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Nathalie Arthaud se positionne sur la France des campagnes

Romain Duport, candidat citoyen aux prochaines législatives sur la 1ère circonscription du Gers, avait écrit aux candidats à la Présidentielle afin de connaître leurs positions sur l'avenir de son département, et plus largement sur la France des campagnes. L'équipe de Jacques Cheminade a déjà répondu, tout comme Jean Lassalle. C'est maintenant à la candidate de Lutte Ouvrière, Nathalie Arthaud, de livrer sa réponse ... Elle y défend les fonctionnaires territoriaux, et veut mettre fin au désengagement de l'Etat auprès des communes rurales. Elle fustige les agissements politiques du moment : "Si l’État incite les communes à fusionner, cela traduit bien plutôt la volonté des gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche, de faire à terme des économies." Politic Région publie sa réponse.

Nathalie Arthaud accuse le capitalisme à tout crin

 

Le 24 mars dernier Politic Région publiait la lettre ouverte que Romain Duport, défénseur acharné de son territoire (candidat aux législatives sous l'étiquette "100%" et auteur de "Contes de campagne"), avait adressé à l'ensemble des candidats à l'élection présidentielle. Son objectif : Que ces candidats se positionnent sur l'avenir du Gers, et de tous les départements ruraux. Qu'ils n'oublient pas la France dite "oubliée" !

A aujourd'hui Nicolas Dupont-Aignan a remercié Romain Duport pour sa lettre, en ajoutant qu'il prendrait en compte certaines réflexions pour alimenter son propre programme. Mais quid des questions posées, et de la thématique de la désertification rurale ? Point de réponse.  L'équipe de Jacques Cheminade a formulé une réponse détaillée que nous avons déjà publié sur notre site. Idem pour le "berger" Jean Lassalle. Voici maintenant le retour de Nathalie Arthaud que Romain Duport vient tout juste de recevoir.

 

Nathalie Arthaud comprend l'inquiétude des petits maires

 

Voici la lettre réponde de Nathalie Arthaud adressée à Romain Duport :

 

" Monsieur,

J’ai bien reçu votre courrier m’interpellant sur « la France des campagnes » et me faisant part de vos inquiétudes pour l’avenir, que ce soit celui de son agriculture, ou de la désertification médicale, ou de l’emploi, ou des services publics,

Et bien sur ce sujet, il me semble que l’Etat qui devrait montrer l’exemple, fait le contraire et par sa politique participe à ce qui est plus qu’un sentiment d’abandon, mais un abandon pur et simple des territoires ruraux.

Je n’ignore pas une évolution qui voit l’Etat, au prétexte de décentralisation, se débarrasser de compétences qu’il assumait, sans compenser financièrement ce désengagement.

Alors oser affirmer comme le fait le gouvernement que cette politique de désengagement améliorera par exemple « l'offre de services au public » est une tromperie. Pour ma part, en matière de territoire, je me fais plutôt l’écho des préoccupations des maires ruraux qui voient à juste titre cette politique de désertion de l’Etat comme une attaque contre les services rendus à la population, qui par ailleurs paie toute sorte d’impôts sans vraiment en apprécier l’utilisation concrète dans son quotidien.

 

Mettre fin à l’asphyxie financière des communes nécessite de s’attaquer au système capitaliste 

 

Je suis donc pour que l’Etat finance entièrement les nouveaux pouvoirs qu’il a confiés aux collectivités locales.

Et pour ce qui est de « l’intercommunalité » par exemple, si l’État incite les communes à fusionner, cela traduit bien plutôt la volonté des gouvernements, qu’ils soient de droite ou de gauche, de faire à terme des économies : moins de communes, c’est aussi moins de secrétaires de mairie, moins d’ouvriers d’entretien, etc. Quant aux effectifs de la fonction publique territoriale, je ne participe pas à cette course à l’échalote qui ferait des « fonctionnaires » la cible d’économies budgétaires, que je condamne.

Je suis bien consciente que je n’ai pas répondu dans le détail à toutes vos préoccupations mais je tiens à affirmer que si les gouvernements voulaient réellement lutter contre la désertification des campagnes, ils ouvriraient au contraire les crédits aux collectivités pour qu’elles investissent, dans des maisons de santé par exemple ! Ils maintiendraient  tous les services publics d’Etat sur l’ensemble du territoire. Et en matière d’éducation, il arrêterait de fermer des classes, de supprimer des postes.

En fait de « réforme territoriale » on a affaire à une vraie « régression territoriale » qui s’inscrit dans la politique d’économies budgétaires, qui concerne tout autant les collectivités que les services de la Santé ou ceux de l’Education.

Pourtant en ce temps de crise, il est encore plus vital pour les classes populaires que l'argent public serve aux catégories les plus fragiles de la population et à créer les emplois indispensables au bon fonctionnement de la société, au lieu d’être ponctionné aux communes via notamment le CICE pour remplir la poche des actionnaires des sociétés et alimenter la spéculation financière.

Et mettre fin à l’asphyxie financière des communes nécessite de s’attaquer au système capitaliste qui asphyxie l’ensemble de la société.

Recevez, Monsieur, mes sincères salutations."

 

 

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