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Euro 2016 : les Français aiment-ils l’équipe de France de football ?

Toulouse reçoit en ce moment l’Euro, et c’est une bonne chose. Trois matchs de premier tour ont déjà été joués dans un stadium (très bien) rénové pour l’occasion : Espagne – République Tchèque, Suède – Italie et Pays de Galles – Russie. Nous recevrons aussi, dimanche 26 juin, un huitième de finale qui opposera le premier du groupe F (Portugal, Islande, Hongrie, Autriche) au deuxième du groupe E (Belgique, Irlande, Suède Italie). Dans l’ensemble, l’ambiance fut merveilleuse. Les supporters européens se sont mis au diapason de l’ambiance toulousaine. Bien évidemment, nos voisins espagnols n’étaient pas trop dépaysés, et nos amis gallois sont habitués à venir pour la coupe d’Europe de rugby. Mais les Suédois, ou les Tchèques, nous ont aussi montrés qu’ils savaient faire la fête sans trop d’excès. Ces pays démontrent que les compétitions internationales de football sont l’un des derniers endroits où la ferveur patriotique peut s’exprimer sans risquer la réprobation de la bien-pensance. D’aucuns le regretteront, je peux le comprendre. En effet, on aimerait pouvoir exprimer sa sensibilité nationale autrement que lors d’une manifestation médiatico-sportive. Mais comprenons que les peuples européens sont présentement dépossédés de leurs identités, forcés à s’abandonner à l’uniformisation, à accepter l’immigration de masse, à renier ce qu’ils furent. Pour toutes ces raisons, même une manifestation consumériste, comme celle que propose l’UEFA, ne peut pas totalement nous laisser insensibles.
 
On aimerait pouvoir exprimer sa sensibilité nationale autrement
 
Dimanche après-midi, je me promenais dans les rues du centre ville de Toulouse. J’ai été frappé par l’armée rouge galloise, ces chants, sa bonne humeur, ses générations qui se mélangeaient. Partout flottaient les drapeaux frappés du dragon rouge de Cymru. Chaque Gallois était vêtu d’un maillot de l’équipe nationale, du plus petit enfant au grand-père. A contrario, je fus estomaqué de ne pas voir un seul Toulousain arborer le maillot bleu. Pourtant, les Gallois jouaient lundi, alors que l’équipe de France rencontrait la Suisse pour son dernier match le dimanche. Le contraste était saisissant, voire déprimant. Comment expliquer un tel manque de soutien à l’équipe de France ? Certes, l’équipe de France est mauvaise depuis dix ans, et la formation a privilégié des joueurs physiques au détriment des joueurs techniques. Certes, les Français n’ont pas l’âme supportériste, et ont souvent regardé avec mépris ce sport populaire qu’est le football. Certes, Toulouse a son cœur plus ovale que rond. Mais ces raisons, à elles seules, suffisent-elles pour comprendre le faible enthousiasme suscité par les bleus ? Non. Il semblerait que l’équipe de France ne soit pas aimée parce que les Français n’ont pas l’impression que les joueurs la représentent. Depuis l’ « affaire du bus de Knysna », l’équipe de France pâtit d’une mauvaise image. Les joueurs sont souvent perçus (à raison) comme étant de tristes racailles devenues multi millionnaires en tapant dans un ballon, tel que le décrit admirablement le journaliste Daniel Riolo dans son ouvrage Racaille Football Club. La polémique lancée par Eric Cantona autour de la non sélection de Karim Benzema, inquiété par la justice dans le cadre d’un « chantage à la sextape » visant Mathieu Valbuena, n’a pas non plus aidé à réconcilier les Français avec  les bleus. Une fois de plus, la tyrannie de la repentance a cherché à culpabiliser un pays entier, tout en trainant dans la boue l’entraineur Didier Deschamps, devenu tête de turc d’un « antiracisme » arrivé dans sa phase sénile.
 
Didier Deschamps n’est clairement pas raciste
 
Didier Deschamps n’est clairement pas raciste, il suffit de regarder l’équipe de France pour s’en convaincre. Il a plutôt été la victime d’une présomption de racisme frappant les blancs, coupables ontologiques du monde moderne. Didier Deschamps fut une grande star du football mondial, un champion extraordinaire qui a gagné toutes les compétitions dans lesquelles il s’est engagé, d’abord en tant que joueur puis en tant qu’entraineur. Il aurait dû être un lien naturel entre cette équipe et le pays réel. Cela ne prend pas vraiment parce que le pays réel est déconnecté des joueurs de football actuels. Regardez le bras d’honneur lancé par Paul Pogba, immédiatement caché par la chaîne qatarie BeIn Sports : tout ce qui dégoûte la population.
 
Au-delà de l’équipe de France de football, le mal est plus profond. La France ne s’aime plus. Ou bien plutôt, les Français n’aiment pas ce que la France est devenue. Ils ne le disent pas explicitement, mais le ressentent confusément. La France a changé, s’est transformée profondément. Il n’y a plus une France, mais plusieurs nations dans la nation, qui se toisent, qui se défient.
 
Les Gallois ont prouvé qu’un petit peuple est parfois grand. Les Gallois sont fiers de leur équipe parce que c’est une équipe profondément galloise. Les Gallois existent et le montrent. Quand serons-nous à nouveau fiers d’être Français ?