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Existe-t-il un « peuple de droite » ? Retour à Béziers

Commençons par le commencement : non, il n’existe pas plus un « peuple de droite » qu’un « peuple de gauche ». Le seul peuple existant dans notre pays est le peuple français. En revanche, des sociologies électorales se manifestent ponctuellement. Certaines penchent principalement à « gauche », d’autres principalement à « droite ». On lit souvent que le traditionnel clivage « droite – gauche » des démocraties occidentales est en train de disparaître, remplacé par des notions plus idéologiques comme le refus d’une mondialisation excessive des échanges humains et commerciaux, ou bien encore l’opposition à la gouvernance extérieure des nations par des structures de différentes natures, tant purement techniques que post-politiques. Il est évident que deux visions du monde, tout à fait antagonistes, s’affrontent présentement, sans pouvoir rentrer dans un cadre simplement circonscrit à la « droite » et à la « gauche ». Sur les questions fondamentales que sont l’immigration et la souveraineté nationale, les gouvernements des quarante dernières années avaient les mêmes politiques. Toujours plus d’immigration, qui entraine, avec d’autres causes, un effondrement intérieur de notre civilisation. Toujours plus d’Union européenne, qui détruit notre souveraineté nationale et nous place sous une gouvernance extérieure. Nicolas Sarkozy et François Hollande sont des jumeaux idéologiques. L’affirmer n’est pas un signe extérieur de populisme, mais bien une preuve de lucidité.
 
Nous pouvons, en conséquence, distinguer, de façon malheureusement un peu schématique, deux grandes forces dans le champ des idées politiques contemporaines : l’une veut rester dans l’histoire, l’autre pense que l’histoire est finie. D’un côté, vous avez les partisans de la fin des nations, de l’autre ceux qui pensent que les nations doivent être conservées, avec tout ce que cela implique. Bien entendu, cette analyse n’est pas d’une grande finesse, et oublie divers courants politiques minoritaires qui s’en offusqueront, il n’en reste pas moins qu’elle résume parfaitement ce qui anime aujourd’hui les multitudes en Europe. La dernière élection présidentielle autrichienne nous en a d’ailleurs fait la démonstration. Deux Autriche se sont affrontées, et cela allait bien au delà de la traditionnelle opposition entre la droite et la gauche. Certes Norbert Hofer, candidat du FPÖ, était assimilé à la « droite », et Alexander Van der Bellen, candidat du parti des verts autrichiens, était assimilé à la gauche. En première lecture uniquement. Car, le véritable affrontement était à chercher ailleurs, ainsi que le démontraient les premières statistiques sur la sociologie des votants des deux candidats. Les perdants de la mondialisation heureuse, exclus des grands centres urbains, ont voté Hofer. Les urbains, les retraités et les minorités ont voté Van der Bellen. Tout à fait à l’identique de la France décrite par Christophe Guiluy, l’Autriche s’est fracturée.
 
La lutte pour regagner nos libertés individuelles
 
Dans ces circonstances, comment imaginer une hypothétique « union des droites » ? Elle est rendue caduque par le fait qu’une bonne partie de ladite « droite » s’est livrée corps et âmes aux politiques qui ont fait émerger ces nouveaux paradigmes. L’immigration massive est tout autant la responsabilité de Valéry Giscard d’Estaing que de François Mitterrand, et tous leurs successeurs. Les rendez-vous de Béziers des 27-28 et 29 mai ont dévoilé le gouffre qui sépare une droite institutionnelle, qui finit toujours par se ranger, et les patriotes sincères qui n’en peuvent plus, représentés politiquement par le Front National. Si Yves de Kerdrel, rédacteur en chef de "Valeurs Actuelles", pensait pouvoir instrumentaliser la saine colère d’un peuple en détresse au profit de certains de ses amis, il se trompait lourdement. Son opération de communication avait pourtant commencé dès l’ouverture de ces journées par une déclaration grossière et caricaturale. Il n’a, en effet, pas hésité à qualifier le Front National de parti d’ « extrême droite, trop extrême », tel un vulgaire casseur antifa, puis,sans étayer son argumentaire, a cru bon juger le programme de cette formation majeure comme étant « crypto communiste ». Rien n’est plus faux pour qui se sera penché attentivement sur les mesures prévues, et la gestion des collectivités locales tenues aujourd’hui par le parti, mais est-ce réellement étonnant quand on sait que les actionnaires de son journal sont juppéistes ?  La main qui donne est au-dessus de celle qui reçoit. 
 
En somme, une union se fera, probablement autour d’un électorat majoritairement de droite, mais pas que, autour de quatre axes : la lutte contre le multiculturalisme mortifère, la lutte pour retrouver notre souveraineté nationale, la lutte contre la fracture sociale et la lutte pour regagner nos libertés individuelles dans le cadre d’une responsabilisation collective des Français. Une grosse partie des représentants autoproclamés des électeurs de droite n’est pas en accord avec ces luttes, médias et personnalités politiques confondus. L’électorat de droite aura tôt fait de le comprendre et d’en tirer les conséquences qui s’imposent…