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Présidentielle : Ce qui se cache derrière la candidature de Sylvia Pinel

Le PRG en a étonné plus d'un ce week-end. Sylvia Pinel a été désigné par les siens pour partir à l'élection présidentielle ... Mais sans passer par la case "primaire". Étrange car en 2011 Jean-Michel Baylet avait participé à la première primaire de la gauche, qui avait permis à François Hollande de créer un élan pour accéder à l'Elysée. Que se passe t-il dans la tête des Radicaux ? Pourquoi Sylvia Pinel prend t-elle ce risque ? Pas si folle que ça la guêpe ! Explications.


Quel contraste ! D'un côté cette droite ex-sarkozyste qui renaît de ses cendres, à la faveur d'une primaire qui a trouvé son public. A l'instar de David Cameron et José-Maria Aznar, cette droite française réussit avec le choix de François Fillon sa mue libérale, en mettant de côté l'icône Chirac … De l'autre côté de l'échiquier politique, la débandade pointe. En effet, les répliques sismiques de la sortie du désormais célèbre « Un Président ne devrait pas dire ça » continuent, au risque de mettre désormais en danger nos institutions. En effet, le Premier Ministre Manuel Valls a défié hier son « patron » via un entretien dans le JDD : « Le moment est grave et historique. Chacun doit en être conscient. Je mets la pression sur chacun d'entre nous », adresse t-il au locataire de l’Élysée. La pression est mise, le poison distillé. Le Premier Ministre menace le Président de la République par presse interposée. Ils pourraient être candidats l'un contre l'autre ? Ce serait une première dans notre histoire politique. La gauche est k.o.

 

Sylvia Pinel joue le jeu de Hollande ?

 

Chacun le sait. Si François Hollande connaît un quinquennat incroyablement complexe, il n'en reste pas moins qu'il reste un analyste politique hors pair. Le trou de souris, il continue d'y croire. Certaines personnalités politiques ayant échangé avec le chef de l'Etat ces jours derniers, et contactées par nos soins, le disent toutes : « Il va y aller, aussi incroyable que cela paraisse il ne craint rien ! ». Certains ajoutent même : « C'est pathologique ». François Hollande a d'ailleurs une carte maîtresse dans sa manche ; son machiavélisme. Ces mêmes visiteurs du soir de l’Élysée ont également ce point commun, celui de nous dire que le Président continue de penser qu'il peut éviter la Primaire des socialistes. Comment pourrait-il réussir ce tour de force ? En faisant passer cette échéance comme inutile et dangereuse. C'est sans doute avec cette idée là qu'il convient d'analyser la candidature à la Présidentielle (hors primaire) de la vice-présidente de la Région Occitanie, Sylvia Pinel, annoncée ce week-end également. Est-il possible d'imaginer une telle candidature sans l'adoubement de F.Hollande ? Difficile, et ce pour plusieurs raisons. 1/ Pourquoi le PRG parti radical de gauche) prendrait-il un tel risque en ayant trois ministres au gouvernement (Jean-Michel Baylet, Annick Girardin et Thierry Braillard) ? La réponse est dans la question 2/ Le PRG a t-il intérêt à s'opposer complètement au PS en vue des prochaines négociations pour les élections législatives ? Là aussi la réponse est dans la question. Opposition certainement pas, mise sous pression bien évidemment. 3/ Les relations entre le Président et Jean-Michel Baylet semblent bonnes.

Pour le PRG l'instant est stratégique, déterminant

Tout ce contexte étant posé, l'évidence politique klaxonne donc. La multiplicité des candidatures hors-primaire met en danger l'existence même de cette primaire … François Hollande torpillerait de l'intérieur son propre camp, sa propre primaire, pour passer le moment venu (qui approche désormais car le dépôt limite des candidatures à la primaire de la gauche est fixé au 15 décembre) comme le rassembleur, le plus petit dénominateur commun. S'il n'en reste qu'un c'est lui en somme. Si tel est le calcul, et tous les indices nous poussent à le croire, le pari reste risqué. Le rejet de François Hollande sera sans doute massif à l'instar de ce que vient de vivre Nicolas Sarkozy à droite … Les Français veulent définitivement tourner certaines pages. Primaire or not primaire, rien ne sera simple pour ce président désavoué y compris par les siens. Pour le PRG l'instant est stratégique, déterminant. La survie de l'officine est en question. L'appareil est d'ailleurs plus divisé qu'il n'y paraît sur la marche à suivre, et certains cadres (on pense notamment au président du groupe au Sénat Jacques Mézard) n'hésitent plus à déclarer leur flamme à un certain Emmanuel Macron.

 

Le 82, enjeu national

 

Par ailleurs, l'avenir du PRG est intimement lié aux prochaines législatives en Tarn-et-Garonne. En effet, c'est dans ce fief historique du PRG (berceau familial de la dynastie Baylet) que nombre d'enjeux se croisent … Dans l'une des deux circonscriptions de ce département une entente tacite entre Brigitte Barèges (maire de Montauban) et Jean-Michel Baylet est clairement à l’œuvre (après des années d'une guerre sanglante, telle est la politique) afin de faire « tomber » la socialiste Valérie Rabault. L'ancien sénateur et président du département, aujourd'hui ministre, n'a toujours pas digéré le comportement de certains socialistes locaux lors des dernières sénatoriales et départementales. Dans l'autre circonscription, dévolue à Sylvia Pinel, les jeux sont troubles … Et le PRG en danger ! 1/ Le FN (qui hésite encore entre les candidatures de Valérie Rabassa, proche de Louis Aliot, et Romain Lopez, attaché parlementaire de Marion Maréchal Le Pen) pourrait y être très haut. Il est pour certains locaux en position de favori. 2/ Les Républicains ont investi un jeune conseiller départemental du cru, Mathieu Albugues, qui a un fort réseau sur ce territoire, et qui pourrait être porté par un élan national 3/ Le département prépare une possible candidature du maire de Castelsarrasin (fief de Sylvia Pinel) Jean-Philippe Besiers. Le contexte est donc explosif, et le PRG est cette fois-ci réellement en danger. A tel point que ces derniers jours une nouvelle rumeur est arrivée aux oreilles du microcosme : Jean-Michel Baylet songerait à y aller lui-même. Une thèse étayée par la volonté farouche du patron de presse de rester président de la communauté de communes des Deux Rives … Mais une rumeur sans doute éteinte par la candidature de Sylvia Pinel à l'élection présidentielle. L'ancienne ministre du Logement se doit d'aller au front coûte que coûte. Surtout si elle souhaite être en position de force pour négocier des circonscriptions pour son parti … Sylvia Pinel poisson pilote pour Hollande, c'est donc bien possible. Gardienne du temple PRG c'est une certitude.

 

 

 

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