacer 4,8 millions d’emplois privés d’ici 2019. Le nouveau président prend le pari inverse. En homme d’affaires avisé, il ne devrait d’ailleurs pas engager un bras de fer trop dur mais simplement faire valoir les intérêts spécifiques de son pays, ce qui pourrait aussi nous arranger. En effet, la politique commerciale agressive de la Chine s’impose aussi à nous. Par ailleurs, le gel des négociations relatives au TAFTA ne peut que nous réjouir. Sur le plan de la politique militaire, un nouvel axe pourrait se dessiner, marginalisant encore un peu plus le néant politique qu’est devenue l’Union européenne. Les équipes de Donald Trump n’ont, par exemple, pas du tout la même vision de la Russie que les équipes de Clinton. Elles ne tenteront pas d’imposer, dans le monde entier, la dernière vertu des sociétés décadentes qu’est la tolérance, respectant les souverainetés nationales. Benyamin Netanyahou a, lui aussi, salué la victoire du républicain. Se dessine un nouvel axe, réunissant la Russie, Israël et les Etats-Unis. Certains pays peuvent se faire du souci, notamment les pays du Golfe qui devront se montrer raisonnables. Quant au Mexique, il va falloir qu’il aide les Etats-Unis à sérieusement lutter contre les narco-trafiquants, les usines de contrefaçon et l’immigration clandestine. La nouvelle administration américaine se montrera impitoyable ! La principale difficulté pour l’Union européenne sera de rétablir la confiance avec le nouveau président américain. Tous les dirigeants de l’Union ont soutenu bruyamment Hillary Clinton. Ils se sont totalement décrédibilisés. À titre d’exemple, les plumes de François Hollande n’avaient rédigé qu’une lettre de félicitations à l’adresse de la démocrate tant ils étaient persuadés du caractère inéluctable de sa victoire. Dès après la victoire de Donald Trump, nos grotesques représentants nationaux et européens ont dégainé leur carte maitresse : la moraline. De Martin Schulz à Jean-Claude Juncker ou Angela Merkel, tous ont réaffirmé l’immense supériorité des valeurs humanistes d’une Europe qui ne pèse plus rien dans le grand jeu mondial, hors son économie qui montre par ailleurs de plus en plus de signes de faiblesse. Seuls les Etats appartenant au cercle de Visegrad et la Grande-Bretagne sauront, pour l’heure, dialoguer correctement avec la Maison-Blanche. Donald Trump peut d’ailleurs s’avérer très bénéfique sur quelques points déterminants : la lutte contre l’islamisation, la fin de la politique d’ouverture à l’autre suicidaire qui voit le vieux continent envahi par le Sud du monde et la destruction totale de l’idéologie totalitaire qui voudrait que l’Europe s’abandonne par la force au multiculturalisme. À la manière de Pat Buchanan, la nouvelle équipe devrait promouvoir une vision historique de l’Occident, à rebours des délires contemporains.
 

Conclusion : les libertés d’expression retrouvées ?

 
Nul ne sait si Trump fera tout ce que ses discours ont laissé entrevoir. Au fond, peu importe. Sa victoire est un gain idéologique considérable pour les défenseurs de la nation et de l’identité en France comme dans le reste de l’Europe. Il a prouvé qu’il était possible de gagner en bousculant toutes les conventions qu’on croyait, à tort, figées dans le marbre. Pour s’en convaincre, il suffit de lire sur les visages de la bobocratie le sentiment de détresse et l’apeurement qui ont fait suite à cette nouvelle. Après le Brexit, ils prennent un autre sacré coup de bambou sur le coin du nez… Pis, ils se dévoilent tels qu’ils sont réellement. Ainsi, Ségolène Royal, ex-épouse du Président et ministre, a déploré que les minorités ne soient pas allés voter ! Une honte. Toute la bien-pensance a été sonnée. Seul Manuel Valls semble comprendre un peu mieux que les autres ce que signifie cet événement : « Que nous dit la démocratie américaine ? Le besoin de frontières, le besoin de réguler l'immigration, la nécessité de combattre le terrorisme et de nommer le totalitarisme islamiste. Le besoin aussi de mieux redistribuer les richesses, le besoin de protection pour les couches populaires et les classes moyennes qui vivent le déclassement. Le monde est plein de troubles, de défis et de peur. » Il est bien évidemment totalement inapte à faire face à ces défis car il a contribué, avec d’autres, à les renforcer.
 
Seul Manuel Valls semble comprendre un peu mieux que les autres ce que signifie cet événemen
 
Nicolas Sarkozy s’est, comme à l'accoutumée, ridiculisé. Il a soutenu bruyamment Hillary Clinton avant de faire volte-face, telle la girouette qu’il est depuis toujours… N’oublions pas qu’il a contribué à l’affaiblissement de l’appareil diplomatique français aux cotés de Bernard Kouchner. Cas exemplaire de ces diplomates qui mettent à mal l’image de la France dans le monde : Gérard Araud. Ce dernier a dévoilé sans fard le fond idéologique de l’Empire du bien, d'une manière beaucoup plus directe que l'inénarrable Alain Juppé : « C’est la fin d’une époque, celle du néolibéralisme. Après le Brexit et cette élection, tout est désormais possible. Un monde s’effondre devant nos yeux. Un vertige ». Il doit être démis instamment. Comme je le prédisais dans un article pour votre magazine régional, la grande gagnante est Marine Le Pen. Elle est aujourd’hui plus crédibilisée que jamais. Un vent se lève : celui des libertés retrouvées pour les peuples, affranchis de la pesante pensée unique globalisante. Non à l’uniformisation crie ainsi l’Occident négligé qui refuse d’être le spectateur de son propre déclin pour enfin revenir dans l’histoire. Donald Trump a prouvé que les clercs pouvaient se tromper. Nous sommes différents de lui, par de nombreux aspects, mais nous sommes aussi des dissidents. Entrons en résistance. Jouons avec nos propres règles. Désormais, plus personne ne pourra dicter aux Français ce qu’ils doivent penser. Il n’y a pas de « vote populiste », il n’y a que le vote du peuple.