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A Toulouse, Benoît Hamon murmure à l’oreille de la jeunesse

Nombre de sympathisants et d’élus socialistes ont fait le déplacement au Zénith toulousain, pour assister au meeting de Benoît Hamon. Face à l’hémorragie qui a dessimé ses rangs au profit d’Emmanuel Macron, le PS haut-garonnais a unanimement appelé à soutenir son candidat. Dernier espoir et ultime occasion de rappeler à la jeunesse notamment sa lourde responsabilité pour faire basculer l’élection et faire entendre sa voix...

Hamon chauffe la salle / Photo : S.Pialat

 

« Le vrai vote utile, c’est le vote de Benoît Hamon », pensent haut et fort les élus socialistes, présents en force hier au meeting de leur édile. A cette occasion, des bus venus de toute la région étaient à leur disposition pour regagner le Zénith où une fois de plus, les personnalités de Haute-Garonne et autres responsables politiques nationaux ont rappelé la venue dans la ville rose du Président en devenir François Mitterrand en 1981, à l’aube du premier tour de la présidentielle. Également mis à l’honneur, l’ancrage particulier du département à gauche. A quelques jours du premier tour de l’élection, et en dépit des sondages plaçant le tandem Macron/Le Pen d’une part et Mélenchon/Fillon d’autre part au coude à coude, les soutiens et sympathisants de Benoît Hamon veulent donc encore y croire. L'écologiste Yannick Jadot s’est adressé durant le meeting directement à la jeunesse, en leur parlant de la probité en politique, et en leur lançant qu'ils vont avoir à faire « le choix » entre « une Europe de la guerre et une Europe de la paix ».

«  Je veux dire aux jeunes : soyez libres »

 Le tribun Mélenchon, le seul adversaire dont le nom ne fut ni hué ni chahuté, et en qui l’ex-ministre de l’Éducation voit des complémentarités,  a été pris à partie par Yannick Jadot : "Nous ne pouvons pas accepter cette Europe du repli", avant d'ajouter, « le discours que tu as tenu à Marseille n’était pas un discours de paix, c’était un discours de reddition. » Plus tard, c’est Benoît Hamon qui mettra l'accent sur les difficultés qu’une prétendue sortie de l’Union Européenne pourrait infliger au travail collectif mené dans le cadre d’une réflexion écologique. Pour les ténors socialistes, la jeunesse a jusqu’à dimanche prochain pour faire basculer l’élection, et faire peser ses convictions. « Je veux dire ça aux jeunes : soyez libres et soyez-le pour dire les combats que vous trouvez justes », lance le candidat socialiste, mettant l'icône Jean Jaurès en avant : "Il vous aurait dit de voter pour vous." 

Les points-clés d’une gauche pro-Hamon 

A l’ordre du jour, le très contesté revenu universel d’existence a refait surface, sans grande surprise. C’est l’économiste Julia Cagé en personne, instigatrice de cette mesure-phare et soutien de Benoît Hamon (aux côtés de son mari Thomas Piketty), qui a présenté l’enjeu, devant le parterre d’élus (Cécile Duflot, Kader Arif, Pierre Cohen, Sébastien Vincini, Catherine Lemorton, Georges Méric, Carole Delga, André Viola…) et un public composé de 6.000 personnes d’après les organisateurs. Avec l’injection de 37 milliards d’euros dans l’économie, le candidat entend également augmenter la fiche de paie pour 19 millions de Français lorsque l’économiste estime pouvoir réduire de plus de 13 % à 8 % le taux de pauvreté dans le pays. L’autre urgence à laquelle le vainqueur de la primaire de la gauche souhaite s’attaquer est la question écologique. Là encore, l’élu avait fait sensation lors du débat télévisé en préférant le traitement du réchauffement climatique et la santé à la dette publique colossale. En ce sens, il est question de nommer un vice-Premier ministre en charge de vérifier que les « choix effectués soient en adéquation avec la COP 21 ». Sur les questions d’ordre économique également, le PS version Hamon s’en prend au candidat Macron, « créature ultime de la fin de ce clivage » gauche/droite, que le PS veut au contraire faire subsister en vue de porter un projet plus solidaire, notamment sur les questions d’ordre économique. Cela suffira-t-il à voir une victoire socialiste ce dimanche 23 avril prochain ? Tous les indices nous poussent à croire le contraire.

 

 

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