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Les indiscrets de la vie politique

Chaque semaine le politologue Stéphane Baumont vous fait partager les dessous, les petits bruits de la politique


 

1/ Patriotisme et populisme : Pour Nicolas BAVEREZ : "La vague populiste est la conséquence et non la cause de la crise démocratique. Il ne suffit pas de l'endiguer dans les urnes ... La défaite de Marine LE PEN ferait barrage à la vague populiste sans engager nécessairement son reflux. Les partis populistes sont en effet la conséquence et non pas la cause de la crise démocratique ... il faut éradiquer les ressorts de leur succès".

2/ Le populisme économique selon le Prix Noble, Jean TIROLE : Serait "calamiteux pour la France". Il écrit notamment : "Marine LE PEN ne manque pas de condamner le libéralisme d'E. MACRON. Elle oublie que le libéralisme n'est pas le laisser-faire, que l'ouverture des marchés ne signifie pas l'absence de régulation pour en éliminer les défaillances, qu'un Etat hypertrophié n'est pas synonyme de protection sociale et de service public et que, au contraire, à terme, il les menace. Une France hors d'Europe n'existerait plus dans les négociations internationales ... Le choix du populisme et du repli sur soi serait létal pour la France. Evitons-le".

3/ La langue de M. LE PEN : Selon Cécile ALDUY : "Quand à Lyon elle lance "Moi, je suis contre la France du fric", c'est très fort comme expression. MELENCHON dit "je suis contre les puissances de l'argent", c'est suranné, c'est du MITTERRAND. M. LE PEN parle avec le vocabulaire concret de tous les jours en exprimant le ressentiment de bien des gens qui comparent leur situation sociale à celle des autres ... Elle tire profit d'émotions qui sont déjà là et constituent un ressort du populisme ... Les enquêtes d'opinion montrent que M. LE PEN est la personnalité la plus clivante, la moins estimée, 46% des français en ont une très mauvaise opinion ... Avec le slogan "La France apaisée" elle essaye de corriger son image. Elle est la seule personnalité politique qui est arrivée dans cette campagne ave un déficit d'image".

4/ La fin du présidentialisme : Pour l'historien Patrick WEIL "E. MACRON sera élu non pas à cause de son programme, mais parfois malgré lui, par la mobilisation majoritaire de tous ceux qui veulent sauver la République et la démocratie. Victorieux, il sera cependant un Président sans mandat, juste chargé de faire respecter les institutions". Et de rappeler la lettre de la Constitution de la Vème République "faisant d'elle" avant tout une "République parlementaire". Et d'en appeler à une nouvelle lecture plus démocratique de la Vème République. Et d'annoncer (respect des articles 5, 20 et 21) que "E. MACRON présidera la République mais il ne gouvernera pas la France ; ce sera le rôle du gouvernement issu de la majorité d'Assemblée Nationale ... La lecture présidentialiste de la Vème République, dont une majorité de français ne veut plus, aura vécu".

5/ "Un débat télé d'une violence inouïe" : Tel est le point de vue de l'historienne des médias, Isabelle VEYRAT-MASSON qui y ajoute les commentaires suivants : "La télévision a révélé la brutalité de Marine LE PEN, la sauvagerie de l'extrême droit française ... La violence lexicale de Marine LE PEN rappelait celle des années 30 ... E. MACRON a montré sa capacité non seulement à ne pas craquer mais aussi à répliquer et à montrer les contradictions criantes de son adversaires sans cesse obligée de recourir à la lecture de dossiers qu'elle ne connaissait pas, de toute évidence ... La campagne a été de part en part un spectacle télévisuel pour le meilleur et pour le pire".

6/ Pour aller plus loin : "E. MACRON, en marche vers l'Elysée" de Nicolas PRISSETTE (PLON 2016) où le journaliste tente de faire comprendre le parcours d'un candidat "non professionnel de la politique" ; "Les élections présidentielles en France depuis 1848" par J-L. RIZZO (Editions GLYPHE 2017), essai politico-historique qui met en perspective les 29 scrutins présidentiels qui se sont tenus entre 1848 et 2017 ; "Elysée CIRCUS" par GARRIGUES et ROHLMANN qui donne des exemples et un éclairage original de la politique française.

 

 

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