Retrouvez Polic Région sur Facebook Retrouvez Polic Région sur Twitter Retrouvez Polic Région sur google + Retrouvez Polic Région sur Flickr Retrouvez Polic Région sur Youtube

Macron a terminé sa campagne à Albi et Rodez
La droite occitane commence à se diviser : Analyse
Haute-Garonne / Législatives, le grand flou
Faisons connaissance Mr Méric ! Portrait d'un "atypique libre"
Gilles Verdez publie un brûlot politique. Interview

L'UDI 31 se mobilise pour les primaires / Première rencontre sur l'enjeu de la Défense

Alors qu'une série de rendez-vous et de débats est programmée sur la 10ème circonscription de Haute-Garonne en vue de la mobilisation de la Primaire de la droite et du centre (avec à la baguette le maire de St Orens Dominique Faure), le député du Tarn, Philippe Folliot, a animé à Vigoulet-Auzil la première rencontre sur le thème régalien de la Défense ; commission à laquelle il siège à l'Assemblée nationale depuis 2002.


 Depuis donc 2002, Philippe Folliot siège à la commission de la Défense à l'Assemblée nationale. D'emblée, ce dernier dresse un constat : « L'Etat, à force de vouloir s'occuper de tout, n'arrive plus à gérer toutes les fonctions qui lui incombent et notamment les fonctions régaliennes dont la Défense fait partie », avant d'enchaîner sur la difficulté « de répondre à un déficit sécuritaire dans un spectre de plus en plus large ». Des anciennes guerres « codifiées », la société aurait basculé vers des « conflits asymétriques ». Il serait par conséquent plus difficile d'identifier clairement l'adversaire et de s'adapter à la situation sur le terrain. A cinq reprises, le député s'est notamment rendu en Afghanistan pour mieux appréhender la réalité terrain : « Il faut souligner la qualité de nos soldats. Nos militaires sont tout à fait exceptionnels par rapport à la nature de leur engagement. Il y a un avant et un après-Afghanistan. Avant, on jouait en Pro D2, maintenant on est en Top 14. Il faut leur donner des moyens économiques ! Nous avons encore une capacité d'agir militairement, mais le successeur de François Hollande bénéficiera-t-il de la même capacité ? »

 

L'enjeu des moyens

 

La France appartient à la liste des cinq membres permanents du Conseil de sécurité de l'ONU, et doit en tant que tel aux yeux de l'élu se donner les moyens d'intervenir. Pourtant la réalité économique de notre armée est alarmante : « Soit nous assumons notre rôle, soit nous allons devenir un pays de seconde voire de troisième zone. » Le budget en rapport à notre PIB consacré à la défense serait de l'ordre de 1,5 %, inférieur aux 2 % nécessaires dans le contexte actuel. « Mais ces chiffres ne veulent rien dire si on ne les replace pas dans une perspective historique, et en comparaison avec les autres forces des Nations Unies. » Si la Russie pèse lourd sur la scène internationale, et souhaite intervenir sur des zones proches de chez elle, la Chine est également dans une phase de réarmement. Pour 2016, elle a augmenté son budget annuel de défense de 7,6 %. Philippe Folliot dénonce aussi « l'erreur d'entrer et de sortir systématiquement de l'OTAN » et propose de sortir les dépenses militaires du calcul des déficits budgétaires : « Mais ça, il faut que Bruxelles l'accepte. » Quant à la prolongation de l'opération Sentinelle mise en place suite aux attentats de janvier 2015, le député parle d'un « danger » qui « nuit à la capacité opérationnelle des forces. » Pour autant, la France dispose d'atouts exceptionnels et la vente en matière de Rafales et d'armement donnerait un solde commercial plus que positif. « Nous ne sommes pas des marchands de la mort et ne vivons pas dans un monde bisounours. Si ce n'est pas nous qui le faisons, c'est d'autres qui le feront à notre place », contextualise l'élu. En dehors des Etats-Unis, l'Hexagone est par ailleurs le seul pays à avoir lancé la construction d'un porte-avions à propulsion nucléaire.

 

 

Le successeur de François Hollande bénéficiera-t-il de la même capacité ?

 

    Éducation, Europe, migrants...

     

    Le débat s'est ensuite orienté sur les solutions pour contrer le terrorisme, avec notamment l'éducation, mais aussi la simplification et l'accélération des démarches concernant le droit d'asile. « Il y a des enjeux sur lesquels nous pouvons agir et réagir mieux que ça », précise le député, partisan d'un tri des migrants qui viennent en France pour raison politique et pour raison économique. Si l'enjeu des frontières dépasse le cadre national et relève de l'échelle européenne, celui qui est également président de l'Alliance centriste évoque un besoin de « stabilité » sur le plan de la sécurité. "Avant de voter un projet de loi, appliquons les textes. Être fermes dans nos convictions et forts dans leur application." Sur la future échéance électorale, Philippe Folliot avoue : " Je n'ai qu'un regret, c'est qu'il n'y ait pas de candidat centriste à la primaire ; il y a un discours droitier dans lequel je ne me reconnais pas."

     

    Le député centriste, Philippe Folliot a débattu des questions de Défense

     

    POUR LIRE LA SUITE DE CET ARTICLE, IDENTIFIEZ-VOUS OU CRÉEZ UN COMPTE :

    ARTICLE RÉSERVÉ AUX ABONNÉS
    POUR LIRE CET ARTICLE :

    Je m’identifie

    Déjà abonné(e) ?
    Identifiez-vous.

    Je m’abonne

    Consultez nos offres d’abonnement, 
    à partir de 9€/an.

    VOUS POUVEZ AUSSI ACHETER LE MAGAZINE CONTENANT CET ARTICLE ICI

     

    Aboonement 100% numérique